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	<title>Laurent Demontiers &#187; Web design</title>
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		<title>Le gérant, le presta, et le pot au lait</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 10:36:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tranche de vie quotidienne d’un consultant en ergonomie : Conversation avec un gérant de SSII qui commercialise une solution de gestion de planning pour les services RH de grands comptes.
LD : &#8211; « Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? »
SSII : &#8211; « La refonte graphique de notre appli. Le client pour qui [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Tranche de vie quotidienne d’un consultant en ergonomie : Conversation avec un gérant de SSII qui commercialise une solution de gestion de planning pour les services RH de grands comptes.</p>
<p>LD : &#8211; « Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? »<br />
SSII : &#8211; « La refonte graphique de notre appli. Le client pour qui on l’a conçu veut qu’on l’améliore »<br />
LD : &#8211; « En amont de la phase de redesign, il faut valider l’architecture de l’application, son système de navigation, les interactions entre l’interface et des utilisateurs. Il faut aussi valider et formaliser votre contenu éditorial et fonctionnel. Est-ce que toutes ces phases de conception UX et ergo ont été faites pour la future version de l’appli ?<br />
SSII : &#8211; « Notre application n’a aucun problème d’ergo »<br />
LD : &#8211; « Là, pour créer un nouveau planning, on ne doit pas cliquer sur l’onglet « Plannings » (ça n’est pas là que ça se passe), mais sur l’onglet « Gestion des modèles » pour choisir un modèle de planning parmi ceux prédéfinis. Une fois que le modèle est choisi il faut commencer par effacer une à une toutes les taches pré-remplies dans le planning. Ensuite il faut se rendre dans la rubrique «  Modèles d’entités » ( ?) pour créer un ensemble de taches et enregistrer. Puis il faut se rendre sur l’intranet de votre client, rubrique « RH » &gt; « Associations » pour attribuer le planning à la ressource. Enfin il faut retourner dans l’appli, rubrique « Plannings » pour associer le modèle de taches au planning. C’est ça j’ai bien compris ? »<br />
SSII : &#8211; « Oui ».<br />
LD : &#8211; « Et votre client, il a compris ? »<br />
SSII : &#8211; « Oui. On leur a vendu 5 jours de formation ».<br />
LD : &#8211; « Et il ne vous appelle jamais ? »<br />
SSII : &#8211; « Si régulièrement. Mais c’est parce qu’ils n’ont pas été assez attentifs pendant la formation ».<br />
LD : &#8211; Sinon vous aviez « Planning » / « Nouveau planning ». Deux clics. Vous voulez qu’on y réfléchisse posément?</p>
<p>Dans un film de Disney, là normalement le prospect réalise la voie nouvelle qui lui est offerte. Lui et les animaux de la forêt entament une chanson pour marquer le début d’une nouvelle ère dans la conception de son application.</p>
<p>Dans la réalité, Le prospect ne donne pas suite parce qu’il avait uniquement prévu un budget de 750 € pour la refonte graphique de son appli. Et en plus ce n’est pas facile tous les jours avec ses beaux parents les Tenardiers, surtout depuis la mort de ses parents dans l’effondrement de sa maison.</p>
<p>Moralité : Les designers ne sont pas des magiciens et Pierre Bellemare ne gagnera jamais la finale du 100m au JO de Londres même avec un super costume. De votre coté, validez l’ergonomie de votre appli vous permettra de partir sur les bases saines d’un redesign efficace.</p>
<p>Cette conversation est complètement fictive, je le précise. Toute ressemblance avec une situation réelle ne serait que fortuite. Évidemment.</p>


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		<title>Quelques audits de sites municipaux</title>
		<link>http://demontiers.com/2011/09/quelques-audits-de-sites-municipaux/</link>
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		<pubDate>Fri, 16 Sep 2011 08:10:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ergonomie des interfaces]]></category>
		<category><![CDATA[Méthodologie]]></category>
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		<description><![CDATA[Je participe actuellement à un appel d&#8217;offres lancé par une municipalité de ma région pour réaliser la refonte ergonomique et graphique de son site. Voilà qui justifie la rédaction d’un mini Benchmark des sites du secteur, et puisse qu’un blog sert à partager ses expériences j’annonce la publication prochaine sur ce blog d&#8217;une série d&#8217;audits [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-836" title="Illustration audit" src="http://demontiers.com/wp-content/uploads/2011/09/illustraudit.jpg" alt="Illustration audit" width="188" height="173" />Je participe actuellement à un appel d&#8217;offres lancé par une municipalité de ma région pour réaliser la refonte ergonomique et graphique de son site. Voilà qui justifie la rédaction d’un mini Benchmark des sites du secteur, et puisse qu’un blog sert à partager ses expériences j’annonce la publication prochaine sur ce blog d&#8217;une série d&#8217;audits de sites municipaux. Je devrais publier ces audits dans les 15 jours ou trois semaines à venir au gré des réponses que j&#8217;aurais récoltées auprès des municipalités contactées. Les villes concernées sont listées à la fin de l&#8217;article.</p>
<p>C&#8217;est une grande fierté pour moi d&#8217;être reconnu comme un prestataire compétent par un institutionnel local. Je ne fais absolument aucune prospection dans ma région et tous mes clients se trouvent en région parisienne, alors je vis cette reconnaissance locale inattendue comme un signe très positif. Je suis aussi très enthousiaste à l&#8217;idée de participer activement à l&#8217;amélioration du paysage numérique local. Il y a beaucoup à faire… alors ok, on va le faire !</p>
<h2>Travailler pour une municipalité ?</h2>
<p>Travailler avec le public n&#8217;est jamais simple. Le code des marchés est assez dirigiste et les procédures (même adaptées) qu&#8217;il impose vous empêchent généralement d&#8217;utiliser vos canevas de propales habituelles. Je ne parle pas non plus des contraintes juridiques, procédurales, des pénalités de retard, et de toutes ces joyeusetés qui font qu&#8217;on gagne en général peu d&#8217;argent en travaillant pour le public. Ça tombe bien, les municipalités ont rarement suffisamment de budget pour répondre à la réalité de leurs besoins. Voyez comme la nature est bien faite !</p>
<p>Comment expliquer à ceux qui n&#8217;ont jamais conçu de sites publics ce que ça implique ? J&#8217;ai presque envie de dire que de concevoir des sites pour le public et pour le privé sont deux métiers différents. Du reste, la plupart des prestataires qui travaillent régulièrement pour le public sont obligés de développer une offre de services adaptée à ce secteur. Je ne m&#8217;étends pas là-dessus ça n&#8217;est pas le propos de l&#8217;article. Pour moi il y a surtout le plaisir de travailler au service du citoyen. Honnêtement, rien que ça, ça justifie les efforts et l&#8217;engagement.</p>
<h2>Particularités des sites publics</h2>
<p>Ne demandez jamais à un graphiste ce qu&#8217;il pense du site de votre ville, il vous dégoûtera d&#8217;y vivre. Oui, les sites des municipalités sont généralement perçus comme des bouses graphiques conçues au XIXe siècle. Soyons pragmatiques : si ce cliché est tenace, c’est qu’il traduit une réalité certaine. Ça passe toujours mieux quand c&#8217;est dit avec diplomatie non ?</p>
<p>Maintenant il faut aussi considérer les choses dans leur contexte : les municipalités couvrent un spectre d&#8217;actions beaucoup plus large et diversifié que les entreprises. Elles doivent aussi jongler avec des objectifs aussi nombreux qu’antagonistes. Les sites municipaux présentent aussi des contenus nombreux et de natures multiples. C&#8217;est bien simple, la schizophrénie est une qualité indispensable pour réussir sa carrière de dircom dans le public.</p>
<p>Autre particularité, et pas des moindres : la loi impose aux sites publics le respect de normes d&#8217;accessibilité encore trop considérées comme peu rentables par la majorité des agences. Ça n&#8217;est sûrement plus le cas aujourd&#8217;hui, mais il y a encore six ou sept ans les prestataires réellement capables de produire des sites accessibles et positionnées sur cette niche de conception se comptaient sur les doigts de la main. Même si les choses ont évolué c&#8217;est encore difficile pour les établissements publics de trouver des prestataires réellement compétents dans ce domaine. Encore aujourd&#8217;hui, tous les prestataires ne peuvent produire des sites accessibles au niveau AAA, et peu de villes peuvent s&#8217;offrir ce type de prestations.</p>
<h2>Principales caractéristiques des sites municipaux</h2>
<p>Les sites municipaux ont généralement énormément de contenus à présenter, et des contenus de natures variées. Tous sont confrontés à la même problématique : il faut présenter les 70 rubriques du site (je n&#8217;exagère pas) tout en limitant le nombre de niveaux dans la navigation. Ça demande un gros travail architectural, il faut hiérarchiser les contenus et équilibrés le « poids » de chaque rubrique. Il y a aussi un gros travail sémiotique et de wording à abattre pour concevoir le système de navigation le plus utilisable possible.</p>
<p>Soyons clairs, le véritable enjeu de conception des sites municipaux est ergonomique. C&#8217;est généralement le soin apporté à la conception de l&#8217;architecture de l&#8217;information qui fera la vraie plus-value du site, pas son design. N&#8217;en déplaise à la communauté des graphistes.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h2>Des référentiels</h2>
<p>Rapidement, on peut d&#8217;abord citer l&#8217;incontournable <a title="Lien vers le référentiel RGAA" href="http://www.references.modernisation.gouv.fr/rgaa-accessibilite" target="_blank">« Référentiel Général d&#8217;Accessibilité pour les Administrations » (RGAA)</a> introduit par la loi pour l&#8217;égalité des droits et des chances de 2005. Une véritable avancée démocratique. Sa lecture est un passage obligé pour tous ceux qui veulent travailler avec le public et pour tous les responsables de sites publics.</p>
<p>L’état publie aussi une<a title="Charte ergonomique" href="http://references.modernisation.gouv.fr/charte-ergonomique" target="_blank"> « charte ergonomique des sites internet publics »</a>. Elle a pour objet de définir un ensemble de règles ergonomiques communes aux interfaces des sites Internet publics et s’inscrit dans le respect des standards du W3C et des principes des référentiels généraux d’interopérabilité (RGI), d’accessibilité (RGAA) et de sécurité (RGS).</p>
<p>Il existe aussi un <a title="Guide d'auto-évaluation" href="http://references.modernisation.gouv.fr/auto-evaluation" target="_blank">guide d’auto-évaluation </a>pour les responsables publics qui souhaiteraient évaluer la conformité de leur site avec la charte.</p>
<p>Je citerai aussi le <a title="référentiel Opquast" href="https://checklists.opquast.com/opquastv2" target="_blank">référentiel Opquast </a>réalisé par la société <a title="Site de Temesis" href="http://www.temesis.com/" target="_blank">Temesis</a>, et son <a title="Outil de reporting Temesis" href="http://reporting.opquast.com/" target="_blank">outil de reporting</a>. Ce sont des initiatives évidemment privées, mais qui restent des références en la matière.</p>
<p>Dans un domaine connexe, l&#8217;accessibilité, le référentiel incontournable en France reste <a title="Lien vers Accessiweb" href="http://www.accessiweb.org/" target="_blank">AccessiWeb</a>.</p>
