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	<title>Laurent Demontiers &#187; Métiers</title>
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	<description>Consultant web //// Ergonomie et Design d&#039;interfaces</description>
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		<title>Prototyper une interface dès le Cahier des Charges ?</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 15:58:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La limite des 140 caractères de twitter suffit pour poser une question et entamer un débat, mais pas d’exposer correctement son point de vue. Je fais suite avec cet article à un début de conversation entamée sur twitter avec @ElieSl, @notabene, @ubiquitic, @ecreatures et @fvsch.
Point de départ de la conversation : Je twitte un lien [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>La limite des 140 caractères de twitter suffit pour poser une question et entamer un débat, mais pas d’exposer correctement son point de vue. Je fais suite avec cet article à un début de conversation entamée sur twitter avec @ElieSl, @notabene, @ubiquitic, @ecreatures et @fvsch.</p>
<p>Point de départ de la conversation : Je twitte un lien vers l’article « <a href="http://boagworld.com/design/a-prototype-is-worth-a-thousand-words/" target="_blank">Un prototype vaut 1000 mots</a> » (en anglais dans le texte) de Leigh Howells consultable <a href="http://boagworld.com/design/a-prototype-is-worth-a-thousand-words/" target="_blank">ici</a> .<br />
L’article sonne un peu comme une lapalissade et traite pêle-mêle des enjeux du prototypage et du choix parmi les outils de prototypage disponibles. Ces sujets ont déjà été traités de nombreuses fois par de nombreux personnes. Je ne m’étends pas dessus et vous laisser le lire.</p>
<p>Ce qui motive mon propos du jour c’est le désir de répondre à @ElieSl lorsqu’il parle de l’importance de produire des prototypes pour améliorer la qualité du Cahier des Charges.</p>
<h2>Ça sert à quoi un cahier des charges ?</h2>
<p>De mon point de vue, le cahier des charges est un référentiel dont l’objectif premier est de préciser le cadre et les contraintes de la mission. Il n’a pas pour objectif d’apporter des solutions de conception (c’est justement ce qu’on demande au maitre d’œuvre). Si un Maître d’ouvrage souhaitait produire le cahier des charges le plus exhaustif possible et amener des solutions de conception il devrait les présenter sous forme de recommandations ou de propositions, et pas comme des contraintes obligeantes pour les prestataires.</p>
<p>Un cahier des charges permet aussi et surtout <strong>d&#8217;évaluer les propositions commerciales</strong> de prestataires sur des bases communes.</p>
<h2>Se faire assister ?</h2>
<p>Pour rédiger le cahier des charges le plus exhaustif possible, le Maître d’ouvrage peut se faire assister. Maintenant pour ce que j’observe en conception d’applications onscreen ou de systèmes d’information : Le recours à l’Assistance à la Maîtrise d’Ouvrage (AMOA) est encore minoritaire chez les donneurs d’ordres. Les cahiers des charges sont rarement exhaustifs (peuvent-ils l’être ?) et rarement rédigés par ou conjointement avec des professionnels de la conception ergonomique IHM. Ca on peut effectivement le regretter.</p>
<p>S’il y a eu consultance AMOA en avant-vente, elle a généralement été faite par un consultant orienté « direction technique ».</p>
<p>On peut aussi se demander s’il est souhaitable pour un donneur d’ordres d’inviter son prestataire AMOA à travailler sur la maîtrise d&#8217;œuvre. J&#8217;ai tout de même dans l&#8217;idée que ça lui poserait des problèmes d&#8217;indépendance, car l’un des objectifs du cahier des charges c’est justement de permettre de comparer des devis des postulants à la maîtrise d’œuvre.</p>
<p>On ne peut pas être juge et partie à la fois, alors le donneur d’ordre n’a aucun intérêt à refiler une part de la MOE à son AMOA.</p>
<h2>Alors c’est quoi un CDC pour une prestation d’ergo ou d’architecture de l’information ou de prototypage /wireframing ?</h2>
<p>Certainement un document qui listera :</p>
<ul>
<li>Le contexte technique de l’application existant ou non (architecture technique, liste des bases de données ou des applis qui interagiront avec le système, etc) .</li>
<li>Un inventaire des fonctionnalités.</li>
<li>Un inventaire des contenus.</li>
<li>La liste des applis et framework de développement s’ils sont définis.</li>
<li>La stratégie éditoriale de l’application ou du système.</li>
<li>Les profils des utilisateurs.</li>
<li>Les attentes en matière d’usage utilisateur (accessibilité, résolutions de référence, contraintes des terminaux et navigateurs à prendre en compte, etc).</li>
<li>Les statistiques de visite de l’appli actuelle si elles existent.</li>
<li>Etc…</li>
</ul>
<p>Mais mais… ça veut dire que le consultant AMOA idéal pour une prestation de conception ergo&#8230; c’est une ressources UX ?</p>


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		<title>Secteur du Design interactif : mes prévisions pour 2011 (2)</title>
		<link>http://demontiers.com/2011/01/secteur-du-design-interactif-mes-previsions-pour-2011-2/</link>
		<comments>http://demontiers.com/2011/01/secteur-du-design-interactif-mes-previsions-pour-2011-2/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 02 Jan 2011 21:16:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà la deuxième partie de mes prévisions pour 2011. Pour les distraits, la première partie se trouve ici : http://demontiers.com/2011/01/secteur-du-design-interactif-mes-previsions-pour-2011-1/ 
La première partie mes prévisions était plutôt consacrées aux évolutions du secteur et des rapports entre les professionnels et leurs commanditaires. Voyons maintenant ce que l’on peut dire de l’évolution des pratiques du métier :
Développement [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà la deuxième partie de mes prévisions pour 2011. Pour les distraits, la première partie se trouve ici : <a href="http://demontiers.com/2011/01/secteur-du-design-interactif-mes-previsions-pour-2011-1/ " target="_self">http://demontiers.com/2011/01/secteur-du-design-interactif-mes-previsions-pour-2011-1/ </a></p>
<p>La première partie mes prévisions était plutôt consacrées aux évolutions du secteur et des rapports entre les professionnels et leurs commanditaires. Voyons maintenant ce que l’on peut dire de l’évolution des pratiques du métier :</p>
<h3>Développement des services ergonomiques</h3>
<p>Oui, je mets la conception ergonomique fonctionnelle dans le giron du Design interactif. L’ergonomie est encore souvent le parent pauvre de la conception web. Les budgets qui lui sont consacrés ne sont en général jamais à la hauteur de ce qu’ils devraient être. Ces budgets ne peuvent que progresser, c’est très encouragement pour l’avenir des productions du web français.</p>
<p>Si l’on ajoute à cela :</p>
<ul>
<li>la consécration de la conception from scrach basée sur les frameworks MVC favorisant l’intervention de concepteurs en ergonomie fonctionnelle.</li>
<li>le recul des solutions CMS qui induisent parfois des architectures et une ergonomie fonctionnelle</li>
<li>l’attrait grandissant des designers pour l’ergonomie (pour ce que j’entends ils s’y forment de plus en plus)</li>
<li>l’intégration de modules d’ergonomie dans les formations supérieures.</li>
<li>la prise de conscience des annonceurs sur la plus-value de l’ergonomie sur leurs taux de transfert ou de conversion.</li>
</ul>
<p>… 2011 devrait être une bonne année pour l’ergonomie fonctionnelle des interfaces.</p>
<h3>Les designers se dédient à la création pour un terminal</h3>
<p>Il y a 6 ans les webdesigners se mettaient au Design d’applications Iphone, puis Android, puis Ipad…</p>
<p>La nature et le nombre des terminaux disponibles explosent aujourd’hui et chaque terminal impose son contexte technique, ses méthodes de conception, et ses particularités ergonomiques. Ces considérations, les designers ne peuvent les ignorer parce qu’elles conditionnent le cadre de leur travail. Plus il y aura de terminaux, plus il y aura de compétences à acquérir. Plus il y aura de compétences à acquérir, plus il faudra se spécialiser.</p>
<p>Je prédis donc que de plus en plus les graphistes se spécialiseront dans le design dédié à un terminal en particulier.</p>
<p>Bon d’accord, je ne me mouille pas beaucoup puisse que c’est une tendance lourde dans les pays Anglo-Saxons et en Scandinavie depuis 6 mois. On trouve de plus en plus de Designers freelances spécialisés dans le design pour Iphone, Android, Ipad, Blackberry, etc…  Ca devrait arriver chez nous rapidement.</p>
<h3>Vers une meilleure reconnaissance du Droit des auteurs</h3>
<p>Ca fait maintenant 5 ou 6 ans qu’avec quelques autres je rabâche mon couplet sur la défense la reconnaissance du Droit des auteurs d’œuvres graphiques, en particulier via les forums. Je ne sais pas si notre prêche y est pour quelque chose mais je trouve que l’existence du Droit d’auteur est aujourd’hui bien assimilée par les graphistes. Beaucoup d’entre eux « tentent » maintenant de revendiquer leurs droits ou juste de faire respecter la loi. Ils la connaissent donc, c’est une belle avancée.</p>
