Sur quels critères choisir un web designer ?
Je suis un observateur attentif de la manière dont les web agencys et les SSII/SSLL envisagent le design et organisent leurs rapports avec les designers.
Certaines agences, je pense à des SSII/SSLL, qui n’ont pas de background ou d’accointances particulières avec la conception graphique, produisent malgré tout des sites avec un haut niveau de qualité visuelle parce qu’elles entretiennent des rapports étroits avec des designers. Ici, c’est la qualité de leur relation avec les créatifs qui assure la réussite de leurs projets.
Les agences ne sont pas obligées d’intégrer des designers en interne et dans les faits beaucoup de SSII sous-traitent le design. Toutes ont en revanche le devoir ou la contrainte (selon le point de vue) d’intégrer le design dans leur processus de production. C’est incontournable dans la mesure où un site est consulté principalement de manière visuelle.
Maintenant, comment faire lorsqu’on n’est pas soi-même un professionnel de la conception visuelle pour recruter un graphiste salarié, ou choisir un webdesigner freelance ? Sur quels critères se fonder pour évaluer les compétences d’un webdesigner ? Et pourquoi choisir tel professionnel plutôt que tel autre ?
Les gens qui ne sont pas formés au processus de conception du design, et qui n’ont pas nécessairement conscience des objectifs du design, ont tendance à évaluer un visuel sur des critères exclusivement subjectif (j’aime /j’aime pas). Alors évidemment lorsqu’on reçoit un book et qu’on l’évalue sur des critères subjectifs, c’est difficile, voire impossible de savoir ce que le designer pourra faire sur une problématique donnée. Il n’y a pas de projection possible. S’il y a donc bien des critères sur lesquels il ne faut absolument pas se fonder pour évaluer les compétences d’un designer, se sont les critères subjectifs. Ceux –là, oubliez-les.
Le design est une activité de conception tout comme l’ingénierie ou le marketing. Le design a aussi un retour sur investissement directement quantifiable pour l’entreprise. La subjectivité n’a rien à faire là-dedans. En production les avis subjectifs sur le design sont souvent stériles et improductifs.
Par exemple, lorsque vous procédez à la refonte graphique d’une page-produit dans une boutique en ligne : avec vos statistiques de fréquentation, de clic ou l’évolution de votre taux de transfert, vous avez des moyens de comparaison tangibles entre une version graphique et une autre. Il s’agit du même produit, au même prix. Vous avez le même nombre de visiteurs sur cette page produit, mais après la refonte graphique de la page vous avez 7% de ventes en plus. Je dis 7%. C’est fictif bien sûr, mais c’est une progression tout à fait réaliste dans ce genre de cas. Et entre nous, 7% de progression dans votre CA annuel pour avoir modifié le design d’un page produit, nous serons tous d’accord pour dire que la plus-value du design est tangible. Je connais beaucoup de web marchands qui rêveraient d’une progression de 7% par an.
Alors, en tant que chef d’entreprise, e-commerçant, annonceur, chef de projet en agence, ou autre, si vous cherchez à évaluer les compétences d’un graphiste, posez-lui des questions sur son book, demandez-lui qu’elle a été sa stratégie de conception visuelle pour tel ou tel projet. Demandez-lui quelle a été la plus-value de son travail sur le projet.
Oui, le book est un élément important du choix d’un graphiste et de la relation entre un graphiste et son client, mais ce n’est qu’un point de départ. Il convient de s’en servir pour comprendre la méthodologie de conception d’un graphiste et la confronter à votre besoin.
Vous, clients, agences web, SSII ou annonceurs qui recherchez un webdesigner, ne vous trompez pas : vous cherchez un partenaire de conception.
Ici je fais un petit aparté et je m’adresse aux web designers : Des books j’en vois passer beaucoup. Présenter des visuels, c’est bien, mais ça n’est pas suffisant. Ce dont vos clients ont besoin, c’est :
- évidement de voir vos précédentes réalisations graphiques, mais aussi …
- que vous leur donniez des explications sur votre démarche de conception, et surtout …
- les résultats : de connaitre les bénéfices de vos interventions précédentes.
A propos des critères maintenant
J’ai parlé du book, cet outil qui à l’instar d’un CV, va vous permettre de connaître les précédentes réalisations d’un webdesigner et va servir de base aux premières itérations avec le professionnel. Désormais vous avez à votre disposition d’autres critères de choix liés cette fois au contexte de votre projet.