<p>Notez aussi que Google <a title="Lien vers l'annonce de google" href="http://googlefrance.blogspot.com/2011/02/un-site-clinic-pour-ameliorer-la.html" target="_blank">annonçait sur son blog en février 2011 la prochaine mise en place d&#8217;un « site clinic » pour améliorer la visibilité des sites publics français</a> :</p>
<p>Je cite : &laquo;&nbsp;<em>dans le cadre de la démarche initiée par la Direction générale de la modernisation de l&#8217;Etat pour améliorer la relation numérique à l&#8217;usager, Google va réaliser un site clinic de plusieurs sites de l&#8217;administration française afin de fournir une série de conseils d&#8217;optimisation permettant d&#8217;enrichir l&#8217;information accessible aux citoyens et d&#8217;en améliorer la visibilité dans les moteurs de recherche. Cet exercice à but pédagogique donnera lieu à un ensemble de recommandations techniques et éditoriales, disponibles dans leur intégralité pour le public. (&#8230;) Depuis les conseils aux créateurs d&#8217;entreprises jusqu&#8217;aux formalités d&#8217;obtention d&#8217;un permis de conduire, l&#8217;objectif est d&#8217;aider le public à découvrir plus facilement les informations fournies par l&#8217;administration française.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Heureusement que Google et là pour sauver l&#8217;État français (ironie inside). Je n&#8217;ai pas suivi cette histoire. Si quelqu&#8217;un a des nouvelles de ce projet je l&#8217;invite à les partager dans les commentaires de cet article.</p>
<p>Moins anecdotique, on peut aussi parler d&#8217;initiatives locales intéressantes comme la <a title="Charte qualité Aquitaine" href="http://qualite-web.aquitaine.fr/qualite-web/la-charte/la-charte-2.html" target="_blank">charte qualité et accessibilité </a>de la région Aquitaine. Il me semble que cette charte a d&#8217;ailleurs été conçue avec l&#8217;aide de Temesis.</p>
<p>J&#8217;attends toujours le moment où ma région s&#8217;engagera dans des démarches de ce genre pour améliorer la qualité du parc numérique local. Puisse une oreille attentive entendre ce message.</p>
<p>Pour finir, il y a aussi le <a title="Label &quot;Villes internet&quot;" href="http://www.villes-internet.net/le-label/pourquoi-un-label/" target="_blank">« Label villes-internet »</a> <a href="http://www.villes-internet.net/le-label/pourquoi-un-label/"></a> dont le référentiel qualité, sans avoir trop creusé la question, me semble peut-être un peu moins crédible que ceux précédemment cités, mais il a au moins le mérite d&#8217;exister.</p>
<h2>Liste des villes à auditer</h2>
<p><strong> </strong></p>
<p>La liste des sites de villes que je vais auditer n&#8217;est pas définitive. Je compte en choisir une petite dizaine. J&#8217;ai visité le site d&#8217;une centaine de villes françaises, et je décide de ne m’arrêter sur des  sites que j&#8217;estime d&#8217;une qualité suffisante. Il faut que ça me serve aussi dans mon travail.</p>
<p>Parmi les sites municipaux qui ont retenu mon attention parce que plutôt au-dessus du lot, et que j&#8217;ai donc contacté, il y a :</p>
<ul>
<li><a title="Paris" href="http://www.paris.fr" target="_blank">http://www.paris.fr</a></li>
<li><a title="Charleville mézière" href="http://www.charleville-mezieres.fr" target="_blank">http://www.charleville-mezieres.fr</a></li>
<li><a title="Blois" href="http://www.blois.fr" target="_blank">http://www.blois.fr</a></li>
<li><a title="Chartes" href="http://www.chartres.fr" target="_blank">http://www.chartres.fr</a></li>
<li><a title="Dijon" href="http://www.dijon.fr" target="_blank">http://www.dijon.fr</a></li>
<li><a title="Limoges" href="http://www.ville-limoges.fr" target="_blank">http://www.ville-limoges.fr</a></li>
<li><a title="Grenoble" href="http://www.grenoble.fr" target="_blank">http://www.grenoble.fr</a></li>
<li><a title="Valence" href="http://www.valence.fr" target="_blank">http://www.valence.fr</a></li>
<li><a title="Nimes" href="http://www.nimes.fr" target="_blank">http://www.nimes.fr</a></li>
<li><a title="Montdemarsan" href="http://www.montdemarsan.fr" target="_blank">http://www.montdemarsan.fr</a></li>
<li><a title="Mairie Perpignan" href="http://www.mairie-perpignan.fr" target="_blank">http://www.mairie-perpignan.fr</a></li>
<li><a title="Ville-saint Denis" href="http://ville-saint-denis.fr" target="_blank">http://ville-saint-denis.fr</a></li>
</ul>
<p>Voyez, je me concentre sur les villes françaises. Saint-Denis, Grenoble et Dijon ont répondu immédiatement. Elles seront probablement les trois premières auditées.</p>
<p>Sinon pour ceux qui voudraient voir plus loin, aller faire un tour sur :</p>
<ul>
<li>Le site de la Ville de <a title="Luxembourg" href="http://www.vdl.lu/" target="_self">Luxembourg</a> qui présente une navigation soignée.</li>
<li><a title="Toronto" href="http://trending.seetorontonow.com/" target="_blank">Le site de Toronto</a>, attention c&#8217;est une opération de comm&#8217; territoriale qui ne convient pas à tous les Cahiers des charges.</li>
<li>Le site de la ville de <a title="Philadelphie" href="http://www.visitphilly.com/" target="_blank">Philadelphie</a> réalisé par <a title="Happy Cog" href="http://www.happycog.com/" target="_blank">Happy Cog </a>la boite de <a title="Jeffrey Zeldman" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeffrey_Zeldman" target="_blank">Jeffrey Zeldman</a>.</li>
</ul>
<p>Si de votre côté vous avait en tête des sites de municipalités auxquelles vous reconnaissait des qualités ergonomiques et graphique, n&#8217;hésitez pas à les lister dans les commentaires.</p>


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		<item>
		<title>Secteur du Design interactif : mes prévisions pour 2011 (2)</title>
		<link>http://demontiers.com/2011/01/secteur-du-design-interactif-mes-previsions-pour-2011-2/</link>
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		<pubDate>Sun, 02 Jan 2011 21:16:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà la deuxième partie de mes prévisions pour 2011. Pour les distraits, la première partie se trouve ici : http://demontiers.com/2011/01/secteur-du-design-interactif-mes-previsions-pour-2011-1/ 
La première partie mes prévisions était plutôt consacrées aux évolutions du secteur et des rapports entre les professionnels et leurs commanditaires. Voyons maintenant ce que l’on peut dire de l’évolution des pratiques du métier :
Développement [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà la deuxième partie de mes prévisions pour 2011. Pour les distraits, la première partie se trouve ici : <a href="http://demontiers.com/2011/01/secteur-du-design-interactif-mes-previsions-pour-2011-1/ " target="_self">http://demontiers.com/2011/01/secteur-du-design-interactif-mes-previsions-pour-2011-1/ </a></p>
<p>La première partie mes prévisions était plutôt consacrées aux évolutions du secteur et des rapports entre les professionnels et leurs commanditaires. Voyons maintenant ce que l’on peut dire de l’évolution des pratiques du métier :</p>
<h3>Développement des services ergonomiques</h3>
<p>Oui, je mets la conception ergonomique fonctionnelle dans le giron du Design interactif. L’ergonomie est encore souvent le parent pauvre de la conception web. Les budgets qui lui sont consacrés ne sont en général jamais à la hauteur de ce qu’ils devraient être. Ces budgets ne peuvent que progresser, c’est très encouragement pour l’avenir des productions du web français.</p>
<p>Si l’on ajoute à cela :</p>
<ul>
<li>la consécration de la conception from scrach basée sur les frameworks MVC favorisant l’intervention de concepteurs en ergonomie fonctionnelle.</li>
<li>le recul des solutions CMS qui induisent parfois des architectures et une ergonomie fonctionnelle</li>
<li>l’attrait grandissant des designers pour l’ergonomie (pour ce que j’entends ils s’y forment de plus en plus)</li>
<li>l’intégration de modules d’ergonomie dans les formations supérieures.</li>
<li>la prise de conscience des annonceurs sur la plus-value de l’ergonomie sur leurs taux de transfert ou de conversion.</li>
</ul>
<p>… 2011 devrait être une bonne année pour l’ergonomie fonctionnelle des interfaces.</p>
<h3>Les designers se dédient à la création pour un terminal</h3>
<p>Il y a 6 ans les webdesigners se mettaient au Design d’applications Iphone, puis Android, puis Ipad…</p>
<p>La nature et le nombre des terminaux disponibles explosent aujourd’hui et chaque terminal impose son contexte technique, ses méthodes de conception, et ses particularités ergonomiques. Ces considérations, les designers ne peuvent les ignorer parce qu’elles conditionnent le cadre de leur travail. Plus il y aura de terminaux, plus il y aura de compétences à acquérir. Plus il y aura de compétences à acquérir, plus il faudra se spécialiser.</p>
<p>Je prédis donc que de plus en plus les graphistes se spécialiseront dans le design dédié à un terminal en particulier.</p>
<p>Bon d’accord, je ne me mouille pas beaucoup puisse que c’est une tendance lourde dans les pays Anglo-Saxons et en Scandinavie depuis 6 mois. On trouve de plus en plus de Designers freelances spécialisés dans le design pour Iphone, Android, Ipad, Blackberry, etc…  Ca devrait arriver chez nous rapidement.</p>
<h3>Vers une meilleure reconnaissance du Droit des auteurs</h3>
<p>Ca fait maintenant 5 ou 6 ans qu’avec quelques autres je rabâche mon couplet sur la défense la reconnaissance du Droit des auteurs d’œuvres graphiques, en particulier via les forums. Je ne sais pas si notre prêche y est pour quelque chose mais je trouve que l’existence du Droit d’auteur est aujourd’hui bien assimilée par les graphistes. Beaucoup d’entre eux « tentent » maintenant de revendiquer leurs droits ou juste de faire respecter la loi. Ils la connaissent donc, c’est une belle avancée.</p>
<p>Par contre on part de très loin. Dans le secteur du Design interactif les droits des auteurs sont majoritairement niés depuis toujours et la situation n’est pas encore acceptée par la plupart des commanditaires. Le reflexe de certains devant les revendications des graphistes a été de leur imposer leurs propres contrats de cession avec des clauses abusives (donc assurément nulles en cas de jugement). Ces commanditaires ne sont pas plus protégés avec des clauses abusives que sans clause, mais la cupidité est pour l’instant toujours plus forte que le respect de la loi et des sous-traitants. Tout cela devrait évoluer vers quelque chose de plus sain.</p>
<p>Quelque chose me dit qu’en 2011, les graphistes et les commanditaires devraient adopter des méthodes de négociation plus rationnelles pour intégrer l’existence des dispositions légales liées à la propriété intellectuelle. Les graphistes revendiquent les rémunérations qui leur sont dues, les agences ont pour la plupart le souci de travailler dans la légalité et de se garantir la jouissance paisible de l’exploitation des œuvres. Il n’y a donc plus aucune raison pour que le sujet du Droit d’auteur ne soit dorénavant pas abordé dans la sérénité.</p>
<p>La reconnaissance du Droit d’auteur reste taboue et c’est à mon avis le plus gros chantier des années à venir dans le secteur du Design interactif. Rien ne se solutionnera en 2011 mais les choses devraient progresser vers un mieux.</p>
<p>Voilà, je pense que ça va être tout pour cette année. J’arrête là mes prédictions. Et vous, vous en pensez quoi ? Quelles sont vos prévisions pour 2011 ?</p>


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		<title>Un graphiste peut-il concevoir plusieurs propositions graphiques d’un même sujet ?</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Nov 2010 09:09:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous êtes annonceur et dans le cadre de l&#8217;appel d&#8217;offres que vous vous apprêtez à publier vous demandez la livraison de plusieurs approches graphiques. Vous espérez là vous offrir la possibilité et le confort de choisir entre plusieurs propositions. Vous êtes formidable.