<p>Par contre on part de très loin. Dans le secteur du Design interactif les droits des auteurs sont majoritairement niés depuis toujours et la situation n’est pas encore acceptée par la plupart des commanditaires. Le reflexe de certains devant les revendications des graphistes a été de leur imposer leurs propres contrats de cession avec des clauses abusives (donc assurément nulles en cas de jugement). Ces commanditaires ne sont pas plus protégés avec des clauses abusives que sans clause, mais la cupidité est pour l’instant toujours plus forte que le respect de la loi et des sous-traitants. Tout cela devrait évoluer vers quelque chose de plus sain.</p>
<p>Quelque chose me dit qu’en 2011, les graphistes et les commanditaires devraient adopter des méthodes de négociation plus rationnelles pour intégrer l’existence des dispositions légales liées à la propriété intellectuelle. Les graphistes revendiquent les rémunérations qui leur sont dues, les agences ont pour la plupart le souci de travailler dans la légalité et de se garantir la jouissance paisible de l’exploitation des œuvres. Il n’y a donc plus aucune raison pour que le sujet du Droit d’auteur ne soit dorénavant pas abordé dans la sérénité.</p>
<p>La reconnaissance du Droit d’auteur reste taboue et c’est à mon avis le plus gros chantier des années à venir dans le secteur du Design interactif. Rien ne se solutionnera en 2011 mais les choses devraient progresser vers un mieux.</p>
<p>Voilà, je pense que ça va être tout pour cette année. J’arrête là mes prédictions. Et vous, vous en pensez quoi ? Quelles sont vos prévisions pour 2011 ?</p>


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		<item>
		<title>Secteur du Design interactif : mes prévisions pour 2011 (1)</title>
		<link>http://demontiers.com/2011/01/secteur-du-design-interactif-mes-previsions-pour-2011-1/</link>
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		<pubDate>Sat, 01 Jan 2011 17:15:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’année 2010 est terminée. Elle fut le théâtre de quelques évolutions dans le secteur du design interactif. Ces changements seront certainement précurseurs de ce qui nous attend pour 2011.
Puisse que c’est la mode des prévisions, j’endosse moi aussi mon costume de Mme Irma et je vous livre ma vision des changements qui auront lieux dans [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>L’année 2010 est terminée. Elle fut le théâtre de quelques évolutions dans le secteur du design interactif. Ces changements seront certainement précurseurs de ce qui nous attend pour 2011.</p>
<p>Puisse que c’est la mode des prévisions, j’endosse moi aussi mon costume de Mme Irma et je vous livre ma vision des changements qui auront lieux dans le secteur du design interactif pour l’année à venir. Cet article est en deux parties, je posterai probablement la deuxième demain.</p>
<h2>Bouleversement des relations Agences / Freelances / Annonceurs</h2>
<h3>Les freelances s’écarteront des agences et se rapprocheront des annonceurs</h3>
<p>Il y a eu beaucoup de débauchage en 2009 dans les pôles production des agences. Les graphistes salariés ont fait les frais de la crise. Ce sont eux qui ont majoritairement fait l’objet du grand dégraissage de la fin 2009 et du début 2010.  Beaucoup se sont d’ailleurs installés en Freelance en 2010.</p>
<p>Avec la position d’observateur externe que j’occupe aujourd’hui je constate, comme d’autres freelances, que les commanditaires en agences qui m’appellent aujourd’hui ne sont majoritairement plus des gens de production (Directeurs artistiques, directeurs de création ou chefs de projet  techniques), mais plutôt des profils commerciaux ou marketing, en tout cas des ressources sans background technique ou pratique. Je relate un fait, sans en tirer de conclusion.</p>
<p>Je constate aussi que certains de mes confrères freelances se plaignent de la dégradation de leurs relations avec les agences Là aussi je relate un fait et n’en tire aucune analyse.</p>
<p>Pour ce qui me concerne, je constate juste que :</p>
<ul>
<li>certaines agences ont eu du mal à considérer les freelances comme des partenaires de conception.</li>
<li>certaines agences tentent d’imposer leurs prix aux prestataires, et ces prix sont étonnement égal à la moitié des prix pratiqués dans le secteur.</li>
<li>certaines agences imposent la signature de leurs propres conditions générales de vente avec tout une tripotée de clauses toutes plus abusives les unes que les autres.</li>
<li>certaines agences nient purement et simplement les lois sur la propriété intellectuelle et les considérations liées au Droit d’auteur.</li>
</ul>
<p>Cette situation m’amène à penser que les freelances sérieux devraient s’écarter de ces agences avec lesquelles il devient difficile de gagner correctement sa vie ou d’avoir un semblant de reconnaissance professionnel. Je vois cela comme une conséquence directe de l’inégalité des rapports contractuels entre les agences et les freelances.</p>
<p>Le design interactif et les designers arrivent à maturité. Je ne serai pas étonné que beaucoup d’entre eux aspirent à prendre des responsabilités en traitant directement avec les annonceurs pour améliorer leurs revenus et s’assurer de la maitrise technique et créative des projets.</p>
<h3>Les annonceurs se rapprocheront des freelances</h3>
<p>Ce qui conditionne la réussite d’un projet, c’est avant tout la qualité, la maturité, l’expérience et l’engagement des hommes ou des femmes qui y travaillent. Les annonceurs l’ont bien compris. Ils ont aussi compris que certaines agences autrefois reconnues grâce au travail de leurs équipes sont aujourd’hui des coquilles vides sans pôle production et des passe-plats pour freelances.</p>
<p>Pour les projets à budget limité ou peu stratégique, les annonceurs devraient chercher à prendre en charge la maitrise d’ouvrage de leurs projets et monter eux-mêmes leurs équipes constituées de freelances. Personnellement c’est une tendance forte que j’observe depuis quelques mois et je pense que ça devrait s’accentuer, voire se généraliser cette année. Chers annonceurs, soyez les bienvenus !</p>
<h3>Les agences vont recruter</h3>
<p>Les bons designers, les bons intégrateurs et les bons développeurs sont difficiles à trouver. Je le dis sans scrupules et sans retenue. Une agence ne peut produire des sites de qualité sans équipes compétentes. On ne travaille pas sur le long terme avec des freelances payés au compte goutte pour du rafistolage ponctuel ou avec des stagiaires. Le manque de compétences, le manque d’organisation et la méconnaissance des processus de production finissent par se voir dans la qualité générale de la production d’une agence et surtout dans son suivi de projet.</p>
<p>Je pense que les agences feront de gros efforts de recrutement en 2011. Elles devraient concentrer leur recrutement sur la recherche de designers expérimentés, « embaucher peu », mais « embaucher bien ». Elles gagneront à embaucher un senior plutôt que deux juniors. Il produira autant s’il est secondé d’un « petit budget freelances » et surtout il produira mieux. Dans le contexte actuel, c’est nettement plus pragmatique.</p>
<p>Le futur rapprochement des freelances avec les annonceurs devrait aussi accentuer la politique de recrutement des agences. Si les freelances s’éloignent d’elles, elles devront embaucher pour garantir une capacité de production régulière et de haut niveau. D’ailleurs je ne serais pas étonné que certains freelances compétents se voient prochainement proposer des postes de salariés en agence. On prend les paris ?</p>
<h3>Déclin du statut d’auto-entrepreneur chez les designers</h3>
<p>Je ne partageais pas vraiment l’inquiétude de certains professionnels du design interactif qui voyaient arriver des milliers de « jeunes » auto-entrepreneurs sans expérience dans le secteur du design d’un mauvais œil. J’étais juste attentiste.</p>
<p>Lorsqu’on voit les chiffres de l’auto-entreprenariat aujourd’hui, on voit bien que les gens qui ont déposés ce statut sont restés en dehors du marché. Il me semble même avoir lu que 70% des auto-entrepreneurs tous secteurs confondus n’ont pas fait un centime de CA dans l’année. Cela confirme un peu ce que je perçois : rien… je n’ai pas vu la concurrence de jeunes casseurs de prix déferlants sur le secteur avec leur Photoshop craqué et leur méconnaissance totale des usages contractuels et commerciaux du secteur.</p>
<p>Il n’y a pas de place pour les médiocres en design parce que nos clients comparent systématiquement nos productions avec ce qui se fait de mieux au monde. Les graphistes improvisés ou auto proclamés après 2 mois de stage n’arriveront jamais à se faire une place sur un secteur qui demande des années de pratique avant de pondre des créations de niveau professionnel.</p>
<p>Bon allez, j’arrête là pour aujourd’hui. J’espère trouver le temps demain pour terminer la fin de cet article en deux parties.</p>
<p>Je vous souhaite une très bonne année 2011 pleine de réussite, surtout si vous êtes auto-entrepreneur.</p>