1) Demandez-vous en premier lieu si vous avez besoin d’un graphiste débutant ou confirmé pour la mission en cours. Si cette mission requiert des compétences en conception, choisissez un senior. La qualité de la conception est intrinsèquement liée à l’expérience du concepteur. Pour concevoir un site efficace et mature, il faut avoir été confronté à un maximum de situations de conception, de contraintes et d’environnement techniques ou sectoriels. Si vous choisissez malgré tout un débutant, il risque de commettre des erreurs de conception. Je ne vous le souhaite pas. Inversement, si vous êtes en production et que vous avez une bannière à réaliser dont le contenu a déjà été défini par votre service marketing, un graphiste junior conviendra parfaitement. Vous économiserez de l’argent. Soyez juste logiques sur ce critère de sélection.
2) Choisissez un designer qui comprend votre problématique et son contexte ou qui travaille déjà dans des univers connexes au votre. Vous gagnerez du temps d’imprégnation et de conception. Si les graphistes ne sont pas des professionnels du marketing, ils doivent néanmoins comprendre les enjeux marketing, commerciaux voire financiers des projets auxquels ils participent pour mieux les traduire en données visuelles.
3) Choisissez un professionnel capable de produire du sens ! C’est l’objet même du design. Le designer doit être capable de formaliser un concept, de proposer une vision graphique de votre projet et de « scénariser » la proposition graphique qu’il fait à vos visiteurs. Un professionnel du graphisme doit « conscientiser » l’incidence de ses choix, savoir générer et contrôler les émotions de vos utilisateurs. Le design aura un effet incitatif indéniable si ces paramètres sont maîtrisés. Choisir un prestataire qui conscientise ses choix est gage de réussite : il sait ce qu’il fait et pourquoi; et si en production la solution proposée fonctionne finalement mal, il saura comment l’améliorer. Ce critère de sélection est donc important puisqu’il vous évitera de choisir un prestataire qui « produit du visuel à la chaine » sans connexion réelle avec votre problématique.
4) Autre critère de choix : les compétences en ergonomie du graphiste. Si vous avez besoin de professionnels capables de concevoir une interface innovante, choisissez un Directeur artistique (DA) qui a des compétences avancées en ergonomie. C’est un gage de réussite, tout simplement parce que c’est lui qui concevra l’ergonomie de l’application, ou à défaut échangera avec les ergonomes qui y travaillent déjà.
5) Autre critère de choix, extrêmement important dans la conception web : les compétences techniques du graphiste. Choisissez un graphiste qui connaît les contraintes techniques de votre contexte de production. Ne prenez pas un graphiste spécialisé dans le Flash-design si votre site est destiné à être intégré en HTML/CSS/JavaScript. Vous risqueriez de perdre du temps en allers/retours entre la phase de graphisme et la phase d’intégration.
6) Si vous êtes une agence et si vous recherchez un designer capable de vous accompagner chez l’annonceur pour présenter ses propositions visuelles : privilégiez un prestataire capable de le faire. Au point 3 de cette liste, je vous recommandais le choix d’un prestataire à même de concevoir une proposition cohérente. Maintenant si le contexte de votre mission l’impose, tournez-vous vers le prestataire le mieux placé pour transmettre cette vision. Expliquer un projet, parfois le défendre et convaincre de sa pertinence, demande une expérience certaine et des qualités humaines notables. Si vous envoyez un graphiste débutant et immature défendre un projet devant un annonceur dans un contexte commercial déjà tendu il se fera atomiser, et votre projet avec.
7) Enfin le choix d’un designer se fait aussi en fonction du feeling. Choisissez plutôt quelqu’un avec qui vous communiquez bien, qui vous dit les choses, qui vous fait des recommandations, qui accepte les critiques, qui sait aussi formuler des critiques constructives à l’égard du projet ou même à votre égard. N’oubliez pas que le designer encore une fois est un partenaire de conception. Vous avez besoin de travailler avec lui dans un climat propice à la construction et d’instaurer une confiance mutuelle.
Voilà pour les critères spécifiques au recrutement des webdesigners. Evidemment, votre recrutement se fondera sur d’autres critères, mais qui ne sont pas spécifiques au secteur du design : L’évaluation de la personnalité, les disponibilités, ou encore les tarifs pratiqués par le professionnel. Je laisse les spécialistes RH développer ces critères dans les commentaires s’ils le souhaitent.
Je serai heureux que des « recruteurs » de webdesigners ou de DA viennent faire un retour d’expérience sur le sujet dans les commentaires, alors n’hésitez pas à leur faire suivre cet article.