Mieux, vous êtes chef de projet en agence et l’appel d’offre de votre client [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous êtes annonceur et dans le cadre de l&#8217;appel d&#8217;offres que vous vous apprêtez à publier vous demandez la livraison de plusieurs approches graphiques. Vous espérez là vous offrir la possibilité et le confort de choisir entre plusieurs propositions. Vous êtes formidable.</p>
<p>Mieux, vous êtes chef de projet en agence et l’appel d’offre de votre client demande la présentation de plusieurs pistes graphiques. Qu’à cela ne tienne, vous mettez votre meilleur graphiste sur l’appel d’offre et vous lui demandez de produire ces différentes versions. Vous êtes merveilleux.</p>
<h2>Les designers ne sont pas (tous) des schizophrènes</h2>
<p>Vous a-t-on déjà demandé d&#8217;émettre un avis sur quelque chose ? Je l’espère pour vous. C&#8217;est toujours agréable et valorisant d&#8217;émettre une opinion, de la construire, de structurer son argumentation, puis de la présenter.</p>
<p>Détaillons. Travailler sur un sujet c’est se forger une opinion, construire sa pensée autour d&#8217;arguments pragmatiques retenus parce qu&#8217;on les estime meilleurs que les autres. Travailler sur un sujet c’est surtout faire des choix, retenus eux aussi parce qu’on les estime meilleurs que les autres car plus adaptés au contexte du sujet. Un choix construit sur une analyse fine du sujet et de son contexte forge des certitudes.</p>
<p>Seulement voilà, imaginez maintenant que dans la foulée on vous demande d&#8217;émettre un deuxième avis totalement différent du premier sur le même sujet …</p>
<p>Dans ce contexte vous devrez tout d&#8217;abord intérieurement renier vos certitudes et déconstruire votre argumentation précédente, puis adopter une posture et un angle de vision totalement différent de celui avec lequel vous aviez <strong>naturellement </strong>abordé le sujet afin de mieux contredire vos précédentes certitudes.</p>
<p>La situation n’est pas confortable vous l’avouerez, alors pourquoi l’infliger à ce pauvre graphiste déjà accablé par une vie miséreuse et le poids de l’opprobre ?</p>
<h2>Le syndrome de la proposition pourrie</h2>
<p>Si vous êtes graphiste cela vous est déjà certainement arrivé que l&#8217;on vous demande de produire plusieurs pistes graphiques d&#8217;un même sujet. Si vous êtes chef de projet ou  commercial en agence, cela vous est déjà certainement arrivé de présenter à vos clients plusieurs pistes graphiques d&#8217;un même visuel réalisé par un seul et même graphiste.</p>
<p>Nous sommes entre nous et personne n&#8217;écoute, alors on peut se le dire&#8230; À chaque fois que cette situation s&#8217;est présentée, vous avez été amené à privilégier la présentation d&#8217;une proposition que vous estimiez plus aboutie, et à survoler la présentation de l’autre proposition en espérant qu&#8217;elle  ne soit pas retenue par le client. C’est une belle performance de votre part.</p>
<p>Je ne parle pas ici de propositions moins abouties parce que le graphiste choisi était inexpérimenté ou parce qu&#8217;il n&#8217;a pas eu le temps de concevoir quelque chose de correct, mais bien de ces situations où le graphiste a été contraint d&#8217;imaginer des solutions secondaires, des seconds choix conçus non pas autour d&#8217;arguments constructifs, mais uniquement dans l&#8217;idée de les rendre différents de sa proposition principale et initiale. Non, décidément on ne construit pas une proposition graphique par dépit.</p>
<h2>Oui, mais nous, on veut pouvoir choisir !<strong> </strong></h2>
<p>Quelle belle idée ! Mais en avez-vous seulement les compétences et les moyens ? Agences, commencez par évaluer la demande de l&#8217;annonceur. Un annonceur qui demande plusieurs pistes graphiques vous fait un aveu tacite : il n&#8217;a aucune idée de la stratégie de communication visuelle à mettre en place dans le cadre de sa commande. Il espère juste picorer dans un panel d’idées graphiques agencées sur des critères subjectifs et arbitraires. Cela semble facilitant pour celui qui souhaite acquérir un design sur des critères uniquement esthétiques. Le problème de cette démarche, c’est qu’elle ne repose sur aucun objectif stratégique et qu’elle passe à coté de l’essence même de la communication visuelle : donner du sens.</p>
<p>Si l&#8217;on considère le graphisme comme la traduction visuelle d&#8217;une stratégie définie et validée en amont, en produisant du graphisme sans base stratégique vous desservez l&#8217;image de la marque et mettez en péril la réussite du projet.</p>
<p>Dans ce cas ne serait-il pas plus judicieux de proposer à l’annonceur de faire les choses dans l&#8217;ordre et de définir au préalable sa stratégie de communication visuelle ? La construction d&#8217;une stratégie de communication visuelle ne bride pas le graphiste, au contraire elle donne du sens à son travail.</p>
<h2>Oui, mais le client a toujours raison !<strong> </strong></h2>
<p>C&#8217;est effectivement ce qui se dit dans les bas-fonds du commerce où des vendeurs dégoulinants de bagout promettent n&#8217;importe quoi à n&#8217;importe qui à partir du moment où il y a du pognon à grappiller. C&#8217;est aussi ce que disent les commerciaux débutants prêts à répondre à n&#8217;importe quelle demande absurde de peur de rater une vente.</p>
<p>Dans la réalité, les processus de production visuels requièrent des compétences techniques, répondent à des recommandations stratégiques et sont contraints par les périmètres techniques, stratégiques, ergonomiques, organisationnels et contextuels du projet. Alors non, le client « n’a pas raison » lorsque ses demandes sortent du périmètre du projet ou le desserve.</p>
<h2>Jetez-moi la première pierre !</h2>
<p>Un graphiste qui accepte de produire de multiples propositions d’un même sujet envoi plusieurs signaux forts à son client :</p>
<ul>
<li>« Vous n&#8217;avez aucune stratégie de communication, mais je vais tout de même me lancer dans la production de pistes graphiques multiples ». Super : dans le meilleur des cas, c’est un graphiste qui se fout de la stratégie de ses clients. Il pond du visuel dénué de sens « à la chaine ». Dans le pire des cas, il n’a pas conscience que la construction d’un visuel efficace se base sur une stratégie sensée avoir été définie et validée en amont.</li>
<li>« Vos désirs les plus incongrus sont des ordres ! » Voilà un beau signal pour l’annonceur qui ne se gênera pas pour faire connaître l’enfer au graphiste ou à l’agence. Il n’y a rien de pire dans une négociation que de s’aplatir dès le départ, surtout lorsque la demande initiale est déjà abusive ou nocive pour le projet.</li>
</ul>
<h2>Mais alors que faire ?</h2>
<p>Tâchons de réagir intelligemment et de façon pragmatique (enfin, essayons). Les annonceurs demandent fréquemment des pistes multiples dans leurs appels d&#8217;offres, c&#8217;est une constante dans nos pratiques professionnelles, et il faut faire avec. L&#8217;éducation des annonceurs peut se faire sur le long terme, mais je doute que mon discours sur l’importance de la stratégie de communication ait un écho immédiat chez tous les annonceurs de France. Les annonceurs continueront à demander des propositions visuelles multiples, et les agences continueront d&#8217;en produire.</p>
<p>Il y a par contre une disposition que les agences peuvent prendre immédiatement : ne plus demander à un même graphiste de produire de multiples pistes visuelles lors d’une même livraison. De leur côté les graphistes devraient aussi arrêter de s&#8217;essayer à ces contorsions impossibles. Si les uns comme les autres pensaient à la <strong>sous-traitance</strong> dans ce genre de situation, les projets y gagneraient en qualité.</p>
<p>Le principe idéal c&#8217;est de faire travailler un designer sur chaque piste visuelle. Non seulement vous évitez les problèmes que je développe dans les paragraphes précédents, mais vous divisez d’autant le temps de réalisation graphique.</p>
<p>Chaque graphiste à sa sensibilité, il interprétera le sujet à sa manière, avec ses outils ses processus de production, ses méthodes de travail, et enfin son propre style graphique. Il est foncièrement impossible que deux graphistes produisent des visuels identiques à partir d&#8217;un même sujet, et pourtant leurs différentes propositions peuvent être de qualité identique parce qu&#8217;elles n&#8217;auront pas été construites en dépit d&#8217;autre chose.</p>
<p>Ha accessoirement, vous, chefs de projets, directeurs d&#8217;agence, managers et donneurs d&#8217;ordres qui passez par là, je vous invite à pensez à moi pour vos futurs besoins en matière de sous-traitances… Tout ça pour ça…. pfff</p>


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		</item>
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		<title>Typekit, Adobe, @font-face et le marché de la typographie</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 15:52:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous n’êtes certainement pas passé à coté de l’annonce du partenariat entre Adobe et TypeKit. L’article est ici : http://blog.typekit.com/2010/08/16/typekit-and-adobe/. Cette annonce à été grandement diffusée sur Twitter et j’ai impression qu’elle à été perçue comme quelque chose de positif.
C’est vrai que la propriété CSS3 @font-face à ouvert des perspectives à la fois aux graphistes [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous n’êtes certainement pas passé à coté de l’annonce du partenariat entre Adobe et <a href="http://typekit.com/" target="_blank">TypeKit</a>. L’article est ici : <a href="http://blog.typekit.com/2010/08/16/typekit-and-adobe/" target="_blank">http://blog.typekit.com/2010/08/16/typekit-and-adobe/</a>. Cette annonce à été grandement diffusée sur Twitter et j’ai impression qu’elle à été perçue comme quelque chose de positif.</p>
<p>C’est vrai que la propriété CSS3 @font-face à ouvert des perspectives à la fois aux graphistes mais aussi à tous les acteurs de la chaine de production onscreen. La solution semble acceptable pour les aficionados de l’intégration, de la sémantique et de l’accessibilité. A part l’utilisation obligatoire de JavaScript qui en rebute encore certains, la solution semble adoptée par beaucoup de gens. J’en veux pour preuve son acceptation quasi unanime par l’ensemble des concepteurs de gabarits et l’abandon immédiat de solution de remplacement comme <a href="http://www.mikeindustries.com/blog/sifr/" target="_blank">SiFR</a>, <a href="http://cufon.shoqolate.com" target="_blank">Cufón</a> ou <a href="http://www.1stwebdesigner.com/resources/text-replacement-tricks/" target="_blank">autres</a>.</p>
<p>Pour ce qui me concerne, en tant que Designer, ma responsabilité c’est d’offrir aux annonceurs un « Droit à la cohérence ». Partant du principe que ce qui fait l’efficacité d’un positionnement visuel, c’est avant tout la cohérence graphique entre les différents supports de la marque, je suis plutôt enthousiaste à l’idée de voir le taux d’adoption de la propriété @font-face. Lorsque les titrages des supports print d’un annonceur sont tous en Myriad, de pouvoir utiliser la même Police pour les articles de son site web de façon accessible et sémantique me semble plutôt une belle avancée. Merci Adobe et TypeKit, la cohérence visuelle de la marque est respectée, son identité visuelle n’en sera que plus cohérente, perceptible et efficace.<br />
A premier abord, je me réjouis donc de l’apparition de services commerciaux comme TypeKit qui permettent l’utilisation des fontes Adobe en rémunérant l’éditeur. L’offre commerciale de TypeKit est intelligente parce que contextuelle, elle répond au besoin immédiat des éditeurs et créé eux-mêmes les conditions d’un nouveau marché. Mais ne vous y trompez pas, leur démarche n’a rien à voir avec le désir de faire avancer un web ouvert, ni avec la défense du Droit d’auteur. Maintenant on peut aussi s’intéresser aux conséquences de l’apparition de ces nouveaux intermédiaires dans la distribution des polices, à cette évolution du marché de la création et de l’édition de Polices, et à ce que cela implique pour les éditeurs et créateurs du secteur.</p>
<h2>Adobe et TypeKit sont dans un bateau</h2>
<p>Les fontes Adobe sont disponibles chez TypeKit, oui, mais à quel prix ? Réponse : 99 US$&#8230; et avec ça on peut utiliser toutes les fontes du catalogue pendant un an, sur autant de sites qu’on le souhaite et dans une limite de 1,000,000 pages vues par mois.</p>
<p>… Hum …</p>
<p>Bon déjà, je remarque que le prix de cette licence c’est écroulée de 150% en 6 mois. Oui, si je me base sur la capture d’écran de l’article d’Aurélien (<a href="http://all-for-design.com/typographie/typekit" target="_blank">http://all-for-design.com/typographie/typekit</a>)  le prix de cette même licence en Janvier dernier était de 249,99 US$.</p>
<p>Un tel écroulement des tarifs n’est pas anodin. Comment des éditeurs comme <a href="www.fontfont.com/" target="_blank">FontFont</a> ou  <a href="www.larabiefonts.com/" target="_blank">Larabie Fonts</a> ont acceptés de passer d’un prix de vente moyen de 350$ pour l’utilisation d’une fonte à un prix de vente client de 99$ de l’ensemble de leur catalogue commission de TypeKit incluse?</p>
<p>Parallèlement à cela, d’autres sites comme <a href="http://www.fontsquirrel.com" target="_blank">FontSquirrel</a> ou <a href="http://fontdeck.com" target="_blank">Fondeck</a> proposent déjà gratuitement des services très similaires à ceux de TypeKit. A ce rythme qu’en sera-t-il des prix du secteur dans 1 ou 2 ans ?</p>