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<p class="MsoNormal">L’année 2010 est terminée. Elle fut le théâtre de quelques évolutions dans le secteur du design interactif. Ces changements seront certainement précurseurs de ce qui nous attend pour 2011.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Puisse que c’est la mode des prévisions, j’endosse moi aussi mon costume de Mme Irma et je vous livre ma vision des changements qui auront lieux dans le secteur du design interactif pour l’année à venir. Cet article est en deux parties, je posterai probablement la deuxième demain.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 16pt;">Bouleversement des relations Agences/ Freelances/Annonceurs. </span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Les freelances s’écarteront des agences et se rapprocheront des annonceurs </strong></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Il y a eu beaucoup de débauchage en 2009 dans les pôles production des agences. Les graphistes salariés ont fait les frais de la crise. Ce sont eux qui ont majoritairement fait l’objet du grand dégraissage de la fin 2009 et du début 2010.<span> </span>Beaucoup se sont d’ailleurs installés en Freelance en 2010.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Avec la position d’observateur externe que j’occupe aujourd’hui je constate, comme d’autres freelances, que les commanditaires en agences qui m’appellent aujourd’hui ne sont majoritairement plus des gens de production (Directeurs artistiques, directeurs de création ou chefs de projet<span> </span>techniques), mais plutôt des profils commerciaux ou marketing, en tout cas des ressources sans background technique ou pratique. Je relate un fait, sans en tirer de conclusion.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Je constate aussi que certains de mes confrères freelances se plaignent de la dégradation de leurs relations avec les agences Là aussi je relate un fait et n’en tire aucune analyse.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Pour ce qui me concerne, je constate juste que :</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt;"><span style="font-family: Symbol;"><span>·<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;"> </span></span></span><span>certaines agences ont eu du mal à considérer les freelances comme des partenaires de conception.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt;"><span style="font-family: Symbol;"><span>·<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;"> </span></span></span><span>certaines agences tentent d’imposer leurs prix aux prestataires, et ces prix sont étonnement égal à la moitié des prix pratiqués dans le secteur. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt;"><span style="font-family: Symbol;"><span>·<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;"> </span></span></span><span>Certaines agences imposent la signature de leurs propres conditions générales de vente avec tout une tripotée de clauses toutes plus abusives les unes que les autres. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt;"><span style="font-family: Symbol;"><span>·<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;"> </span></span></span><span>Certaines agences nient purement et simplement les lois sur la propriété intellectuelle et les considérations liées au Droit d’auteur. </span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Cette situation m’amène à penser que les professionnels sérieux du design interactif indépendants devraient s’écarter de ces agences avec lesquelles il devient difficile de gagner correctement sa vie ou d’avoir un semblant de reconnaissance professionnel. Je vois cela comme une conséquence directe de l’inégalité des rapports contractuels entre les agences et les freelances.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Le design interactif et les designers arrivent à maturité. Je ne serai pas étonné que beaucoup d’entre eux aspirent à prendre des responsabilités en traitant directement avec les annonceurs pour améliorer leurs revenus et s’assurer de la maitrise technique et créative des projets.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>Les annonceurs se rapprocheront des freelances</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal">Ce qui conditionne la réussite d’un projet, c’est avant tout la qualité, la maturité, l’expérience et l’engagement des hommes ou des femmes qui y travaillent. Les annonceurs l’ont bien compris. Ils ont aussi compris que certaines agences autrefois reconnues grâce au travail de leurs équipes sont aujourd’hui des coquilles vides sans pôle production et des passe-plats pour freelances.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Pour les projets à budget limité ou peu stratégique, les annonceurs devraient chercher à prendre en charge la maitrise d’ouvrage de leurs projets et monter eux-mêmes leurs équipes constituées de freelances. Personnellement c’est une tendance forte que j’observe depuis quelques mois et je pense que ça devrait s’accentuer, voire se généraliser cette année. Chers annonceurs, soyez les bienvenus !</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>Les agences vont recruter</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal">Les bons designers, les bons intégrateurs et les bons développeurs sont difficiles à trouver. Je le dis sans scrupules et sans retenue. Une agence ne peut produire des sites de qualité sans équipes compétentes. On ne travaille pas sur le long terme avec des freelances payés au compte goutte pour du rafistolage ponctuel ou avec des stagiaires. Le manque de compétences, le manque d’organisation et la méconnaissance des processus de production finissent par se voir dans la qualité générale de la production d’une agence et surtout dans son suivi de projet.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Je pense que les agences feront de gros efforts de recrutement en 2011. Elles devraient concentrer leur recrutement sur la recherche de designers expérimentés, « embaucher peu », mais « embaucher bien ». Elles gagneront à embaucher un senior plutôt que deux juniors. Il produira autant s’il est secondé d’un « petit budget freelances » et surtout il produira mieux. Dans le contexte actuel, c’est nettement plus pragmatique.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Le futur rapprochement des freelances avec les annonceurs devrait aussi accentuer la politique de recrutement des agences. Si les freelances s’éloignent d’elles, elles devront embaucher pour garantir une capacité de production régulière et de haut niveau. D’ailleurs je ne serais pas étonné que certains freelances compétents se voient prochainement proposer des postes de salariés en agence. On prend les paris ?</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>Déclin du statut d’auto-entrepreneur chez les designers</strong></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Je ne partageais pas vraiment l’inquiétude de certains professionnels du design interactif qui voyaient arriver des milliers de « jeunes » auto-entrepreneurs sans expérience dans le secteur du design d’un mauvais œil. J’étais juste attentiste.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Lorsqu’on voit les chiffres de l’auto-entreprenariat aujourd’hui, on voit bien que les gens qui ont déposés ce statut sont restés en dehors du marché. Il me semble même avoir lu que 70% des auto-entrepreneurs tous secteurs confondus n’ont pas fait un centime de CA dans l’année. Cela confirme un peut ce que je perçois : rien… je n’ai pas vu la concurrence de jeunes casseurs de prix déferlants sur le secteur avec leur Photoshop craqué et leur méconnaissance totale des usages contractuels et commerciaux du secteur.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Il n’y a pas de place pour les médiocres en design parce que nos clients comparent systématiquement nos productions avec ce qui se fait de mieux au monde. Les graphistes improvisés ou auto proclamés après 2 mois de stages n’arriveront jamais à se faire une place sur un secteur qui demande des années de pratique avant de pondre des créations de niveau professionnel.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Bon allez, j’arrête là pour aujourd’hui. J’espère trouver le temps demain pour terminer la fin de cet article en deux parties.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Je vous souhaite une très bonne année 2011 pleine de réussite, surtout si vous êtes auto-entrepreneur.</p>
<p class="MsoNormal">
</div>


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		<title>Un graphiste peut-il concevoir plusieurs propositions graphiques d’un même sujet ?</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Nov 2010 09:09:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gestion des ressources créatives]]></category>
		<category><![CDATA[Méthodologie]]></category>
		<category><![CDATA[Relations clients]]></category>
		<category><![CDATA[Top articles]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous êtes annonceur et dans le cadre de l&#8217;appel d&#8217;offres que vous vous apprêtez à publier vous demandez la livraison de plusieurs approches graphiques. Vous espérez là vous offrir la possibilité et le confort de choisir entre plusieurs propositions. Vous êtes formidable.