Bonne journée à tous.
1. Le jeudi 12 novembre 2009 à 14h05, par Olivier Beining
Merci pour cet article.
Encore une fois tu poses les choses de manière abordable et compréhensible.
Je vais finir par mettre ton blog en page de démarrage à la place de google, si tu maintiens le rythme et le niveau qualitatif de ton contenu.
En tout cas merci pour ce travail redactionnel qui donne de nombreuses réponses aux Freelances comme aux Annonceurs/Agences.
2. Le jeudi 12 novembre 2009 à 14h51, par Jean-Yves Belgiglio
Laurent Demontiers, ou « comment vous remettre complètement en question d’une traite grâce à un blog »
Je commence sérieusement à douter de l’impact de mon identité face au marché, et à vouloir de plus en plus me pencher vers le webdesign grâce à toi, tellement il y a de la matière à étudier.
C’est passionnant, c’est du très lourd, du pro, j’aime te lire. Merci beaucoup.
3. Le jeudi 12 novembre 2009 à 15h35, par STPo
Eh bien moi je découvre ce blog avec intérêt.
Zou, dans le Netvibes !
4. Le jeudi 12 novembre 2009 à 15h48, par DJwire
Je réalise que j’ai placé pendant deux ans des graphistes freelances sur des projets sans jamais les avoir recruté sur des critères aussi précis.
Si j’avais lu ça avant, j’aurais surement évité quelques mauvais recrutements.
Merci pour ces informations. Je les fais suivre fissa à mon ancien employeur, ça lui rendra surement service…
5. Le jeudi 12 novembre 2009 à 16h13, par Laurent DEMONTIERS
Merci à tous.
@Jean-Yves Belgiglio : Les travaux présentés dans ton book sont matures, tu n’as pas à douter de ta démarche. Je t’invite plutôt à continuer sur cette lancée.
@STPo : Je connais également ton portfolio et le site ou tu présentes tes illustrations. C’est très bon. J’ai vu également que tu participais au concours Alsa. Bonne chance.
@DJwire : C’est justement aux chefs de projet en agences que j’ai destiné cet article. Dans les faits, c’est souvent vous qui recrutez les graphistes, et (tu ne m’en voudra pas j’espère) parfois sans méthodes rationnelles. Il n’y a pourtant pas grand chose de pire pour celui qui gère un projet que de faire une erreur de casting sur son prestataire design.
Tu auras maintenant ici quelques infos supplémentaires pour tes prochains recrutements.
6. Le jeudi 12 novembre 2009 à 17h56, par pixenjoy
Très intéressant comme toujours.
J’ai quelques remarques sur le sujet :
1- En temps que graphiste, pour pouvoir quantifier les résultats de ses design, encore faut il avoir accès aux stats du client avant et après refontes. Parfois ces données sont confidentielle/stratégiques et le client n’est pas toujours emballé de les divulguer à un prestataire. Je ne parle pas de tous les petits-moyens projets où le client ne suit même pas ses statistiques ou n’a pas d’outils en place pour les consulter.
2- Quand il s’agit d’une refonte d’un site, d’une page, d’une fonctionnalité, il y a forcément un état avant et après donc on peut comparer (si on a accès aux stats)
Par contre si il s’agit d’un nouveau site, d’une nouvelle application, comme il n’y a pas d’état avant, la quantification du résultat ne peut se faire car il n’y a pas d’éléments de comparaison.
Ces deux remarques pour dire qu’il n’est pas toujours facile/possible pour un graphiste d’obtenir des résultats quantifiables de ses réalisations.
7. Le jeudi 12 novembre 2009 à 20h35, par Laurent DEMONTIERS
Salut Gilles,
1 – Des éditeurs de services hésitent à divulguer leurs stats aux équipes de conception ? C’est vrai, ça peut arriver, mais pour moi exclure le designer de ces considérations stratégiques c’est juste révélateur de leur méconnaissance des processus de conception web. C’est ce qui arrive malheureusement lorsque le client considère le designer comme l’artiste qui viendra mettre un coup de peinture à la fin du projet alors qu’il devrait être un partenaire de conception.
C’est aussi à toi de faire valoir ta place et la réelle plus value de ton rôle de designer sur les projets. Avec les clients dont tu parles il faut être didactique et faire pas mal de recommandations pour tirer leur projet vers le haut.
Si tu estimes que la cause est perdue, tu peux aussi décider de ne pas impliquer ta responsabilité dans un projet voué à l’échec avant même d’avoir commencé.