<p>Je ne suis pas un spécialiste du marché de la Typo mais là, vraiment, que ce passe-t-il ? Qu’est-ce qui justifie un tel écroulement des prix en 6 mois et qu’est-ce que ça nous prépare pour l’avenir ?</p>
<h2>Les intérêts des éditeurs, et ceux des créateurs</h2>
<p>Chez Adobe, ce ne sont pas des philanthropes et ça fait longtemps qu’ils n’ont plus à prouver leurs capacités à gérer des licences. Je devine leur position : L’arrivée de @font-face permet aux concepteurs de sites d’utiliser potentiellement les fontes issues de leur catalogue, et ils ne souhaitent pas passer à coté des dividendes normalement perçu pour ces diffusions. A défaut de toucher les mêmes dividendes qu’avant sur l’utilisation des fontes de leur catalogue, ils tentent de limiter les dégâts et signet le deal. Le partenariat avec TypeKit est certainement vécu par la plupart des éditeurs comme un dernier rempart pour préserver un semblant de rémunération avant l’ouverture de la boite de pandore  (l’utilisation de @font-face et l’hébergement des fontes sur les serveurs des concepteurs sans passer par la case « paiement des droits »).</p>
<p>Je résume la proposition de TypeKit aux éditeurs : « nous vous offrons, moyennant une commission, la possibilité de brader votre catalogue à ceux qui voudront bien continuer payer. Ce sera toujours mieux que de laisser tous le monde utiliser vos fontes gratos ». L’ai-je bien résumé ?</p>
<p>De mon point de vue, le service proposé par TypeKit c’est juste de l’hébergement sécurisé et des statistiques sur l’utilisation des polices. Au final ça n’est pas grand-chose, Adobe avait largement les moyens de développer un procédé identique. Je m’étonne qu’ils ne l’aient pas fait. Il faut croire que le marché de la Fonte n’est pas une priorité pour eux, ni un enjeu commercial.</p>
<p>J’entends les éditeurs partenaires de TypeKit vanter les mérites du service. Gardons quand même à l’esprit que les clients de TypeKit sont volontaires, et que dans leur grande majorité les concepteurs s’ils ont avec @font-face la possibilité d’utiliser gratuitement des fontes en louzdé ne se priveront pas. Rien ne les en empêchera en tout cas. Le système proposé par TypeKit s’arrête là ; la brèche ouverte par @font-face et le problème des éditeurs et des créateurs n’est pas résolu, il juste passablement colmaté avec un Malabar.</p>
<h2>Quelques remarques sur TypeKit</h2>
<p>TypeKit se positionne comme un diffuseur intermédiaire. Avec les multiples partenariats qu’elle à signé avec les éditeurs, la société à la capacité de jouer sur les flux, c&#8217;est-à-dire de réduire ses marges et de se rattraper sur le volume des ventes pour faire son chiffre d’affaire. Ce genre de politique tire toujours les prix vers le bas. On devine aussi que les éditeurs partenaires ont acceptés ces conditions de rétrocession, à mon sens pour ne pas disparaître avec l’arrivée de @font-face. Il va falloir s’attendre à un écroulement des prix des polices et de la valeur quelles représentent dans les mois à venir, sur TypeKit et ailleurs. Le processus est déjà largement entamé.</p>
<p>TypeKit n’est pas créateur de Polices, ils vendent les licences de toutes les fontes de leurs éditeurs au même prix. Pour le consommateur, le prix final d’une police ne tient plus compte, ni du temps de sa création, ni de sa qualité, ni de la « cote » de son créateur, ni du fait quelle ait été déjà rentabilisée ou non. Tous les vecteurs qui justifiaient le prix d’une fonte ou la différence de prix entre une fonte et une autre n’existent plus. En clair : On vend tout au prix le plus bas possible, le meilleur au prix du moins bon.</p>
<p>Avec des prix aussi bas, TypeKit ne pourra pas rémunérer les créateurs contemporains de Polices originales. Les créateurs sont gentils mais quand on ne les paie pas, ils se barrent. Ces starlettes ont prit la sale habitude de revendiquer des besoins : manger, payer un loyer, faire vivre une famille.</p>
<p>Conclusion : TypeKit à terme ne distribuera que des fontes déjà archi rentabilisées commercialement et  issues de gros éditeurs comme Adobe. Ne comptez pas sur le système TypeKit pour valoriser et développer la création typographique.</p>
<h2>Remarques sur le marché</h2>
<p>Les éditeurs sont normalement là pour garantir aux créateurs une rémunération proportionnelle à la vente de leurs œuvres (si, je vous jure). Avec le système de prix fixes au ras des pâquerettes de TypeKit, il est clair que les éditeurs ne garantiront plus rien du tout aux créateurs. S’ils en sont à tenter de préserver un semblant de bénéfice sur l’exploitation de leur catalogue existant il est clair que l’intérêt des auteurs passera après (comment ça, c’est déjà le cas ?).</p>
<p>Ce qui me dérange un peu personnellement, c’est que les petites fonderies indépendantes, celles qui sont encore gérées par des créateurs de Polices et qui ont jusqu’à présent toujours participé à l’avancée de la recherche dans cette discipline ne trouveront pas ni en TypeKit ni en @font-face une solution viable. Ce sont eux pourtant qui représentent l’avenir de la création typographique alors que les gros éditeurs comme Adobe ne font « que » gérer un catalogue existant.</p>
<h2>Quelques prévisions pour l’avenir</h2>
<ul>
<li>Je prévois une grande fête du slip dans laquelle les Polices seront utilisées sans vergogne par une majorité de concepteurs de site : « On ne va pas embêter notre gentil client avec cette histoire de droits d’auteur n’est-ce pas ? ». Les grands gagnants de cette histoire seront les avocats. Si la gestion des droits d’auteur passe aussi par l’engagement d’actions amiables ou en justice pour toucher sa rémunération les auteurs passeront par là. L’arrivé de @Font-face est une véritable aubaine pour tous les juristes spécialisés en Droit d’auteur</li>
<li>Action/réaction : Prévoyez l’apparition de sociétés qui proposeront des  solutions de protection par marquages des fontes pour facilité le travail des avocats.</li>
<li>L’arrivée sur TypeKit de fontes d’excellente qualité comme celles du catalogue Adobe va encore réduire le secteur de la création de fonte sur mesure. L’écart de prix entre une fonte conçue sur mesure et l’utilisation d’une fonte issue du catalogue s’agrandi de plus ne plus. Il va être de plus en plus difficile de vendre du « sur mesure ».</li>
<li>Les procédures d’achats chez les gros annonceurs sont toujours compliquées. Le renouvellement automatique du paiement de la licence proposé par TypeKit va gonfler pas mal d’annonceurs. J’imagine mal le service comptabilité de RENAULT, PEUGEOT ou TOYOTA penser chaque année à renouveler le paiement de 99 € à TypeKit pour poursuivre l’affichage de la Myriad sur le site. Le système de paiement de TypeKit devrait devenir forfaitaire rapidement. De 99€/an, on va rapidement passer à 99€ sans limite de durée.</li>
<li>Apres <a href="www.fontsquirrel.com/" target="_blank">FontSquirrel</a> et <a href="http://fontdeck.com/" target="_blank">FontDeck</a>, j’annonce  l’apparition d’autres solutions gratuites concurrentes de TypeKit. TypeKit pour se défendre de cette concurrence gratuite devrait multiplier les clauses d’exclusivité avec ses partenaires éditeurs et fondeurs. Actuellement certaines fontes comme la Tangerine  de Toshi Omagari vendues sur TypeKit  sont disponibles gratuitement  sur FontSquirrel :  <a href="http://www.fontsquirrel.com/fonts/Tangerine" target="_blank">http://www.fontsquirrel.com/fonts/Tangerine</a>. Si TypeKit ne possède pas l’exclusivité sur les meilleurs catalogues de Polices son modèle économique ne tiendra pas.</li>
<li>Je prévois une baisse très significative de la création de nouvelles fontes. Les créateurs faute de rémunération devraient s’orienter vers des secteurs plus rémunérateurs.</li>
</ul>
<p>Bha, au final il n’y a rien de nouveau sous les étoiles. Le marché évolue, il faut évoluer avec lui. Vous en pensez quoi de tout çà vous?</p>


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		<item>
		<title>Et si graphistes et intégrateurs travaillaient enfin ensembles?</title>
		<link>http://demontiers.com/2010/04/et-si-graphistes-et-integrateurs-travaillaient-enfin-ensembles/</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Apr 2010 14:26:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gestion des ressources créatives]]></category>
		<category><![CDATA[Méthodologie]]></category>
		<category><![CDATA[Web design]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers]]></category>
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Je m’efforce de ne jamais rentrer dans les polémiques. Elles nuisent aux débats d’idées. Et ces temps-ci je constate avec un peu d’amertume que se multiplient les articles et les coups de gueules dans la blogosphère sur un thème de conception qui m’est cher : L’interaction entre le travail des designers et celui des intégrateurs [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p>Je m’efforce de ne jamais rentrer dans les polémiques. Elles nuisent aux débats d’idées. Et ces temps-ci je constate avec un peu d’amertume que se multiplient les articles et les coups de gueules dans la blogosphère sur un thème de conception qui m’est cher : L’interaction entre le travail des designers et celui des intégrateurs en conception web. Ce sujet m’est cher parce que c’est majoritairement le travail de ces deux ressources qui va conditionner la réussite d’une interface, voir la réussite d’un projet onscreen tout entier.</p>
<p>Donc au fil de mes lectures je tombe de plus en plus souvent sur des suppliques d’intégrateurs qui râlent contre les designers et je trouve aussi des designers pour honnir les intégrateurs. Les uns et les autres s’accusant mutuellement de se coller des contraintes de conception lourdes et étalent leur frustration sans borne. Il en ressort un climat délétère et regrettable sur certains projets, où les uns et les autres se suspectent de nuire à l’intégrité du projet avant même qu’il ait débuté.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Je trouve cette polémique stérile.</p>
<h2>Des interactions Design/intégration inévitables</h2>
<p>Les concessions sont le lot quotidien de tous les concepteurs. Le design contraint forcement l’intégration, de façon corollaire les considérations liées à l’intégration, à la sémantique ou à l’accessibilité contraignent le design. C’est un fait. Tous les concepteurs web sont confrontés à ça et c’est totalement inhérent aux processus de conception.</p>
<p>D’autre part, <strong>parce que les compétences des graphistes et des intégrateurs sont de plus en plus distinctes, les itérations et les interactions entre les designers et les intégrateurs vont devenir de plus en plus fréquentes et nécessaires.</strong></p>
<p>Avec l’avènement des interfaces riches, l’évolution d’HTML, de CSS, l’omniprésence de JavaScript dans les interfaces et l’obligation de gérer l’affichage des données aussi bien coté serveur que client, les personnes initialement formées au design graphique ne peuvent plus revendiquer un bon niveau en intégration. Alors qu’il y a 5 ou 6 ans un designer pouvait aborder HTML et CSS après quelques mois d’efforts, le niveau requit aujourd’hui pour intégrer à un niveau professionnel est assimilable à de l’ingénierie, c&#8217;est-à-dire inabordable pour un autodidacte improvisé. Aujourd’hui je ne connais aucun graphiste qui manipule Ajax et le DOM sur le bout des doigts.</p>
<p>Pour les intégrateurs de formation (devrait-on dire les <strong>développeurs</strong> frontend ?) le design n’est pas plus abordable. L’expérience et la pratique requise pour créer des éléments ou des univers visuels de niveau professionnels demande des années de pratique, une expertise en ergonomie, en marketing, en communication, peut être aussi culture sociologique et psychologique qui ne s’improvise pas. Chacun son métier. Du reste si les designers s’autorisaient parfois à réaliser quelques prestations d’intégration, il a toujours été beaucoup plus rare de voir un intégrateur se lancer dans le design. Dans ce cas l’inexpérience est beaucoup plus visible et ne passe généralement pas le barrage de la validation client.</p>
<p>Il est de plus en plus difficile voir impossible pour une même personne de revendiquer les deux compétences. Le schisme entre les intégrateurs et les graphistes est de plus en plus marqué, donc <strong>la nécessité pour les uns de bien interagir avec les autres devient indispensable.</strong> Dans les faits, l’inévitable séparation des compétences est de plus en plus flagrante, elle s’accentue avec l’évolution du média et celle de ses technologies. Chacun se concentre donc sur ce qu’il sait faire, c’est naturel et préférable.</p>
<p>Selon moi c’est justement parce que ces profils sont de plus en plus dissociés, parce que ces taches sont de plus en plus réalisées par des personnes différentes, voire par des départements différents, <strong>qu’il va falloir adapter les processus de production du passé pour favoriser les échanges entre ces profils. </strong></p>
<h2>Réviser les processus habituels de conception</h2>
<p>Le schéma de conception séquentielle traditionnellement mis en place dans les agences (Conception ergonomique &gt; puis conception des compos graphiques &gt; puis intégration)  fonctionne tant que les designers et les ergonomes maitrisent les contraintes techniques du support de diffusion. Aujourd’hui ça n’est plus le cas et c’est bien pour cela que les concertations entre designers et intégrateurs sont nécessaires. Evidemment, plus ces concertations arriveront tôt dans le processus de conception, moins il y aura d’allers/Retours entre le design et l’intégration.<strong> </strong></p>