Mieux, vous êtes chef de projet en agence et l’appel d’offre de votre client [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous êtes annonceur et dans le cadre de l&#8217;appel d&#8217;offres que vous vous apprêtez à publier vous demandez la livraison de plusieurs approches graphiques. Vous espérez là vous offrir la possibilité et le confort de choisir entre plusieurs propositions. Vous êtes formidable.</p>
<p>Mieux, vous êtes chef de projet en agence et l’appel d’offre de votre client demande la présentation de plusieurs pistes graphiques. Qu’à cela ne tienne, vous mettez votre meilleur graphiste sur l’appel d’offre et vous lui demandez de produire ces différentes versions. Vous êtes merveilleux.</p>
<h2>Les designers ne sont pas (tous) des schizophrènes</h2>
<p>Vous a-t-on déjà demandé d&#8217;émettre un avis sur quelque chose ? Je l’espère pour vous. C&#8217;est toujours agréable et valorisant d&#8217;émettre une opinion, de la construire, de structurer son argumentation, puis de la présenter.</p>
<p>Détaillons. Travailler sur un sujet c’est se forger une opinion, construire sa pensée autour d&#8217;arguments pragmatiques retenus parce qu&#8217;on les estime meilleurs que les autres. Travailler sur un sujet c’est surtout faire des choix, retenus eux aussi parce qu’on les estime meilleurs que les autres car plus adaptés au contexte du sujet. Un choix construit sur une analyse fine du sujet et de son contexte forge des certitudes.</p>
<p>Seulement voilà, imaginez maintenant que dans la foulée on vous demande d&#8217;émettre un deuxième avis totalement différent du premier sur le même sujet …</p>
<p>Dans ce contexte vous devrez tout d&#8217;abord intérieurement renier vos certitudes et déconstruire votre argumentation précédente, puis adopter une posture et un angle de vision totalement différent de celui avec lequel vous aviez <strong>naturellement </strong>abordé le sujet afin de mieux contredire vos précédentes certitudes.</p>
<p>La situation n’est pas confortable vous l’avouerez, alors pourquoi l’infliger à ce pauvre graphiste déjà accablé par une vie miséreuse et le poids de l’opprobre ?</p>
<h2>Le syndrome de la proposition pourrie</h2>
<p>Si vous êtes graphiste cela vous est déjà certainement arrivé que l&#8217;on vous demande de produire plusieurs pistes graphiques d&#8217;un même sujet. Si vous êtes chef de projet ou  commercial en agence, cela vous est déjà certainement arrivé de présenter à vos clients plusieurs pistes graphiques d&#8217;un même visuel réalisé par un seul et même graphiste.</p>
<p>Nous sommes entre nous et personne n&#8217;écoute, alors on peut se le dire&#8230; À chaque fois que cette situation s&#8217;est présentée, vous avez été amené à privilégier la présentation d&#8217;une proposition que vous estimiez plus aboutie, et à survoler la présentation de l’autre proposition en espérant qu&#8217;elle  ne soit pas retenue par le client. C’est une belle performance de votre part.</p>
<p>Je ne parle pas ici de propositions moins abouties parce que le graphiste choisi était inexpérimenté ou parce qu&#8217;il n&#8217;a pas eu le temps de concevoir quelque chose de correct, mais bien de ces situations où le graphiste a été contraint d&#8217;imaginer des solutions secondaires, des seconds choix conçus non pas autour d&#8217;arguments constructifs, mais uniquement dans l&#8217;idée de les rendre différents de sa proposition principale et initiale. Non, décidément on ne construit pas une proposition graphique par dépit.</p>
<h2>Oui, mais nous, on veut pouvoir choisir !<strong> </strong></h2>
<p>Quelle belle idée ! Mais en avez-vous seulement les compétences et les moyens ? Agences, commencez par évaluer la demande de l&#8217;annonceur. Un annonceur qui demande plusieurs pistes graphiques vous fait un aveu tacite : il n&#8217;a aucune idée de la stratégie de communication visuelle à mettre en place dans le cadre de sa commande. Il espère juste picorer dans un panel d’idées graphiques agencées sur des critères subjectifs et arbitraires. Cela semble facilitant pour celui qui souhaite acquérir un design sur des critères uniquement esthétiques. Le problème de cette démarche, c’est qu’elle ne repose sur aucun objectif stratégique et qu’elle passe à coté de l’essence même de la communication visuelle : donner du sens.</p>
<p>Si l&#8217;on considère le graphisme comme la traduction visuelle d&#8217;une stratégie définie et validée en amont, en produisant du graphisme sans base stratégique vous desservez l&#8217;image de la marque et mettez en péril la réussite du projet.</p>
<p>Dans ce cas ne serait-il pas plus judicieux de proposer à l’annonceur de faire les choses dans l&#8217;ordre et de définir au préalable sa stratégie de communication visuelle ? La construction d&#8217;une stratégie de communication visuelle ne bride pas le graphiste, au contraire elle donne du sens à son travail.</p>
<h2>Oui, mais le client a toujours raison !<strong> </strong></h2>
<p>C&#8217;est effectivement ce qui se dit dans les bas-fonds du commerce où des vendeurs dégoulinants de bagout promettent n&#8217;importe quoi à n&#8217;importe qui à partir du moment où il y a du pognon à grappiller. C&#8217;est aussi ce que disent les commerciaux débutants prêts à répondre à n&#8217;importe quelle demande absurde de peur de rater une vente.</p>
<p>Dans la réalité, les processus de production visuels requièrent des compétences techniques, répondent à des recommandations stratégiques et sont contraints par les périmètres techniques, stratégiques, ergonomiques, organisationnels et contextuels du projet. Alors non, le client « n’a pas raison » lorsque ses demandes sortent du périmètre du projet ou le desserve.</p>
<h2>Jetez-moi la première pierre !</h2>
<p>Un graphiste qui accepte de produire de multiples propositions d’un même sujet envoi plusieurs signaux forts à son client :</p>
<ul>
<li>« Vous n&#8217;avez aucune stratégie de communication, mais je vais tout de même me lancer dans la production de pistes graphiques multiples ». Super : dans le meilleur des cas, c’est un graphiste qui se fout de la stratégie de ses clients. Il pond du visuel dénué de sens « à la chaine ». Dans le pire des cas, il n’a pas conscience que la construction d’un visuel efficace se base sur une stratégie sensée avoir été définie et validée en amont.</li>
<li>« Vos désirs les plus incongrus sont des ordres ! » Voilà un beau signal pour l’annonceur qui ne se gênera pas pour faire connaître l’enfer au graphiste ou à l’agence. Il n’y a rien de pire dans une négociation que de s’aplatir dès le départ, surtout lorsque la demande initiale est déjà abusive ou nocive pour le projet.</li>
</ul>
<h2>Mais alors que faire ?</h2>
<p>Tâchons de réagir intelligemment et de façon pragmatique (enfin, essayons). Les annonceurs demandent fréquemment des pistes multiples dans leurs appels d&#8217;offres, c&#8217;est une constante dans nos pratiques professionnelles, et il faut faire avec. L&#8217;éducation des annonceurs peut se faire sur le long terme, mais je doute que mon discours sur l’importance de la stratégie de communication ait un écho immédiat chez tous les annonceurs de France. Les annonceurs continueront à demander des propositions visuelles multiples, et les agences continueront d&#8217;en produire.</p>
<p>Il y a par contre une disposition que les agences peuvent prendre immédiatement : ne plus demander à un même graphiste de produire de multiples pistes visuelles lors d’une même livraison. De leur côté les graphistes devraient aussi arrêter de s&#8217;essayer à ces contorsions impossibles. Si les uns comme les autres pensaient à la <strong>sous-traitance</strong> dans ce genre de situation, les projets y gagneraient en qualité.</p>
<p>Le principe idéal c&#8217;est de faire travailler un designer sur chaque piste visuelle. Non seulement vous évitez les problèmes que je développe dans les paragraphes précédents, mais vous divisez d’autant le temps de réalisation graphique.</p>
<p>Chaque graphiste à sa sensibilité, il interprétera le sujet à sa manière, avec ses outils ses processus de production, ses méthodes de travail, et enfin son propre style graphique. Il est foncièrement impossible que deux graphistes produisent des visuels identiques à partir d&#8217;un même sujet, et pourtant leurs différentes propositions peuvent être de qualité identique parce qu&#8217;elles n&#8217;auront pas été construites en dépit d&#8217;autre chose.</p>
<p>Ha accessoirement, vous, chefs de projets, directeurs d&#8217;agence, managers et donneurs d&#8217;ordres qui passez par là, je vous invite à pensez à moi pour vos futurs besoins en matière de sous-traitances… Tout ça pour ça…. pfff</p>


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		</item>
		<item>
		<title>Typekit, Adobe, @font-face et le marché de la typographie</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 15:52:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gestion des ressources créatives]]></category>
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		<category><![CDATA[Métiers]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Typographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous n’êtes certainement pas passé à coté de l’annonce du partenariat entre Adobe et TypeKit. L’article est ici : http://blog.typekit.com/2010/08/16/typekit-and-adobe/. Cette annonce à été grandement diffusée sur Twitter et j’ai impression qu’elle à été perçue comme quelque chose de positif.