Il y a beaucoup de gens qui perdent de l’argent en essayant de « faire du web ». Ca n’est pas les aider que de les conforter dans leurs mauvaises pratiques.
2 – Une refonte graphique ou une création, c’est pareil. Ca se passe forcement par étapes. On conceptualise le design, on la réalise, on le publie pour une phase de tests, PUIS on observe les résultats, on les analyse, et c’est seulement à la suite de ça qu’on peut prendre des décisions rationnelles quand à la pertinence d’un design, le garder en l’état ou y apporter des modifications. Voilà toute la séquence de conception. La phase de conception graphique ne s’arrête pas à la première mise en ligne. Les phases d’études et d’adaptations qui suivent font elle aussi tout autant parties du processus de conception.
Un service en ligne n’est jamais figé. Ses contenus évoluent, les attentes de ses utilisateurs aussi. Parce qu’il est leur reflet, le design de ce site ne peut pas être figé. Regarde la plupart des services historiques en ligne, tous multiplient les améliorations et les versions successives de leur site au fil du temps. Ici le design est totalement lié à l’innovation.
Je comprends ta position, mais je la trouve symptomatique de la manière partielle et tronquée dont tu envisages les processus de production. Je pense aussi que tu mésestimes un peu ta position et ton rôle sur les projets. C’est dommage : Avec tes compétences, si tu adoptais une position plus affirmée, tu exploserais tout.
8. Le jeudi 12 novembre 2009 à 21h01, par We Love Webdesign
Cet article est très intéressant, surtout pour des personnes comme moi qui débutent dans ce milieu. Même si je me situe plus du côté webdesigner (et non recruteur), j’ai appris beaucoup de choses en te lisant. Je n’ai pas grand choses à ajouter, je rejoint et suis d’accord avec ce que dit Pixenjoy au sujet de la quantification des résultats de nos réalisations. D’après ma petite expérience où j’ai eu l’occasion de réaliser un site e-commerce, je n’ai malheureusement pas pu mesurer l’impact de mon travail. Le client faisait partit de la catégorie « petit-moyens projets », donc pas d’outils d’analyses > pas de stats = dommage.
9. Le vendredi 13 novembre 2009 à 00h41, par Jacques Bodin-Hullin
Ton article est vraiment intéressant :)
Je rebondit sur ton critère numéro 5 car il me concerne.
« 5) Autre critère de choix, extrêmement important dans la conception web : les compétences techniques du graphiste. Choisissez un graphiste qui connaît les contraintes techniques de votre contexte de production. Ne prenez pas un graphiste spécialisé dans le Flash-design si votre site est destiné à être intégré en HTML/CSS/JavaScript. Vous risqueriez de perdre du temps en allers/retours entre la phase de graphisme et la phase d’intégration. »
J’ai eu l’occasion de travailler avec des designers avec plus ou moins d’expérience en intégration.
Certains ont des connaissances trop immatures en (X)HTML/CSS/Javascript pour permettre d’intégrer rapidement un design.
Le graphiste avec de l’expérience connaitra les différentes techniques d’intégration, le code approximatif qu’il y aura derrière son design et ça c’est un gros gros plus. Le designer qui est également au courant des différentes techniques Javascript pour permettre certains effet sera plus à même de réaliser quelque chose de fonctionnel au niveau de l’interface.
Un designer qui ne fait que du flash par exemple n’est pas capable (sauf s’il a une expérience passée) de réaliser un design intégrable sans retouche du premier coup.
10. Le lundi 16 novembre 2009 à 00h35, par Audry
Cet article est très intéressant, très riche en conseil. C’est une mine d’or pour les clients, project managers.
Merci
11. Le lundi 16 novembre 2009 à 10h32, par Laurent DEMONTIERS
Encore une fois merci à tous pour vos retours très positifs
@We Love Webdesign : J’ai un peu envie de te faire la même réponse qu’à Gilles (Pixenjoy) au sujet des clients qui ne souhaitent pas faire suivre de données stratégiques aux designers. Sinon pour les stats, je suis étonné, tous les hébergeurs en proposent gratuitement à leur clients. Même les entreprises qui hébergent elles-mêmes leurs sites, disposent de solutions gratuites et open source pour suivre leurs stats.
C’est peu être aussi par manque d’informations que vos clients en suivent pas, ou n’étudient pas les statistiques de leur site. Si c’est le cas, il y a surement là aussi un peu de pédagogie à faire.