<p><strong>Intégrez que la conception frontent ne se fait pas de façon séquentielle ! Les A/R entre les designers et les intégrateurs font partie du processus normal de conception.</strong></p>
<p>Toutes les autres disciplines de conception appliquées (design produits, architecture, etc) ont intégré ces problématiques et digéré ces questions. Alors on s&#8217;y met quand dans le web?</p>


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		<title>Piocher dans les catalogues des éditeurs d’image : Une solution acceptable ?</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 16:18:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Relations clients]]></category>
		<category><![CDATA[Top articles]]></category>
		<category><![CDATA[Web design]]></category>
		<category><![CDATA[Bénéfices]]></category>
		<category><![CDATA[Processus]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Validation]]></category>

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		<description><![CDATA[Je prolonge aujourd’hui la réflexion entamée dans mon précédent article (« Annonceurs, ne négligez pas les besoins de votre projet en images-sources ! » ), et je reste autour du sujet des « sources » en abordant le cas des banques d’images. La lecture de ce nouvel article s’adresse toujours aux annonceurs, mais les créatifs devraient aussi y trouver [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Je prolonge aujourd’hui la réflexion entamée dans mon précédent article (« <a href="http://demontiers.com/2010/04/annonceurs-ne-negligez-pas-les-besoins-de-votre-projet-en-images-sources/" target="_blank">Annonceurs, ne négligez pas les besoins de votre projet en images-sources ! </a>» ), et je reste autour du sujet des « sources » en abordant le cas des banques d’images. La lecture de ce nouvel article s’adresse toujours aux annonceurs, mais les créatifs devraient aussi y trouver matière à réfléchir.</p>
<p>Très peu d’annonceurs peuvent se permettre de faire appel à un photographe pour se doter d’une banque d’image exclusive de haute qualité. J’ai déjà travaillé sur les sites de plusieurs  constructeurs automobiles, dans ce secteur les annonceurs font systématiquement appel à des photographes de pointe pour illustrer les catalogues qui présentent leurs modèles. On imagine mal un constructeur auto négliger la mise en valeur des ses véhicules. Pour un graphiste c’est un vrai bonheur de travailler avec des sources de cette qualité, mais entre le prix des prestations de prise de vue (plus de 120 000 € pour 500 clichés, et les cessions de droits de 1500 € pour l’utilisation de chaque cliché), ces processus sont inabordables pour la plupart des annonceurs.</p>
<p>Aussi, si l’habillage de votre site requiert la création d’un univers illustré dédié exclusivement à votre marque il vous faudra bien faire appel à un illustrateur pour le créer.</p>
<p>Là aussi l’intervention d’un professionnel pour créer de l’imagerie sur mesure est un investissement certes couteux, mais il vous assurera un rendu totalement adapté à vos besoins.</p>
<p>Je ne reviendrai pas sur le propos de l’article précédent mais c’est évidemment toujours mieux de faire réaliser son imagerie sur mesure quand on dispose du budget pour. Faire appel à un professionnel pour cela c’est un choix de direction artistique fort, l’assurance d’une démarche de communication dédiée, complète et identitaire. Lorsqu’on souhaite construire l’identité visuelle de son entreprise,  une imagerie dédiée et entièrement réalisée autour de son positionnement sera toujours plus adaptée. Ce processus est un must encore souvent réservé aux entreprises du CAC 40 et aux studios graphiques.</p>
<p>Je pense maintenant que mon point de vue est assez clair pour tout le monde : la qualité graphique de votre site dépend énormément de la qualité des images sources que vous allez y inclure. Encore une fois, il faut savoir vous donner les moyens de vos ambitions.</p>
<h2>Et quand on n’a pas de banques d’images à disposition ?</h2>
<p>Vous n’avez pas de budget pour les sources ? Vous ne disposez pas de banques d’images en interne ? Vous ne souhaitez pas vous occuper de la recherche de ces sources ? Aucun problème : les graphistes savent où se fournir en visuels. S’il le faut ils iront chercher des sources dans les banques d’images des éditeurs.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Je m’arrête sur ces éditeurs parce que leurs stocks peuvent répondre à 95% des besoins des annonceurs et terme de thématique d’imagerie. Quel que soit votre secteur, vous trouverez toujours sur les sites de ces vendeurs de photos de quoi illustrer vos propos et habiller vos sites.</p>
<p>L’achat d’images (ou plutôt de cession de droits d’utilisation) dans une banque d’image en ligne sera toujours moins cher que de commander une prestation sur mesure à un professionnel. Ces éditeurs jouent sur les flux et leurs auteurs espèrent se rémunérer correctement en multipliant les ventes d’une même source. Ils se trompent, car ce modèle économique n’est majoritairement pas viable pour les auteurs, mais ça n’est pas le propos du jour.</p>
<p>Maintenant même si certains éditeurs en ligne proposent des catalogues de plusieurs millions d’images, ils ne couvriront jamais  l’ensemble des besoins particuliers. Si vous recherchez une photo de deux businessmen aux dents blanches qui se serrent la main vous la trouverez surement parce que le sujet est bateau. Si vous recherchez une photo représentant un cheval déguisé en canard sur un vélo rose devant la tour Eiffel, pragmatiquement vous aurez peu de chance de la trouver. Il faudra ici investir du temps dans la conception d’un photomontage à partir de plusieurs images sources, ce qui revient à réaliser un travail d’illustration &gt; Retour à la case départ. Faites donc attention au réalisme de vos exigences en termes d’imagerie, si elles sont contraintes par votre budget.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Ensuite, je classerai les différents types d’éditeurs de la façon suivante :</p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Les éditeurs de photographes professionnels :</h3>
<p>Leurs catalogues sont constitués d’images réalisées par des photographes ou des illustrateurs professionnels dont les travaux ont été sélectionnés pour leur qualité. Ces sociétés protègent  leurs clients contre d’éventuelles atteintes aux droits d’auteur de tiers. En tant qu’annonceur vous n’aurez jamais de problème avec ces gens sérieux, sauf si vous leur piquez des images.</p>
<p>Comptez entre 250 et 1500 € généralement <strong>par an </strong>pour utiliser un visuel issu de leur stock. Oui j’ai bien dit par an, parce qu’une cession illimitée dans le temps est invariablement considérée comme abusive et rendue caduque par les tribunaux. Ces éditeurs se conforment à la loi, et cèdent les droits de leur catalogue pour des durées limitées. C’est le seul moyen qui permet de rémunérer leurs auteurs de manière proportionnelle à l’exploitation de leurs œuvres (autre obligation légale).</p>
<p>De façon un peu arbitraire, je citerai en exemple de cette catégorie :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.gettyimages.com/" target="_blank">http://www.gettyimages.com/</a></li>
<li><a href="http://www.corbisimages.com/" target="_blank">http://www.corbisimages.com/</a></li>
<li><a href="http://www.imageplus.com/" target="_blank">http://www.imageplus.com/</a></li>
</ul>
<h3>Les éditeurs de perverted crouwdsourcing</h3>
<p>Vous connaissez tous ces éditeurs qui proposent de vous céder le droit d’exploiter et plus encore un catalogue photo pour des sommes ridicules (entre 1 et 10 $ la photo en général). Miraculeux non ?</p>
<p>En lisant leurs CGV, vous vos rendrez compte que ces éditeurs se dédouanent  de toutes responsabilités quand à d’éventuelles atteintes aux droits d’auteurs tiers ou atteintes au Droit à l&#8217;image. En clair vous achetez leur stock à vos risques et péril, car  :</p>
<ul>
<li>rien de vous garanti que les personnes prises en photo dans ces banques d’images n&#8217;engageront pas d&#8217;actions en justice contre vous si vous publiez des photos d&#8217;eux. Lorsque vous achetez une photo sur ces sites, vous n&#8217;avez aucune autorisation écrite de la part des personnes photographiées vous autorisant à utiliser leur image. De fait, ces personnes ou un tribunal en cas de litige pourraient considérer que vous commettez une atteinte à leur Droit à l’image. Vous serez alors condamné.</li>
<li>le propriétaire d&#8217;un lieu ou d&#8217;un bien photographié sur un cliché que vous publiez pourrait aussi engager une action en justice contre vous  puisse que vous le faites sans son accord formalisé (Là aussi c&#8217;est une atteinte au Droit à l&#8217;image).</li>
<li>rien de vous garanti que l’auteur autoproclamé de la photo que vous avez acheté en est réellement l&#8217;auteur. Qui empêcherait un petit malin de se faire de l&#8217;argent de poche en revendant les clichés d’un photographe pro sur ces sites ? Le cas échéant, le diffuseur de l&#8217;image (l&#8217;annonceur) commettrait un délit de contrefaçon sans même le savoir. Il n&#8217;en reste pas moins coupable aux yeux de la loi. Certaines agences et certains annonceurs s’en mordent encore les doigts.</li>
<li>Sur ces sites, les contrats de cessions proposés aux auteurs de photos sont généralement abusifs, et vont parfois même à l&#8217;encontre des dispositions légales prévues par le Code de la Propriété intellectuelle français : les cessions ne comportent généralement pas de limites de durée, de destination, de supports, sur l&#8217;ampleur de l&#8217;exploitation, sur le droit de modification, etc&#8230; Bref, à la demande de l&#8217;auteur, le contrat qui le lie au site pourrait être rompu à tout moment car décrété caduque par un tribunal. De fait, toutes les personnes qui ont achetées les clichés de l&#8217;auteur les utiliseraient sans contrat de cession ( = délit de contrefaçon).</li>
<li>Rien ne vous garanti non plus que vous rémunérez un auteur majeur avec un statut professionnel et qui paie ses charges. Et oui, qui empêcherait un enfant de 12 ans de mettre en vente ses photos au black?</li>
<li>etc…</li>
</ul>
<p>Bon, je ne vais pas trop m’étendre sur le sujet mais en grattant un peu de votre coté vous vous rendrez compte que ces sites sont pour la plupart étrangers, et que leurs Conditions d’utilisation ou les contrats qu’ils proposent à leurs auteurs posent des problèmes lorsqu’on les confronte au Droit d’auteur français.</p>
<p>C’est parce qu’ils ne vous garantissent pas contre  d’éventuels problèmes juridiques suite à l’utilisation de leur stock que de grande agences de comm’ , des web agencies et des studios graphiques sérieux interdisent à leurs graphistes de piocher dans ces stocks.</p>
<p>Sur le plan de la qualité, les photos proposées sont acceptables bien que très en dessous de la qualité des banques pro. Quand on ne vend pas cher il faut vendre beaucoup, alors ici les clichés sont souvent très stéréotypés. Les auteurs qui vendent sur ces sites n’ont généralement pas d’ambition artistique et préfèrent travailler autour de sujets bateaux et vendeurs. Si vous recherchez des clichés de famille heureuse ou de buinessmen en costume vous en trouverez pour 3 $ le cliché. C’est à vous de voir maintenant si vous souhaitez que votre identité visuelle ressemble n’importe quelle plaquette de compagnie d’assurance US. Avec ce genre de sources on pond généralement du « design automatique à pas cher ». C’est un choix.</p>
<p>Pour ne pas leur faire de pub, je ne citerai surtout pas Fotolia, Dreamstime ou Istockphoto en exemple. Non, je ne le ferais pas.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>EDIT : </strong>Corinne (<a href="http://www.inseo.fr/" target="_blank">http://www.inseo.fr/</a> ) et Christophe (<a href="http://www.stpo.fr" target="_blank">http://www.stpo.fr</a>) me citent un exemple édifiant de ce à quoi l’on peut s’attendre en piochant dans les banques d’images. Allez faire un tour ici, la démonstration est parlante :<strong> </strong><a href="http://fairtradephotographer.blogspot.com/2010/03/microstock-why-would-reputable-company.html" target="_blank">http://fairtradephotographer.blogspot.com/2010/03/microstock-why-would-reputable-company.html</a></p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Les sites d’images open source ou en licence Creative Common</h3>
<p><strong> </strong></p>
<p>Là il s’agit de sites qui regroupent des photos prisent par des particuliers. Ils mettent gratuitement à disposition de tous des clichés en général sous licence Creative Common, art libre, GPL ou autre. Ici la qualité des clichés n’est clairement pas en rendez-vous, les stocks sont moins importants que chez les éditeurs professionnels et les moteurs de recherche sont en général peu performants. Chercher une image de qualité sur ces sites, c’est un peu comme tenter un truc fou, entamer une croisade contre l’impossible : il faut rarement moins de 2 heures pour visionner des milliers de photos et trouver 2 ou 3 photos passablement acceptables. Tentez l’expérience, vous verrez que je n’exagère pas.  La gratuité à sa contrepartie.</p>