C’est vrai que la propriété CSS3 @font-face à ouvert des perspectives à la fois aux graphistes [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous n’êtes certainement pas passé à coté de l’annonce du partenariat entre Adobe et <a href="http://typekit.com/" target="_blank">TypeKit</a>. L’article est ici : <a href="http://blog.typekit.com/2010/08/16/typekit-and-adobe/" target="_blank">http://blog.typekit.com/2010/08/16/typekit-and-adobe/</a>. Cette annonce à été grandement diffusée sur Twitter et j’ai impression qu’elle à été perçue comme quelque chose de positif.</p>
<p>C’est vrai que la propriété CSS3 @font-face à ouvert des perspectives à la fois aux graphistes mais aussi à tous les acteurs de la chaine de production onscreen. La solution semble acceptable pour les aficionados de l’intégration, de la sémantique et de l’accessibilité. A part l’utilisation obligatoire de JavaScript qui en rebute encore certains, la solution semble adoptée par beaucoup de gens. J’en veux pour preuve son acceptation quasi unanime par l’ensemble des concepteurs de gabarits et l’abandon immédiat de solution de remplacement comme <a href="http://www.mikeindustries.com/blog/sifr/" target="_blank">SiFR</a>, <a href="http://cufon.shoqolate.com" target="_blank">Cufón</a> ou <a href="http://www.1stwebdesigner.com/resources/text-replacement-tricks/" target="_blank">autres</a>.</p>
<p>Pour ce qui me concerne, en tant que Designer, ma responsabilité c’est d’offrir aux annonceurs un « Droit à la cohérence ». Partant du principe que ce qui fait l’efficacité d’un positionnement visuel, c’est avant tout la cohérence graphique entre les différents supports de la marque, je suis plutôt enthousiaste à l’idée de voir le taux d’adoption de la propriété @font-face. Lorsque les titrages des supports print d’un annonceur sont tous en Myriad, de pouvoir utiliser la même Police pour les articles de son site web de façon accessible et sémantique me semble plutôt une belle avancée. Merci Adobe et TypeKit, la cohérence visuelle de la marque est respectée, son identité visuelle n’en sera que plus cohérente, perceptible et efficace.<br />
A premier abord, je me réjouis donc de l’apparition de services commerciaux comme TypeKit qui permettent l’utilisation des fontes Adobe en rémunérant l’éditeur. L’offre commerciale de TypeKit est intelligente parce que contextuelle, elle répond au besoin immédiat des éditeurs et créé eux-mêmes les conditions d’un nouveau marché. Mais ne vous y trompez pas, leur démarche n’a rien à voir avec le désir de faire avancer un web ouvert, ni avec la défense du Droit d’auteur. Maintenant on peut aussi s’intéresser aux conséquences de l’apparition de ces nouveaux intermédiaires dans la distribution des polices, à cette évolution du marché de la création et de l’édition de Polices, et à ce que cela implique pour les éditeurs et créateurs du secteur.</p>
<h2>Adobe et TypeKit sont dans un bateau</h2>
<p>Les fontes Adobe sont disponibles chez TypeKit, oui, mais à quel prix ? Réponse : 99 US$&#8230; et avec ça on peut utiliser toutes les fontes du catalogue pendant un an, sur autant de sites qu’on le souhaite et dans une limite de 1,000,000 pages vues par mois.</p>
<p>… Hum …</p>
<p>Bon déjà, je remarque que le prix de cette licence c’est écroulée de 150% en 6 mois. Oui, si je me base sur la capture d’écran de l’article d’Aurélien (<a href="http://all-for-design.com/typographie/typekit" target="_blank">http://all-for-design.com/typographie/typekit</a>)  le prix de cette même licence en Janvier dernier était de 249,99 US$.</p>
<p>Un tel écroulement des tarifs n’est pas anodin. Comment des éditeurs comme <a href="www.fontfont.com/" target="_blank">FontFont</a> ou  <a href="www.larabiefonts.com/" target="_blank">Larabie Fonts</a> ont acceptés de passer d’un prix de vente moyen de 350$ pour l’utilisation d’une fonte à un prix de vente client de 99$ de l’ensemble de leur catalogue commission de TypeKit incluse?</p>
<p>Parallèlement à cela, d’autres sites comme <a href="http://www.fontsquirrel.com" target="_blank">FontSquirrel</a> ou <a href="http://fontdeck.com" target="_blank">Fondeck</a> proposent déjà gratuitement des services très similaires à ceux de TypeKit. A ce rythme qu’en sera-t-il des prix du secteur dans 1 ou 2 ans ?</p>
<p>Je ne suis pas un spécialiste du marché de la Typo mais là, vraiment, que ce passe-t-il ? Qu’est-ce qui justifie un tel écroulement des prix en 6 mois et qu’est-ce que ça nous prépare pour l’avenir ?</p>
<h2>Les intérêts des éditeurs, et ceux des créateurs</h2>
<p>Chez Adobe, ce ne sont pas des philanthropes et ça fait longtemps qu’ils n’ont plus à prouver leurs capacités à gérer des licences. Je devine leur position : L’arrivée de @font-face permet aux concepteurs de sites d’utiliser potentiellement les fontes issues de leur catalogue, et ils ne souhaitent pas passer à coté des dividendes normalement perçu pour ces diffusions. A défaut de toucher les mêmes dividendes qu’avant sur l’utilisation des fontes de leur catalogue, ils tentent de limiter les dégâts et signet le deal. Le partenariat avec TypeKit est certainement vécu par la plupart des éditeurs comme un dernier rempart pour préserver un semblant de rémunération avant l’ouverture de la boite de pandore  (l’utilisation de @font-face et l’hébergement des fontes sur les serveurs des concepteurs sans passer par la case « paiement des droits »).</p>
<p>Je résume la proposition de TypeKit aux éditeurs : « nous vous offrons, moyennant une commission, la possibilité de brader votre catalogue à ceux qui voudront bien continuer payer. Ce sera toujours mieux que de laisser tous le monde utiliser vos fontes gratos ». L’ai-je bien résumé ?</p>
<p>De mon point de vue, le service proposé par TypeKit c’est juste de l’hébergement sécurisé et des statistiques sur l’utilisation des polices. Au final ça n’est pas grand-chose, Adobe avait largement les moyens de développer un procédé identique. Je m’étonne qu’ils ne l’aient pas fait. Il faut croire que le marché de la Fonte n’est pas une priorité pour eux, ni un enjeu commercial.</p>
<p>J’entends les éditeurs partenaires de TypeKit vanter les mérites du service. Gardons quand même à l’esprit que les clients de TypeKit sont volontaires, et que dans leur grande majorité les concepteurs s’ils ont avec @font-face la possibilité d’utiliser gratuitement des fontes en louzdé ne se priveront pas. Rien ne les en empêchera en tout cas. Le système proposé par TypeKit s’arrête là ; la brèche ouverte par @font-face et le problème des éditeurs et des créateurs n’est pas résolu, il juste passablement colmaté avec un Malabar.</p>
<h2>Quelques remarques sur TypeKit</h2>
<p>TypeKit se positionne comme un diffuseur intermédiaire. Avec les multiples partenariats qu’elle à signé avec les éditeurs, la société à la capacité de jouer sur les flux, c&#8217;est-à-dire de réduire ses marges et de se rattraper sur le volume des ventes pour faire son chiffre d’affaire. Ce genre de politique tire toujours les prix vers le bas. On devine aussi que les éditeurs partenaires ont acceptés ces conditions de rétrocession, à mon sens pour ne pas disparaître avec l’arrivée de @font-face. Il va falloir s’attendre à un écroulement des prix des polices et de la valeur quelles représentent dans les mois à venir, sur TypeKit et ailleurs. Le processus est déjà largement entamé.</p>
<p>TypeKit n’est pas créateur de Polices, ils vendent les licences de toutes les fontes de leurs éditeurs au même prix. Pour le consommateur, le prix final d’une police ne tient plus compte, ni du temps de sa création, ni de sa qualité, ni de la « cote » de son créateur, ni du fait quelle ait été déjà rentabilisée ou non. Tous les vecteurs qui justifiaient le prix d’une fonte ou la différence de prix entre une fonte et une autre n’existent plus. En clair : On vend tout au prix le plus bas possible, le meilleur au prix du moins bon.</p>
<p>Avec des prix aussi bas, TypeKit ne pourra pas rémunérer les créateurs contemporains de Polices originales. Les créateurs sont gentils mais quand on ne les paie pas, ils se barrent. Ces starlettes ont prit la sale habitude de revendiquer des besoins : manger, payer un loyer, faire vivre une famille.</p>