@Toucouleur: Je suis entièrement d’accord avec vous : La gestion et la qualité des rapports humains conditionnent en grande partie la qualité des productions finales.
Sinon, Gilles Vauvarin (http://www.pixenjoy.com/) à donné une conférence au « Paris Web 2009″ cette année sur les rapports entre graphistes et intégrateurs qui devrait vous intéresser. La vidéo de sa conférence sera surement publiée sur le site de l’organisation prochainement. (ici: http://www.paris-web.fr/2009/ ).
12. Le lundi 16 novembre 2009 à 11h22, par pixenjoy
Je confirme, les slides et la vidéo de mon intervention (et des autres) au ParisWeb2009 seront disponibles très prochainement. L’équipe du ParisWeb 2009 y travaille en ce moment.
Le titre de cette intervention : « Webdesigner, l’homme qui parlait à l’oreille des intégrateurs »
Merci Laurent pour cette petite promotion ;-)
@Toucouleur, : j’avais vaguement entendu parlé de Joolz et en te relisant je eu envie de revoir son travail de plus prêt. Belle maitrise et très créatif. J’ai passé un bon moment à parcourir ses travaux.
Une interview est disponible pour ceux qui souhaiterait le découvrir : http://www.lazyheart.com/blog/post/2009/10/12/interview-julien-morel-joolz/
13. Le mardi 17 novembre 2009 à 19h10, par egings
je découvre ton site et le met direct dans mon igoogle :-)
Article pertinent aussi pour moi, webdesigner en recherche d’emploi.
Continue ainsi
14. Le mercredi 18 novembre 2009 à 10h36, par Steven
Bonjour,
Article très intéressant.
Cela montre bien que le WebDesigner doit savoir étudier les statistiques d’un site (taux de rebond…) pour pouvoir dans une démarche de refonte graphique mettre le doigt sur les points à améliorer.
15. Le lundi 23 novembre 2009 à 15h05, par Olivier Beining
Le webdesigner est souvent considéré comme un « peintre » (dans son sens péjoratif).
Mais tu fais quoi déjà toi ? ah oui des designs pour le web, ah ben tu mets des couleurs quoi, pas bien compliqué.
Cela vient souvent d’une incompréhension de son rôle.
En dehors du contenu du site web en soi, qu’est ce qui fait que l’internaute va cliquer ou pas, rester ou pas ?
Le design, l’ambiance graphique du site.
Notre rôle est d’apporter une valeur ajoutée au site en adéquation avec les besoins du client.
Faire un design ne se limite pas à mettre telle ou telle couleur, mais fait l’objet d’une réel étude des objectifs du client.
Des notions comme l’ergonomie, la lisibilité, la portabilité du design à l’intégration font partie intégrante du process de création.
Nous faisons un métier passionnant, nous modelons le web. Nous créons des oasis dans un désert numérique.
Un métier plus gratifiant que ça je demande à voir ^^.
16. Le lundi 23 novembre 2009 à 15h23, par Laurent DEMONTIERS
@egings et Steven : Merci à tous les deux.
@Olivier Beining : J’ai déjà eu une conversation avec moi-même sur le sujet :-) Effectivement, je pense que le principal problème des webdesigners aujourd’hui, c’est l’absence de place qui leur est fait dans les processus de production, alors qu’un site est avant tout consulté visuellement…
On a aussi un problème de crédibilité parfois, comme tu le soulignes. Mais là, ça peut se travailler. Acquérir la confiance (oui, c’est bien de cela qu’il s’agit !) de ses clients, ça se fait en rationalisant ses processus créatifs, et en offrant des résultats tangibles. Nous sommes quand même parties prenantes d’une chaine économique. Personnellement, j’ai prit l’habitude de recadrer les conversations qui dérivent vers le subjectif ou d’expliquer la réelle plus value de mon travail aux clients qui considèrent mal mon apport sur le projet. Après, je sais bien que tout cela s’acquière avec le temps et l’expérience.
17. Le lundi 23 novembre 2009 à 21h02, par Olivier Beining
Tout a fait ça rejoins d’ailleurs tes autres articles sur la validation et la présentation des projets au client, donc j’arrête ici de tirer vers le hors sujet relatif a cet excellente contribution sur notre métier. Mais on s’apperçois toujours que ces différents aspects sont liés entre eux quoiqu’il arrive.
(HS total: sur kob tu me connais sous zog, pas forcement évident quand je poste sous mon nom propre).