<p><strong>Exemples :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.sxc.hu/" target="_blank">http://www.sxc.hu/</a></li>
<li><a href="http://www.morguefile.com/" target="_blank">http://www.morguefile.com/</a></li>
<li><a href="http://www.everystockphoto.com/" target="_blank">http://www.everystockphoto.com/</a></li>
</ul>
<p>…pour les meilleurs.</p>
<p>D’une manière générale ne soyez pas naïfs, si vous n’avez pas de budget pour vous constituer une banque d’images sources, vous obligerez vos prestataires à fouiller dans des banques d’images gratuites, et ils vous feront payer ce temps de recherche. S’ils sont obligés de passer du temps à retoucher de mauvaises photos, ils vous factureront ce temps de travail sans réelle garantie de qualité. Oui, une mauvaise photo retouchée ne fait pas forcement une bonne photo.</p>
<p>Pour les tout petits budgets, il vaut encore mieux débloquer une 40aine d’Euros pour acheter des images parmi les stocks des sites de crowdsourcing. Vous limiterez l’incidence de vos choix sur la qualité générale de votre site.</p>
<h2>Mon projet requiert l’achat d’images, comment s’organise-t-on ?</h2>
<p>C’est très simple en général la procédure s’articule de la façon suivante :</p>
<ol>
<li>Le Directeur      Artistique propose un synopsis pour décrire l’univers visuel qu’il va      mettre en place. Il fait aussi des recommandations quant aux moyens pour      se fournir en imagerie. Éventuellement, il peut déjà présenter une présélection      d’images pour illustrer ses propos (Pas la peine de les acheter à ce stade,      les lightboxes servent à ça).</li>
<li>L’annonceur      négocie l’impact financier de cet univers en fonction de son budget.      Il  négocie/valide un budget alloué      aux sources pour son site et l’éditeur (ou les éditeurs)  chez qui le graphiste se fournira.</li>
<li>Le      Directeur Artistique choisi sa sélection définitive d’images ou de sources      en restant dans le budget dédié.</li>
<li>Lorsque      la sélection d’images est validée, il conçoit ses compositions et les      soumet à la validation du client.</li>
<li>Idéalement,      c’est à celui qui diffuse les visuels de s’acquitter des droits de      diffusion afférents. Le client paie donc les droits correspondants à      l’utilisation des sources à leurs éditeurs respectifs. Cette démarche est la      seule qui garantisse aux annonceurs de ne pas d’exposer à d’éventuelles      plaintes d’auteur tiers lorsque les visuels seront publiés. Concrètement,      il suffit au graphiste de réunir les visuels sélectionnés dans une « Lightbox »      sur le site de l’éditeur, et d’en envoyer le lien à l’annonceur pour qu’il      s’acquitte des droits en un clic.</li>
</ol>
<p>Notez aussi que, si la responsabilité de l’achat des droits incombe au diffuseur, le graphiste doit garantir à son client de pouvoir s’acquitter de ces droits, donc d’en assurer la traçabilité. Pour ce qui me concerne lorsque je livre une composition graphique qui inclue des sources, je livre également un document exel qui liste toutes les sources utilisées dans ma compos (les typographies, les photos, les illustrations, les icones, les Brushes ou palettes utilisées, bref tout ce qui peut demander le paiement de droits ou l’autorisation d’auteurs tiers).</p>
<p>Pour les photos par exemple, mon document précise.</p>
<ul>
<li>Le nom du fichier</li>
<li>L’endroit où le fichier à été inclus (le nom du psd)</li>
<li>Le nom de l’éditeur</li>
<li>Le nom de l’auteur</li>
<li>Si l&#8217;éditeur garantit les autorisations des figurants et propriétaires des lieux/biens présents sur l’image.</li>
<li>Une brève description de l’image</li>
<li>La taille du fichier et sa résolution.</li>
<li>Un lien vers les conditions de la cession des droits.</li>
<li>Le prix estimé (ça n’est qu’une indication) de l’utilisation de la photo.</li>
<li>Un aperçu de l’image</li>
</ul>
<p>Allez, parce que je suis gentil je mets à votre disposition un exemple de fichier de tracking sources livré la semaine dernière : <a href="http://demontiers.com/wp-content/uploads/2010/04/tracking_TDC_1" target="_blank">Télécharger le fichier tracking_TDC_1</a></p>
<p>Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Je conclu en soulignant que j’aborde ici quelques considérations sur les bonnes pratiques de conception. C’est à vous maintenant de prendre vos responsabilités d’annonceurs ou de graphistes et de les suivre ou pas. De la manière dont vous allez gérer vos sources dépends la qualité de votre site, je vous parle aussi de gain de temps et de gain d’argent. Offrez à vos fournisseurs les moyens de travailler correctement, vous ne vous en porterez que mieux.</p>


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		<item>
		<title>Annonceurs, ne négligez pas les besoins de votre projet en images-sources !</title>
		<link>http://demontiers.com/2010/04/annonceurs-ne-negligez-pas-les-besoins-de-votre-projet-en-images-sources/</link>
		<comments>http://demontiers.com/2010/04/annonceurs-ne-negligez-pas-les-besoins-de-votre-projet-en-images-sources/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 16:37:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Méthodologie]]></category>
		<category><![CDATA[Relations clients]]></category>
		<category><![CDATA[Web design]]></category>
		<category><![CDATA[Processus]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça y est, je lève le nez après 6 semaines de travail acharné. Cette moyenne de 80h de travail hebdomadaire, ne m’a pas permis de consacrer du temps à la rédaction d’articles. Ça s’arrangera dans le mois à venir.
J’ai une petite heure devant moi, et j’en profite pour destiner cet article à mes amis annonceurs [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Ça y est, je lève le nez après 6 semaines de travail acharné. Cette moyenne de 80h de travail hebdomadaire, ne m’a pas permis de consacrer du temps à la rédaction d’articles. Ça s’arrangera dans le mois à venir.</p>
<p>J’ai une petite heure devant moi, et j’en profite pour destiner cet article à mes amis annonceurs en abordant un sujet bien connu des designers web parce qu’il conditionne souvent le rendu de leurs productions : la qualité des sources fournies sur un projet, et en particulier la qualité des banques d’images mises à leur disposition (ou pas).</p>
<p>Beaucoup d’annonceurs <strong>négligent voire occultent totalement</strong> leurs besoins en termes d’images-sources :</p>
<ul>
<li>Quel graphiste n’a jamais reçu un audacieux (auto-)entrepreneurs souhaitant se lancer dans le e-commerce sans avoir pensé au budget photo nécessaire pour présenter son stock ?</li>
<li>Quel graphiste n’a jamais entendu un client lui dire « j’adore votre portfolio, et je voudrais la même qualité graphique pour mon site » ?</li>
</ul>
<p>Soyons réalistes : un portfolio à pour unique objectif de ne présenter que le meilleur de la production visuelle d’un graphiste, et celui-ci a souvent passé plusieurs mois à concevoir et retoucher l’habillage de sa propre interface. Les studios de créa sont eux aussi tenus d’être très démonstratifs sur leurs compétences graphiques et <strong>investissent légitimement  des dizaines de milliers d’euros</strong> dans les visuels qui habillent leurs sites. Évidemment ces sites sont plaisants à voir mais de façon réaliste vous ne pourrez pas obtenir la même qualité graphique sans le budget adéquat. Oubliez ces sites et basez-vous sur des modèles plus adaptés à votre contexte.</p>
<p>D’autres annonceurs sous-estiment l’importance de la qualité des images sources. Les graphistes sont aussi trop souvent contraints par la qualité médiocre des images sources qu’on leur fournit pour travailler.</p>
<p>Chers  amis annonceurs, réservez vos photos personnelles à votre cadre privé. Les photos  prises par votre neveu ou par Robert du service compta (rayer la mention inutile) dévoué à cette tache parce qu’il a acheté le dernier Nikon seront probablement plus une contrainte qu’une aide pour le graphiste qui habillera votre interface.</p>
<p>Je parle en connaissance de cause : pour un graphiste, travailler avec des images pourries c’est une contrainte extrêmement lourde. Vous ne demanderiez pas à un pilote de gagner les 24h du Mans avec une mobylette, alors ne demandez à un graphiste de vous créer une interface graphiquement acceptable à base d’images pourries ou qui présentent des traitements visuel totalement incohérents. Il faut vous donner les moyens de votre ambition.</p>
<p>Les images-sources, ce sont les ingrédients de base d’une composition graphique. Même le meilleur cuisinier du monde ne réussira pas un bon plat avec des ingrédients périmés depuis 3 ans. En tant que prestataire, il m’est déjà arrivé de décliner un projet parce que j’estimais les budgets alloués aux images sources beaucoup trop bas pour son contexte. Je ne sais pas pour vous, mais moi en tant que professionnel je ne m’engage pas à réaliser un travail dont je sais par avance qu’il ne contentera personne, ni l’annonceur, ni les utilisateurs, ni l’agence, ni moi.</p>
<h2>Comment définir vos besoins en termes d’images-sources ?</h2>
<p>Pour moi les besoins clients en terme d’images sont à définir très en amont dans le projet, parfois même avant la signature du contrat. C’est important pour l’annonceur s’il souhaite connaître le montant global de son investissement, et c’est important pour le prestataire qui doit définir la nature de sa prestation et la chiffrer.</p>
<p>Même si vous n’êtes pas graphiste, et que vous estimez (légitimement) ne pas devoir rentrer dans les considérations graphiques de votre projet, vous devrez vous renseigner sur l’investissement que ces sources représentent. Cet investissement est très variable, il peut s’étaler sur plusieurs années. Autant s’en rendre compte tout de suite.</p>
<p>Les besoins d’un projet en termes de banques d’images-sources dépendent grandement de la direction artistique. <strong>Imaginer un univers visuel très immersif qui demande la production d’illustrations dédiées et exclusives demande un investissement financier important</strong>. Croyez-moi, le sur-mesure en design, c’est un vrai luxe.</p>
<p>D’autres projets peuvent demander moins de sources, moins d’images ou un travail moins important sur ces illustrations d’habillage. En fonction du niveau d’exclusivité requit pour un projet, on peut par exemple substituer la production d’illustrations dédiées à la recherche de photos ou d’illustrations dans des banques d’images payantes. Il en existe pour tous les budgets.</p>
<h3>En bref :</h3>
<ul>
<li>Entendez-vous avec le Directeur Artistique ou le graphiste qui imaginera le design de votre interface sur les grandes lignes de l’univers graphique à concevoir. C’est à faire évidemment avant la production des compositions graphiques.</li>
<li>Formalisez en fonction de votre budget le ou les  moyens de fourniture des images-source. S’il faut que votre prestataire fournisse des visuels ou si vous les amenez vous-même, le prix de la prestation ne sera pas le même. C’est durant cette phase itérative que vous définirez avec lui si votre projet requiert la conception d’une banque d’image dédiée et exclusive.</li>
<li>Définissez avec le Directeur Artistique s’il faudra faire appel à un illustrateur, à un icôniste ou à un photographe tiers pour constituer votre banques d’images (et éventuellement, lequel).</li>
<li>Si vous disposez déjà de banques d’images, mais si celles-ci requièrent beaucoup de retouches, c’est aussi à considérer dans la nature de votre demande.</li>
<li>Enfin, entendez-vous avec le graphiste sur le niveau de qualité attendu pour votre projet. Il vous aidera à exprimer, à définir ces besoins et les dégradera harmonieusement avec votre accord au regard de votre budget. La réalité des projets se passe souvent comme ça : la bonne pratique de conception consiste à confronter les besoins du projet avec le budget alloué aux sources. Le designer à un rôle important à jouer dans cette phase de négociation parce qu’il est le plus habilité à estimer les besoins du projet en terme d’imagerie.</li>
</ul>
<h2>A suivre…</h2>
<p>Voilà, j’en termine avec la première partie de cet article en espérant avoir convaincu les plus réfractaires de l’importance d’un budget adéquat pour la constitution d’une imagerie digne de ce nom souvent indispensable à beaucoup de projets web.</p>
<p>Bon, il faut que j’apprenne à synthétiser plus mes pensées pour réduire mes temps de rédaction:-). Le sujet des images –sources est vaste et il tient une place importante dans les processus de conception web mais je ne tiens pas à y passer la soirée.</p>
<p>Je poursuivrai sur cette thématique demain avec un autre article « Piocher dans les catalogues des éditeurs d’image. Une solution acceptable ? »</p>
<p>A demain</p>


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		</item>
		<item>
		<title>Quelle rémunération pour les web designers?</title>
		<link>http://demontiers.com/2010/01/quelle-remuneration-pour-les-web-designers/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 23:37:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gestion des ressources créatives]]></category>
		<category><![CDATA[Top articles]]></category>
		<category><![CDATA[Web design]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>

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		<description><![CDATA[J’aborde ici un sujet sensible, je le sais : Celui de la rémunération des auteurs, et indirectement celui du rapport qu’ils entretiennent avec les agences ou les éditeurs.