<p>Conclusion : TypeKit à terme ne distribuera que des fontes déjà archi rentabilisées commercialement et  issues de gros éditeurs comme Adobe. Ne comptez pas sur le système TypeKit pour valoriser et développer la création typographique.</p>
<h2>Remarques sur le marché</h2>
<p>Les éditeurs sont normalement là pour garantir aux créateurs une rémunération proportionnelle à la vente de leurs œuvres (si, je vous jure). Avec le système de prix fixes au ras des pâquerettes de TypeKit, il est clair que les éditeurs ne garantiront plus rien du tout aux créateurs. S’ils en sont à tenter de préserver un semblant de bénéfice sur l’exploitation de leur catalogue existant il est clair que l’intérêt des auteurs passera après (comment ça, c’est déjà le cas ?).</p>
<p>Ce qui me dérange un peu personnellement, c’est que les petites fonderies indépendantes, celles qui sont encore gérées par des créateurs de Polices et qui ont jusqu’à présent toujours participé à l’avancée de la recherche dans cette discipline ne trouveront pas ni en TypeKit ni en @font-face une solution viable. Ce sont eux pourtant qui représentent l’avenir de la création typographique alors que les gros éditeurs comme Adobe ne font « que » gérer un catalogue existant.</p>
<h2>Quelques prévisions pour l’avenir</h2>
<ul>
<li>Je prévois une grande fête du slip dans laquelle les Polices seront utilisées sans vergogne par une majorité de concepteurs de site : « On ne va pas embêter notre gentil client avec cette histoire de droits d’auteur n’est-ce pas ? ». Les grands gagnants de cette histoire seront les avocats. Si la gestion des droits d’auteur passe aussi par l’engagement d’actions amiables ou en justice pour toucher sa rémunération les auteurs passeront par là. L’arrivé de @Font-face est une véritable aubaine pour tous les juristes spécialisés en Droit d’auteur</li>
<li>Action/réaction : Prévoyez l’apparition de sociétés qui proposeront des  solutions de protection par marquages des fontes pour facilité le travail des avocats.</li>
<li>L’arrivée sur TypeKit de fontes d’excellente qualité comme celles du catalogue Adobe va encore réduire le secteur de la création de fonte sur mesure. L’écart de prix entre une fonte conçue sur mesure et l’utilisation d’une fonte issue du catalogue s’agrandi de plus ne plus. Il va être de plus en plus difficile de vendre du « sur mesure ».</li>
<li>Les procédures d’achats chez les gros annonceurs sont toujours compliquées. Le renouvellement automatique du paiement de la licence proposé par TypeKit va gonfler pas mal d’annonceurs. J’imagine mal le service comptabilité de RENAULT, PEUGEOT ou TOYOTA penser chaque année à renouveler le paiement de 99 € à TypeKit pour poursuivre l’affichage de la Myriad sur le site. Le système de paiement de TypeKit devrait devenir forfaitaire rapidement. De 99€/an, on va rapidement passer à 99€ sans limite de durée.</li>
<li>Apres <a href="www.fontsquirrel.com/" target="_blank">FontSquirrel</a> et <a href="http://fontdeck.com/" target="_blank">FontDeck</a>, j’annonce  l’apparition d’autres solutions gratuites concurrentes de TypeKit. TypeKit pour se défendre de cette concurrence gratuite devrait multiplier les clauses d’exclusivité avec ses partenaires éditeurs et fondeurs. Actuellement certaines fontes comme la Tangerine  de Toshi Omagari vendues sur TypeKit  sont disponibles gratuitement  sur FontSquirrel :  <a href="http://www.fontsquirrel.com/fonts/Tangerine" target="_blank">http://www.fontsquirrel.com/fonts/Tangerine</a>. Si TypeKit ne possède pas l’exclusivité sur les meilleurs catalogues de Polices son modèle économique ne tiendra pas.</li>
<li>Je prévois une baisse très significative de la création de nouvelles fontes. Les créateurs faute de rémunération devraient s’orienter vers des secteurs plus rémunérateurs.</li>
</ul>
<p>Bha, au final il n’y a rien de nouveau sous les étoiles. Le marché évolue, il faut évoluer avec lui. Vous en pensez quoi de tout çà vous?</p>


<p>No related posts.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Et si graphistes et intégrateurs travaillaient enfin ensembles?</title>
		<link>http://demontiers.com/2010/04/et-si-graphistes-et-integrateurs-travaillaient-enfin-ensembles/</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Apr 2010 14:26:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gestion des ressources créatives]]></category>
		<category><![CDATA[Méthodologie]]></category>
		<category><![CDATA[Web design]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers]]></category>
		<category><![CDATA[Processus]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>

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Je m’efforce de ne jamais rentrer dans les polémiques. Elles nuisent aux débats d’idées. Et ces temps-ci je constate avec un peu d’amertume que se multiplient les articles et les coups de gueules dans la blogosphère sur un thème de conception qui m’est cher : L’interaction entre le travail des designers et celui des intégrateurs [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p>Je m’efforce de ne jamais rentrer dans les polémiques. Elles nuisent aux débats d’idées. Et ces temps-ci je constate avec un peu d’amertume que se multiplient les articles et les coups de gueules dans la blogosphère sur un thème de conception qui m’est cher : L’interaction entre le travail des designers et celui des intégrateurs en conception web. Ce sujet m’est cher parce que c’est majoritairement le travail de ces deux ressources qui va conditionner la réussite d’une interface, voir la réussite d’un projet onscreen tout entier.</p>
<p>Donc au fil de mes lectures je tombe de plus en plus souvent sur des suppliques d’intégrateurs qui râlent contre les designers et je trouve aussi des designers pour honnir les intégrateurs. Les uns et les autres s’accusant mutuellement de se coller des contraintes de conception lourdes et étalent leur frustration sans borne. Il en ressort un climat délétère et regrettable sur certains projets, où les uns et les autres se suspectent de nuire à l’intégrité du projet avant même qu’il ait débuté.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Je trouve cette polémique stérile.</p>
<h2>Des interactions Design/intégration inévitables</h2>
<p>Les concessions sont le lot quotidien de tous les concepteurs. Le design contraint forcement l’intégration, de façon corollaire les considérations liées à l’intégration, à la sémantique ou à l’accessibilité contraignent le design. C’est un fait. Tous les concepteurs web sont confrontés à ça et c’est totalement inhérent aux processus de conception.</p>
<p>D’autre part, <strong>parce que les compétences des graphistes et des intégrateurs sont de plus en plus distinctes, les itérations et les interactions entre les designers et les intégrateurs vont devenir de plus en plus fréquentes et nécessaires.</strong></p>
<p>Avec l’avènement des interfaces riches, l’évolution d’HTML, de CSS, l’omniprésence de JavaScript dans les interfaces et l’obligation de gérer l’affichage des données aussi bien coté serveur que client, les personnes initialement formées au design graphique ne peuvent plus revendiquer un bon niveau en intégration. Alors qu’il y a 5 ou 6 ans un designer pouvait aborder HTML et CSS après quelques mois d’efforts, le niveau requit aujourd’hui pour intégrer à un niveau professionnel est assimilable à de l’ingénierie, c&#8217;est-à-dire inabordable pour un autodidacte improvisé. Aujourd’hui je ne connais aucun graphiste qui manipule Ajax et le DOM sur le bout des doigts.</p>
<p>Pour les intégrateurs de formation (devrait-on dire les <strong>développeurs</strong> frontend ?) le design n’est pas plus abordable. L’expérience et la pratique requise pour créer des éléments ou des univers visuels de niveau professionnels demande des années de pratique, une expertise en ergonomie, en marketing, en communication, peut être aussi culture sociologique et psychologique qui ne s’improvise pas. Chacun son métier. Du reste si les designers s’autorisaient parfois à réaliser quelques prestations d’intégration, il a toujours été beaucoup plus rare de voir un intégrateur se lancer dans le design. Dans ce cas l’inexpérience est beaucoup plus visible et ne passe généralement pas le barrage de la validation client.</p>
<p>Il est de plus en plus difficile voir impossible pour une même personne de revendiquer les deux compétences. Le schisme entre les intégrateurs et les graphistes est de plus en plus marqué, donc <strong>la nécessité pour les uns de bien interagir avec les autres devient indispensable.</strong> Dans les faits, l’inévitable séparation des compétences est de plus en plus flagrante, elle s’accentue avec l’évolution du média et celle de ses technologies. Chacun se concentre donc sur ce qu’il sait faire, c’est naturel et préférable.</p>
<p>Selon moi c’est justement parce que ces profils sont de plus en plus dissociés, parce que ces taches sont de plus en plus réalisées par des personnes différentes, voire par des départements différents, <strong>qu’il va falloir adapter les processus de production du passé pour favoriser les échanges entre ces profils. </strong></p>
<h2>Réviser les processus habituels de conception</h2>
<p>Le schéma de conception séquentielle traditionnellement mis en place dans les agences (Conception ergonomique &gt; puis conception des compos graphiques &gt; puis intégration)  fonctionne tant que les designers et les ergonomes maitrisent les contraintes techniques du support de diffusion. Aujourd’hui ça n’est plus le cas et c’est bien pour cela que les concertations entre designers et intégrateurs sont nécessaires. Evidemment, plus ces concertations arriveront tôt dans le processus de conception, moins il y aura d’allers/Retours entre le design et l’intégration.<strong> </strong></p>
<p><strong>Intégrez que la conception frontent ne se fait pas de façon séquentielle ! Les A/R entre les designers et les intégrateurs font partie du processus normal de conception.</strong></p>
<p>Toutes les autres disciplines de conception appliquées (design produits, architecture, etc) ont intégré ces problématiques et digéré ces questions. Alors on s&#8217;y met quand dans le web?</p>


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		<title>Quelle rémunération pour les web designers?</title>
		<link>http://demontiers.com/2010/01/quelle-remuneration-pour-les-web-designers/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 23:37:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gestion des ressources créatives]]></category>
		<category><![CDATA[Top articles]]></category>
		<category><![CDATA[Web design]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>

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		<description><![CDATA[J’aborde ici un sujet sensible, je le sais : Celui de la rémunération des auteurs, et indirectement celui du rapport qu’ils entretiennent avec les agences ou les éditeurs.
Ma position avec cet article n’est pas polémiste. Je relate des faits, j’ouvre le débat et je le fais avec le désir de participer à la construction de [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>J’aborde ici un sujet sensible, je le sais : Celui de la rémunération des auteurs, et indirectement celui du rapport qu’ils entretiennent avec les agences ou les éditeurs.</p>
<p>Ma position avec cet article n’est pas polémiste. Je relate des faits, j’ouvre le débat et je le fais avec le désir de participer à la construction de relations épanouies, confraternelles et enrichissantes entres tous les acteurs du secteur de la conception web.</p>
<h2>Les web designers sont des auteurs</h2>
<p>La dénomination de mon activité, c’est « Consultant en Ergonomie et Design d’interfaces ». J’ai choisi cette dénomination parce qu’elle me semble adaptée à la nature et au niveau des prestations que je propose, adaptée au contexte de mes interventions et compréhensible pour ma clientèle. D’autres proposent ces mêmes services sous d’autres appellations : « Designer interactif », « Directeur artistique », « Architecte visuel », « Webdesigner senior », « Concepteur web »…</p>
<p>Dans les faits, la plupart des professionnels qui pratiquent la création visuelle d’interfaces en freelance cotisent à la Maison des artistes. La création visuelle est une activité dont les fruits (les créations) sont considérés comme des « œuvres de l’esprit » au sens ou l’entend le Code de la Propriété   Intellectuelle. Il faut aussi bien sûr que ces créations comportent un caractère « original », toujours dans le sens où le CPI l’entend.</p>
<p>Les graphistes freelances ou salariés, à partir du moment où ils créés des éléments visuels originaux sont donc bien considérés comme des auteurs et ils bénéficient, eux ainsi que leurs créations, de la protection du droit d’auteur.</p>
<p>J’ai souhaité faire cette mise au point car le statut d’auteur dont bénéficient les graphistes est parfois nié, et les droits d’auteur sont parfois oubliés (par étourderie  bien sûr). Maintenant que les choses sont claires pour tout le monde, on va pouvoir réfléchir tranquillement à l’avenir des relations éditeurs/auteurs dans le monde du graphisme.</p>
<h2>Quelle rémunération pour les auteurs ?</h2>
<p>Les web designers travaillent sur des problématiques métier, et dans le cadre d’une économie de production. Ils sont bien dans le champ de l’art appliqué, et pas dans celui de l’art plastique. Dans les faits, ils sont considérés comme des prestataires de services, leur rémunération est systématiquement forfaitaire et englobe généralement le prix de leur prestation ET le prix de la cession de leurs droits d’auteur sans les distinguer. Le paiement forfaitaire des droits d’auteurs est d’ailleurs prévu par la loi, dans des cas qu’elle cite même :</p>
<p><strong>Art. L. 131-4 du Code de la Propriété Intellectuelle :</strong></p>
<p>La cession par l&#8217;auteur de ses droits sur son œuvre peut être totale ou partielle. Elle doit comporter au profit de l&#8217;auteur la participation proportionnelle aux recettes provenant de la vente ou de l&#8217;exploitation.</p>
<p>Toutefois, la rémunération de l&#8217;auteur peut être évaluée forfaitairement dans les cas suivants :</p>
<ol>
<li>La base de calcul de la participation proportionnelle ne peut être pratiquement déterminée ;</li>
<li>Les moyens de contrôler l&#8217;application de la participation font défaut ;</li>
<li>Les frais des opérations de calcul et de contrôle seraient hors de proportion avec les résultats à atteindre ;</li>
<li>La nature ou les conditions de l&#8217;exploitation rendent impossible l&#8217;application de la règle de la rémunération proportionnelle, soit que la contribution de l&#8217;auteur ne constitue pas l&#8217;un des éléments essentiels de la création intellectuelle de l&#8217;œuvre, soit que l&#8217;utilisation de l&#8217;œuvre ne présente qu&#8217;un caractère accessoire par rapport à l&#8217;objet exploité ;</li>
<li>En cas de cession des droits portant sur un logiciel ;</li>
<li>Dans les autres cas prévus au présent code.</li>
</ol>
<p>Est également licite la conversion entre les parties, à la demande de l&#8217;auteur, des droits provenant des contrats en vigueur en annuités forfaitaires pour des durées à déterminer entre les parties.</p>
<p>Voilà pour le rappel à la loi. Dans la plupart des cas, les cessions de droits des web designers répondent bien à ces critères et peuvent faire l’objet d’une cession forfaitaire.</p>
<p>Une facture de web designer comporte bien deux montants forfaitaires. Un premier  correspondant à la réalisation de la commande, et un deuxième correspondant à la cession des droits de l’auteur.</p>
<h2>La révision de la rémunération</h2>
<p>L’article L131-5 du Code de la propriété Intellectuelle introduit une disposition légale prépondérante dans les relations entre auteurs et éditeurs/agences : lors de la cession forfaitaire du droit d&#8217;exploitation d’un auteur au profit d’un éditeur ou d’une agence, si l&#8217;auteur subit un préjudice de plus de sept douzièmes dû à une lésion ou à une prévision insuffisante des produits de l&#8217;œuvre, alors il pourra provoquer la révision des conditions de rémunération prévues dans le contrat, voire le faire annuler.</p>