Ma position avec cet article n’est pas polémiste. Je relate des faits, j’ouvre le débat et je le fais avec le désir de participer à la construction de [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>J’aborde ici un sujet sensible, je le sais : Celui de la rémunération des auteurs, et indirectement celui du rapport qu’ils entretiennent avec les agences ou les éditeurs.</p>
<p>Ma position avec cet article n’est pas polémiste. Je relate des faits, j’ouvre le débat et je le fais avec le désir de participer à la construction de relations épanouies, confraternelles et enrichissantes entres tous les acteurs du secteur de la conception web.</p>
<h2>Les web designers sont des auteurs</h2>
<p>La dénomination de mon activité, c’est « Consultant en Ergonomie et Design d’interfaces ». J’ai choisi cette dénomination parce qu’elle me semble adaptée à la nature et au niveau des prestations que je propose, adaptée au contexte de mes interventions et compréhensible pour ma clientèle. D’autres proposent ces mêmes services sous d’autres appellations : « Designer interactif », « Directeur artistique », « Architecte visuel », « Webdesigner senior », « Concepteur web »…</p>
<p>Dans les faits, la plupart des professionnels qui pratiquent la création visuelle d’interfaces en freelance cotisent à la Maison des artistes. La création visuelle est une activité dont les fruits (les créations) sont considérés comme des « œuvres de l’esprit » au sens ou l’entend le Code de la Propriété   Intellectuelle. Il faut aussi bien sûr que ces créations comportent un caractère « original », toujours dans le sens où le CPI l’entend.</p>
<p>Les graphistes freelances ou salariés, à partir du moment où ils créés des éléments visuels originaux sont donc bien considérés comme des auteurs et ils bénéficient, eux ainsi que leurs créations, de la protection du droit d’auteur.</p>
<p>J’ai souhaité faire cette mise au point car le statut d’auteur dont bénéficient les graphistes est parfois nié, et les droits d’auteur sont parfois oubliés (par étourderie  bien sûr). Maintenant que les choses sont claires pour tout le monde, on va pouvoir réfléchir tranquillement à l’avenir des relations éditeurs/auteurs dans le monde du graphisme.</p>
<h2>Quelle rémunération pour les auteurs ?</h2>
<p>Les web designers travaillent sur des problématiques métier, et dans le cadre d’une économie de production. Ils sont bien dans le champ de l’art appliqué, et pas dans celui de l’art plastique. Dans les faits, ils sont considérés comme des prestataires de services, leur rémunération est systématiquement forfaitaire et englobe généralement le prix de leur prestation ET le prix de la cession de leurs droits d’auteur sans les distinguer. Le paiement forfaitaire des droits d’auteurs est d’ailleurs prévu par la loi, dans des cas qu’elle cite même :</p>
<p><strong>Art. L. 131-4 du Code de la Propriété Intellectuelle :</strong></p>
<p>La cession par l&#8217;auteur de ses droits sur son œuvre peut être totale ou partielle. Elle doit comporter au profit de l&#8217;auteur la participation proportionnelle aux recettes provenant de la vente ou de l&#8217;exploitation.</p>
<p>Toutefois, la rémunération de l&#8217;auteur peut être évaluée forfaitairement dans les cas suivants :</p>
<ol>
<li>La base de calcul de la participation proportionnelle ne peut être pratiquement déterminée ;</li>
<li>Les moyens de contrôler l&#8217;application de la participation font défaut ;</li>
<li>Les frais des opérations de calcul et de contrôle seraient hors de proportion avec les résultats à atteindre ;</li>
<li>La nature ou les conditions de l&#8217;exploitation rendent impossible l&#8217;application de la règle de la rémunération proportionnelle, soit que la contribution de l&#8217;auteur ne constitue pas l&#8217;un des éléments essentiels de la création intellectuelle de l&#8217;œuvre, soit que l&#8217;utilisation de l&#8217;œuvre ne présente qu&#8217;un caractère accessoire par rapport à l&#8217;objet exploité ;</li>
<li>En cas de cession des droits portant sur un logiciel ;</li>
<li>Dans les autres cas prévus au présent code.</li>
</ol>
<p>Est également licite la conversion entre les parties, à la demande de l&#8217;auteur, des droits provenant des contrats en vigueur en annuités forfaitaires pour des durées à déterminer entre les parties.</p>
<p>Voilà pour le rappel à la loi. Dans la plupart des cas, les cessions de droits des web designers répondent bien à ces critères et peuvent faire l’objet d’une cession forfaitaire.</p>
<p>Une facture de web designer comporte bien deux montants forfaitaires. Un premier  correspondant à la réalisation de la commande, et un deuxième correspondant à la cession des droits de l’auteur.</p>
<h2>La révision de la rémunération</h2>
<p>L’article L131-5 du Code de la propriété Intellectuelle introduit une disposition légale prépondérante dans les relations entre auteurs et éditeurs/agences : lors de la cession forfaitaire du droit d&#8217;exploitation d’un auteur au profit d’un éditeur ou d’une agence, si l&#8217;auteur subit un préjudice de plus de sept douzièmes dû à une lésion ou à une prévision insuffisante des produits de l&#8217;œuvre, alors il pourra provoquer la révision des conditions de rémunération prévues dans le contrat, voire le faire annuler.</p>
<p>En clair : Si une agence ne paie pas assez un auteur pour une œuvre largement diffusée, elle peut être condamnée à lui rétrocéder la partie du chiffre d’affaire qui lui revient.</p>
<p>Pour info, il semblerait selon l’AFD (<a href="http://www.alliance-francaise-des-designers.org/" target="_blank">http://www.alliance-francaise-des-designers.org/</a>) que les tribunaux se basent sur les exemples de rémunérations du Calkulator (<a href="http://www.calkulator.com/" target="_blank">http://www.calkulator.com/</a>) pour évaluer les montants moyens des transactions du design. Si les montants de vos transactions sont trop éloignés des montants du Calkulator, ils pourraient être réévalués, et ce sans prescription me semble-t-il.</p>
<p>Parce que la loi prévaudra toujours sur un accord contractuel entre deux parties, cette disposition permet au législateur de faire appliquer la loi de la proportionnalité aux revenus forfaitaires d’un auteur lésé, et ce à postériori de l’accord contractuel. La loi introduit et justifie ici le droit des auteurs à <strong>gérer leurs droits</strong>, et à les faire valoir jusqu’à leur résolution. Pour l’auteur, c’est une garantie de toucher une rémunération au moins égale à la  rémunération moyenne du secteur.</p>
<p>Cette ingérence étatique dans les rapports contractuels entre les auteurs et les éditeurs est une particularité concédée aux auteurs pour les protéger, et c’est en cela principalement que la cession de droit d’auteur n’est pas un commerce comme les autres. Là aussi c’est un état de fait légal dont les auteurs et les agences doivent tenir compte pour que leurs contrats restent dans le cadre de la légalité.</p>
<h2>A fermer les yeux on se brule</h2>
<p>La négation du Droit d’auteur ne protège ni les auteurs ni les agences. Lors d’une cession de droits d’auteur il y a des bonnes pratiques et de mauvaises pratiques. Les bonnes pratiques consistent à se protéger en travaillant dans le cadre de la loi, et les mauvaises à ne pas se protéger hors du cadre de la loi. Ça n’est pas plus compliqué que ça.</p>
<p>Le droit d’auteur est très protecteur pour les auteurs. Lui et le CPI ont même été créés pour protéger les auteurs et les œuvres des éditeurs. A travers ce dispositif, c’est la culture que l’on protège.</p>
<p>Que vous soyez graphiste, représentant d’une agence ou d’un annonceur : ne niez pas le dispositif légal du CPI et le Droit d’auteur. Faire l’autruche en vous mettant la tête dans le sable pour ne rien voir et ne rien entendre des droits d’auteur vous mettra juste dans l’illégalité, et ça peut coûter cher…</p>
<p>Une cession de droit d’auteur  se négocie entre l’auteur et l’éditeur. Profitons de ce moment de dialogue privilégié pour poser les bases d’une relation riche de sens pour les deux parties.</p>
<h3>Si vous êtes web designer :</h3>
<p>Joignez toujours à vos devis un document qui relate la nature, le contexte, l’étendue et la durée de la cession de vos droits d’auteur négociée avec vos clients. Vous n’avez aucune obligation légale à fournir ce document, mais sans lui ni votre client, ni l’annonceur, ni personne d’autre que vous d’ailleurs ne pourra exploiter légalement vos œuvres. En ne fournissant pas ce document vous mettez vos clients dans une situation délicate : Ils exploitent vos œuvres sans pouvoir prouver posséder ce droit. Rien ne les garanti qu’un jour vous ne puissiez engager des actions à leur encontre.</p>
<h3>Si vous êtes une agence ou un annonceur :</h3>
<p>Négocier la nature, le contexte la durée et l’étendue de la cession des droits de l’auteur et demander bien sûr le document qui relate cette négo. C’est une première disposition indispensable pour vous prémunir, vous ou vos clients d’éventuelles poursuites ultérieures.</p>
<p>Attention, ne cherchez pas à imposer une cession totale et illimitée des droits d’auteur, ces cessions sont invariablement considérées comme abusives et nulles par les tribunaux. C’est logique puisse que leur objectif est de déposséder l’auteur de ses droits et de s’approprier l’exclusivité de la rémunération. D’une manière générale si votre accord floue les droits de l’auteur ou ampute sa rémunération il pourra invoquer la nullité ou la révision du contrat à postériori. Si je me base sur les montants astronomiques des indemnités qui sont versées aux auteurs floués dans ce genre d’affaires, j’aurai plutôt tendance à vous conseiller de vous protéger et faire les choses correctement.</p>
<p>Oui le droit d’auteur contraint les éditeurs et les agences à rémunérer les auteurs en contrepartie de l’exploitation de leurs œuvres. Dans le fond c’est une obligation légale de rémunération, au même titre que le droit du travail qui impose de rémunérer les salariés. Ca n’est pas très agréable pour l’employeur, mais dans le fond c’est juste.</p>
<p>On lit souvent sur les forums des témoignages de graphistes qui vivent des relations difficiles avec leurs clients « à cause », ou « en raison » de ces obligations légales et de l’application du droit d’auteur. La plupart du temps, ces litiges viennent du fait que les cessions de droits sont mal définies, voire pas définies du tout.</p>
<h2>Ma pratique</h2>
<p>Comme beaucoup de professionnels du secteur je me débrouille comme je peux avec la pratique du droit d’auteur, avec le montant de mes cessions de droits et leur négociation. Je sais seulement que mes deux priorités sont</p>
<ol>
<li>De travailler dans la légalité.</li>
<li>De m’assurer des revenus suffisants pour pérenniser mon activité.</li>
</ol>
<p>Dans ma pratique professionnelle je constate que le système de rémunération des web designers est principalement défini par les agences : Les designers freelances sont tenus d’afficher un tarif jour forfaitaire. C’est le modèle de la note d’honoraire. A une tache correspond un prix/jour. Les rémunérations au titre du Droit d’auteur sont encore très marginales en web design.</p>
<p>Malheureusement ce système présente plusieurs problèmes :</p>
<p>Le tarif forfaitaire fixe ne tient pas compte du principe de proportionnalité (Voir l’article de loi cité au dessus). Les honoraires ne subissent pas de variations en fonction de l’étendue, de la durée ou de l’ampleur de la cession des droits de l’auteur. Souvent même, les web designers ne facturent pas du tout de droits d’auteur.</p>
<p>Je ne suis pas juriste et je me demande, dans le cas d’une cession gratuite, dans quelle mesure l’auteur ne pourrait pas demander à postériori une rémunération proportionnelle en contrepartie de cette cession. Quelle est été formalisée ou non, une rémunération égale à zéro ne serait-elle pas invariablement considérée comme abusive par un tribunal ? Y-a-t’il des juristes dans l’assistance ?</p>
<p>A titre personnel, je prends toujours le soin de fournir une note de cession de droits à mes client qui relate précisément la nature, le contexte la durée et l’étendue de la cession de mes droits. C’est déjà un début de garantie tangible pour mes clients.</p>
<h2>Tout cela n’est pas très satisfaisant…</h2>
<p>Je suis partagé. J’aimerai que les rémunérations des cessions de droit d’auteur soient appliquées dans le monde du web comme elles devraient légalement l’être, mais d’un autre coté je doute qu’il soit possible de rémunérer les auteurs à hauteur de ce qu’ils devraient réellement toucher. Le marché me semble encore bien trop fragile. Je trouve seulement dommage que ce soient principalement les auteurs qui en paient les conséquences en acceptant de ne pas facturer leurs cessions de droits d’auteur.</p>
<p>La conception web est un métier jeune, la moyenne d’âge des web designers ne dépasse pas les 28 ans si j’en crois une étude réalisée par l’association Designers Interactifs. Ce sont là deux des multiples raisons pour lesquelles le système de rémunération des auteurs est ce qu’il est. S’il n’est pas remis en cause, c’est soit qu’il convient à tout le monde, soit que les rapports sont tellement inégaux entre ceux qui font le marché et ceux qui le subissent que rien ne bouge…</p>
<p>Je ne suis sûr que de deux ou trois choses : le marché actuel du web design n’est pas représentatif de sa valeur réelle tant les tarifs sont tirés vers le bas et les droits d’auteur aux abonnés absents du système.  Je me doute également que le marché va évoluer avec la maturité de ses acteurs. Là-dessus je suis très confiant.</p>
<h2>Alors que faire ?</h2>
<p>Je n’ai pas de solutions miracle à apporter. Je me dis simplement que les agences n’ont aucun intérêt à paupériser leurs sous traitants. Elles n’ont pas non plus intérêts à ne s’entourer que de prestataires débutants sans expérience choisi uniquement pour leurs tarifs très bas.</p>
<p>Je me dis également que les agences auraient tout intérêt à communiquer sur l’image et les compétences de leurs créatifs. Ca serait bénéfique à tout le monde. Tout le secteur du cinéma bénéficie de la popularité de ses auteurs et de ses réalisateurs. Il en est de même pour la haute couture, la musique ou l’illustration. Ces secteurs sont boostés par des professionnels « bankables » présentés à juste titre comme des exemples. Certaines personnalités sont même des éléments stratégiques dans les plans de communication des marques. Alors pourquoi les web agencys ne communiqueraient –elles pas sur leurs DA phares ?</p>
<p>Pour finir j’ajoute à cet article un petit sondage destiné aux « recruteurs ». Si vous correspondez à ce profil, merci pour les 2 minutes que vous passerez à éclairer le monde sur votre vision du Droit d’auteur :-).</p>
<p>Le Sondage se trouve ici : <a href="http://www.tfaforms.com/137581" target="_blank">http://www.tfaforms.com/137581</a></p>


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		</item>
		<item>
		<title>Note de conception : Faciliter la consultation de bases de données</title>
		<link>http://demontiers.com/2010/01/703/</link>
		<comments>http://demontiers.com/2010/01/703/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 05 Jan 2010 17:04:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ergonomie des interfaces]]></category>
		<category><![CDATA[Web design]]></category>
		<category><![CDATA[Méthodologie]]></category>
		<category><![CDATA[Navigation]]></category>
		<category><![CDATA[Processus]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous ne vous êtes jamais demandé comment faisaient des sociétés comme Ebay, Amazon, ou Kelkoo pour rendre des millions d’objets accessibles via une interface. Imaginez-vous la difficulté qu’on aurait à trouver notre bonheur parmi toutes ces références si elles n’étaient pas rendues accessibles par des systèmes de navigation intelligemment conçus. C’est notre sujet du jour.
Naviguer [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous ne vous êtes jamais demandé comment faisaient des sociétés comme Ebay, Amazon, ou Kelkoo pour rendre des millions d’objets accessibles via une interface. Imaginez-vous la difficulté qu’on aurait à trouver notre bonheur parmi toutes ces références si elles n’étaient pas rendues accessibles par des systèmes de navigation intelligemment conçus. C’est notre sujet du jour.</p>
<h2>Naviguer dans une base de données</h2>
<p>Oui je parle bien de systèmes de navigation. Les concepteurs disposent de 4 grandes typologies de systèmes.</p>
<ol>
<li>Les systèmes de recherche</li>
<li>La catégorisation</li>
<li>Le tri ou le filtrage.</li>
<li>Les systèmes hybrides ou imbriqués</li>
</ol>
<p>Avec l’avènement depuis 7 ou 8 ans d’Ajax et de JavaScript la conception de formulaires complexes, synchrones ou asynchrones, a été grandement facilitée. Il n’est pas rare que les systèmes de navigation dans les bases de données proposent plusieurs procédures d’actions séquentielles, d’autres transverses, et parfois des systèmes hybrides.</p>
<h3>Les Systèmes de recherche simples et avancées</h3>
<p>La procédure de recherche est séquentielle : L’utilisateur sait (souvent partiellement) ce qu’il cherche, il remplit un champ libre (text input), éventuellement émet des choix par catégorisation pour préciser dans quel segment de la base la recherche doit s’effectuer. La validation de sa recherche affiche un gabarit ou une zone de résultat. La précision du résultat dépend de la précision de la requête, et de la taille de la base bien sûr.</p>
<p>Dans ce genre de système il est difficile pour l’utilisateur d’estimer le nombre d’occurrences qui s’afficheront dans la zone de résultats. Contrairement aux autres systèmes de navigation, ici l’utilisateur engage son action sans pouvoir visualiser les données de la base.</p>
<p>Sur le plan cognitif, la recherche est souvent perçue comme une navigation aveugle dont la réussite dépend de l’efficacité du système. Ici l’utilisateur se repose sur la performance du système pour l’éclairer dans sa recherche. Il y a là un rapport de confiance qu’il ne faut pas trahir.</p>
<h3>Les systèmes de catégorisation</h3>
<p>Très utilisé en E-commerce, la recherche d’un objet passe par la navigation dans des univers, des catégories et des sous catégories. Ici les choix sémiotiques sont primordiaux. L’utilisateur doit connaître l’univers des données présentées pour savoir comment naviguer. Ca peut être un inconvénient sémantique, mais ce genre de système permet aussi de développer des univers visuels distincts les uns des autres.</p>
<p>L’approche est très différente sur le plan cognitif : On remplace l’efficacité du système navigationnel de recherche ou de tri par une immersion dans un univers. Ce sont les émotions qui gèrent la navigation. Plus l’univers est immersif, plus l’utilisateur acceptera de passer du temps à le parcourir. Comme toutes les approches émotionnelles, le confort et le plaisir de la recherche sont ici privilégiés sur l’optimisation du délai impartit à la recherche.</p>
<h3>Les systèmes de tri ou de filtrage</h3>
<p>On revient dans le rationnel. Ces systèmes permettent d’affiner une recherche ou la navigation dans une base grâce généralement à des éléments de formulaires. Ainsi, on peut choisir d’associer une recherche à des critères de prix, couleurs, tailles, temps, marques, notation…etc. Parfois cette phase de tri/affinage peut aussi se faire sur les résultats de la recherche.</p>
<h2>Recommandations de conception</h2>
<p>Finalement, je crois que ce qui fait la qualité d’un système de recherche ou de navigation dans une base, c’est</p>
<ol>
<li>La simplicité du système :      Il doit traiter un maximum de besoins utilisateurs en un minimum d’actions.</li>
<li>La pertinence du système de navigation au regard de la nature des données.</li>
<li>L&#8217;adaptabilité du système à ses utilisateurs :      Il doit proposer différents moyens navigationnels pour arriver à ses fins.      Ce point me semble important dans la mesure où le système doit se mettre à      la disposition du mode de fonctionnement de chacun, et pas l’inverse.</li>
<li>La correspondance des      cognitions induites par le système de navigation avec la stratégie de      communication du site et le profil-type de l’utilisateur : Dans une      stratégie de communication qui privilégie l’émotionnel, les cognitions      engendrées par l’utilisation du système de navigation doivent respecter ce      positionnement et on privilégiera un système de navigation immersif ou      ludique par exemple. Inversement, dans un cadre rationnel, le système privilégiera la      logique, la rapidité de la recherche, ainsi que la pertinence et l’affinage      des résultats.</li>
</ol>
<p>Notez aussi que la réussite d’une recherche est aussi assurée par la précision de la requête utilisateur d’une part, mais aussi par son niveau de connaissance de l’univers de la recherche.</p>
<p>Ici plus qu&#8217;ailleurs c&#8217;est le profil de l&#8217;utilisateur qui va guider la  conception. Lorsqu&#8217;on travaille sur un système de recherche/navigation dans une base de données, le meilleur moyen d&#8217;être efficace, c&#8217;est de pratiquer la conception centrée utilisateur.</p>
<h2>Études de cas</h2>
<h3>Amazon.fr</h3>
<div id="attachment_720"  class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-720" title="amazon1" src="http://demontiers.com/wp-content/uploads/2009/12/amazon1.jpg" alt="Recherche avancée sur Amazon" width="592" height="317" /><p class="wp-caption-text">Recherche avancée sur Amazon</p></div>
<p>Il y a une dizaine d&#8217;année, je râlais contre les ténors du e-commerce dont je trouvais les sites graphiquement pauvres, Amazon et Ebay en tête. Il m&#8217;a fallut du temps et de la pratique pour me rendre compte qu&#8217;au delà de l&#8217;esthétique visuelle, ces interfaces étaient des exemples d&#8217;efficacité à suivre. Ces sites ont des stocks énormes et c&#8217;est un vrai enseignement que d&#8217;observer les outils mis en place pour y naviguer. J&#8217;irai même jusqu&#8217;à dire que les systèmes de navigation imaginés pour parcourir ce genre de bases de données sont pour leurs éditeurs un enjeu stratégique et de réussite crucial.</p>
<p>Amazon par exemple complémente sa navigation principale par un formulaire de recherche simple (1), et secondairement d&#8217;un moteur de recherche avancée (présenté ici). L&#8217;utilisateur dispose de trois systèmes de navigation pour trouver son bonheur. Ce triptyque est un schéma très traditionnel.</p>
<p>Sur ce gabarit, la recherche avancée se déroule en deux temps : Il faut d&#8217;abord choisir un univers dans la colonne de gauche (2 : sélection catégorielle), puis choisir d&#8217;affiner sa recherche en sélectionnant des critères transverses (3) avant de lancer la recherche.</p>
<p>Amazon privilégie d&#8217;abord la navigation dans son stock par le rubriquage, ce qu&#8217;ils appellent &laquo;&nbsp;les boutiques&nbsp;&raquo;. Comme ils présentent un stock énorme et des catégories de produits très variées, il leur est difficile de présenter l&#8217;intégralité de leurs produits sans les segmenter par un système de catégorisation ou d&#8217;univers (souvenez-vous, mon point 2) ci dessus : &laquo;&nbsp;ce qui fait la qualité d’un système de recherche ou de navigation dans une base, c’est 2) la pertinence du système de navigation au regard de la nature des données.&nbsp;&raquo;). L&#8217;objectif est d&#8217;inviter l&#8217;utilisateur à parcourir le stock avant de faire, peut être une recherche simple, puis une recherche avancée.</p>
<h3>Blue Nile</h3>
<div id="attachment_723"  class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-723" title="Recherche dans la base blueNile" src="http://demontiers.com/wp-content/uploads/2009/12/blueNile1.jpg" alt="Recherche dans la base blueNile" width="592" height="317" /><p class="wp-caption-text">Recherche par filtrage dans la base blue Nile</p></div>
<p>J&#8217;adore cette interface, c&#8217;est un vrai bijou (ok, je sors). <a href="http://fr.bluenile.co.uk/" target="_blank">Blue Nile</a> est un courtier en diamants, l&#8217;interface présentée ici permet de choisir son bonheur dans le stock du diamantaire.</p>
<p>En dehors des rubriques informatives du site, toute son architecture tourne autour de cette page de recherche. C&#8217;est le cœur du site. Ici, la recherche de diamants se fait par filtrage et tout se passe sur cette seule et même page. Ici la liste complète des diamants est visible. Pour affiner sa recherche l&#8217;utilisateur commence par filtrer le stock en fonction de critères aussi variés que précis. Notez au passage l&#8217;utilisation de sliders que je trouve très efficaces dans ce contexte (zone 1).</p>
<p>Ici tout est lisible, logique, fonctionnel, affordant. Il y a beaucoup d&#8217;éléments de filtrage, mais leur agencement logiquement conçu dans le sens de lecture les rend utilisables sans efforts de compréhension. J&#8217;aime beaucoup le zoning du gabarit qui divise la page en deux : Le cœur de page ou l&#8217;utilisateur agit pour affiner ses choix, et la partie droite (ici la zone 6) qui affiche le détail de sa recherche. On retrouve ici les conventions ergonomiques des configurateurs que j&#8217;affectionne tant.</p>
<p>Notez la zone de critères de filtrage avancée (2), non visible en ouverture de la page. On y trouve les critères de filtrages secondaires, c&#8217;est à dire ceux qui ne sont généralement pas prioritaires dans les choix des utilisateurs. Il est donc logique de les faire passer au second plan. Notez aussi la possibilité de trier le stock par priorité (3), c&#8217;est une fonctionnalité classique mais extrêmement pratique. Dans ce contexte là, elle se justifie totalement.  Je relève aussi le systeme de comparaison (4) présent dans beaucoup de boutiques en ligne. Cette boutique ne segmente pas son stock en univers, s&#8217;en est presque déroutant pour du commerce en ligne. Ici le processus d&#8217;achat se fait via le filtrage de la liste, on ne se perd pas dans la découverte d&#8217;univers ou de catégorie de produits. De toutes façons il y a un seul type de produit, un stock énorme, et la recherche est un système bien moins adapté que le filtrage pour trouver son bonheur dans ce type de stock. Ici, vu l&#8217;ampleur du stock et la similarité des produits, l&#8217;acheteur doit s&#8217;attacher à des critères rationnels de filtrage ou de tri. Vous aurez d&#8217;ailleurs remarqué que le système de recherche simple (5) est ici relégué en bas de page. Son (in)utilité toute relative a été clairement conscientisée.</p>
<p>Au premier abords on pourrait se dire que le choix de hyper-rationalité est surprenant pour une boutique en ligne, d&#8217;autant plus que dans le secteur du diamant, on aurait pu imaginer un design proche des codes du luxe (prédominance de larges visuels, et mise en valeur de la marque et ses valeurs plutôt que du produit). Non, ici, c&#8217;est la nature du stock qui à dicté les choix de conception, et au final le site est totalement construit autour des besoins de ses utilisateurs.</p>
<h2>Retournons à nos moutons</h2>
<p>Voilà, vous vous en doutez surement je ne me penche pas sur ce sujet par hasard. Je travaille cette semaine sur une interface qui présente plusieurs bases de données (ce ne sont pas des catalogues produits ni une boutique en ligne), et je vais pouvoir retourner à ma mission en cours avec un peu plus de certitudes sur mes choix navigationnels. Si vous avez des remarques à formuler sur le sujet n&#8217;hésitez pas.</p>


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