<p>En clair : Si une agence ne paie pas assez un auteur pour une œuvre largement diffusée, elle peut être condamnée à lui rétrocéder la partie du chiffre d’affaire qui lui revient.</p>
<p>Pour info, il semblerait selon l’AFD (<a href="http://www.alliance-francaise-des-designers.org/" target="_blank">http://www.alliance-francaise-des-designers.org/</a>) que les tribunaux se basent sur les exemples de rémunérations du Calkulator (<a href="http://www.calkulator.com/" target="_blank">http://www.calkulator.com/</a>) pour évaluer les montants moyens des transactions du design. Si les montants de vos transactions sont trop éloignés des montants du Calkulator, ils pourraient être réévalués, et ce sans prescription me semble-t-il.</p>
<p>Parce que la loi prévaudra toujours sur un accord contractuel entre deux parties, cette disposition permet au législateur de faire appliquer la loi de la proportionnalité aux revenus forfaitaires d’un auteur lésé, et ce à postériori de l’accord contractuel. La loi introduit et justifie ici le droit des auteurs à <strong>gérer leurs droits</strong>, et à les faire valoir jusqu’à leur résolution. Pour l’auteur, c’est une garantie de toucher une rémunération au moins égale à la  rémunération moyenne du secteur.</p>
<p>Cette ingérence étatique dans les rapports contractuels entre les auteurs et les éditeurs est une particularité concédée aux auteurs pour les protéger, et c’est en cela principalement que la cession de droit d’auteur n’est pas un commerce comme les autres. Là aussi c’est un état de fait légal dont les auteurs et les agences doivent tenir compte pour que leurs contrats restent dans le cadre de la légalité.</p>
<h2>A fermer les yeux on se brule</h2>
<p>La négation du Droit d’auteur ne protège ni les auteurs ni les agences. Lors d’une cession de droits d’auteur il y a des bonnes pratiques et de mauvaises pratiques. Les bonnes pratiques consistent à se protéger en travaillant dans le cadre de la loi, et les mauvaises à ne pas se protéger hors du cadre de la loi. Ça n’est pas plus compliqué que ça.</p>
<p>Le droit d’auteur est très protecteur pour les auteurs. Lui et le CPI ont même été créés pour protéger les auteurs et les œuvres des éditeurs. A travers ce dispositif, c’est la culture que l’on protège.</p>
<p>Que vous soyez graphiste, représentant d’une agence ou d’un annonceur : ne niez pas le dispositif légal du CPI et le Droit d’auteur. Faire l’autruche en vous mettant la tête dans le sable pour ne rien voir et ne rien entendre des droits d’auteur vous mettra juste dans l’illégalité, et ça peut coûter cher…</p>
<p>Une cession de droit d’auteur  se négocie entre l’auteur et l’éditeur. Profitons de ce moment de dialogue privilégié pour poser les bases d’une relation riche de sens pour les deux parties.</p>
<h3>Si vous êtes web designer :</h3>
<p>Joignez toujours à vos devis un document qui relate la nature, le contexte, l’étendue et la durée de la cession de vos droits d’auteur négociée avec vos clients. Vous n’avez aucune obligation légale à fournir ce document, mais sans lui ni votre client, ni l’annonceur, ni personne d’autre que vous d’ailleurs ne pourra exploiter légalement vos œuvres. En ne fournissant pas ce document vous mettez vos clients dans une situation délicate : Ils exploitent vos œuvres sans pouvoir prouver posséder ce droit. Rien ne les garanti qu’un jour vous ne puissiez engager des actions à leur encontre.</p>
<h3>Si vous êtes une agence ou un annonceur :</h3>
<p>Négocier la nature, le contexte la durée et l’étendue de la cession des droits de l’auteur et demander bien sûr le document qui relate cette négo. C’est une première disposition indispensable pour vous prémunir, vous ou vos clients d’éventuelles poursuites ultérieures.</p>
<p>Attention, ne cherchez pas à imposer une cession totale et illimitée des droits d’auteur, ces cessions sont invariablement considérées comme abusives et nulles par les tribunaux. C’est logique puisse que leur objectif est de déposséder l’auteur de ses droits et de s’approprier l’exclusivité de la rémunération. D’une manière générale si votre accord floue les droits de l’auteur ou ampute sa rémunération il pourra invoquer la nullité ou la révision du contrat à postériori. Si je me base sur les montants astronomiques des indemnités qui sont versées aux auteurs floués dans ce genre d’affaires, j’aurai plutôt tendance à vous conseiller de vous protéger et faire les choses correctement.</p>
<p>Oui le droit d’auteur contraint les éditeurs et les agences à rémunérer les auteurs en contrepartie de l’exploitation de leurs œuvres. Dans le fond c’est une obligation légale de rémunération, au même titre que le droit du travail qui impose de rémunérer les salariés. Ca n’est pas très agréable pour l’employeur, mais dans le fond c’est juste.</p>
<p>On lit souvent sur les forums des témoignages de graphistes qui vivent des relations difficiles avec leurs clients « à cause », ou « en raison » de ces obligations légales et de l’application du droit d’auteur. La plupart du temps, ces litiges viennent du fait que les cessions de droits sont mal définies, voire pas définies du tout.</p>
<h2>Ma pratique</h2>
<p>Comme beaucoup de professionnels du secteur je me débrouille comme je peux avec la pratique du droit d’auteur, avec le montant de mes cessions de droits et leur négociation. Je sais seulement que mes deux priorités sont</p>
<ol>
<li>De travailler dans la légalité.</li>
<li>De m’assurer des revenus suffisants pour pérenniser mon activité.</li>
</ol>
<p>Dans ma pratique professionnelle je constate que le système de rémunération des web designers est principalement défini par les agences : Les designers freelances sont tenus d’afficher un tarif jour forfaitaire. C’est le modèle de la note d’honoraire. A une tache correspond un prix/jour. Les rémunérations au titre du Droit d’auteur sont encore très marginales en web design.</p>
<p>Malheureusement ce système présente plusieurs problèmes :</p>
<p>Le tarif forfaitaire fixe ne tient pas compte du principe de proportionnalité (Voir l’article de loi cité au dessus). Les honoraires ne subissent pas de variations en fonction de l’étendue, de la durée ou de l’ampleur de la cession des droits de l’auteur. Souvent même, les web designers ne facturent pas du tout de droits d’auteur.</p>
<p>Je ne suis pas juriste et je me demande, dans le cas d’une cession gratuite, dans quelle mesure l’auteur ne pourrait pas demander à postériori une rémunération proportionnelle en contrepartie de cette cession. Quelle est été formalisée ou non, une rémunération égale à zéro ne serait-elle pas invariablement considérée comme abusive par un tribunal ? Y-a-t’il des juristes dans l’assistance ?</p>
<p>A titre personnel, je prends toujours le soin de fournir une note de cession de droits à mes client qui relate précisément la nature, le contexte la durée et l’étendue de la cession de mes droits. C’est déjà un début de garantie tangible pour mes clients.</p>
<h2>Tout cela n’est pas très satisfaisant…</h2>
<p>Je suis partagé. J’aimerai que les rémunérations des cessions de droit d’auteur soient appliquées dans le monde du web comme elles devraient légalement l’être, mais d’un autre coté je doute qu’il soit possible de rémunérer les auteurs à hauteur de ce qu’ils devraient réellement toucher. Le marché me semble encore bien trop fragile. Je trouve seulement dommage que ce soient principalement les auteurs qui en paient les conséquences en acceptant de ne pas facturer leurs cessions de droits d’auteur.</p>
<p>La conception web est un métier jeune, la moyenne d’âge des web designers ne dépasse pas les 28 ans si j’en crois une étude réalisée par l’association Designers Interactifs. Ce sont là deux des multiples raisons pour lesquelles le système de rémunération des auteurs est ce qu’il est. S’il n’est pas remis en cause, c’est soit qu’il convient à tout le monde, soit que les rapports sont tellement inégaux entre ceux qui font le marché et ceux qui le subissent que rien ne bouge…</p>
<p>Je ne suis sûr que de deux ou trois choses : le marché actuel du web design n’est pas représentatif de sa valeur réelle tant les tarifs sont tirés vers le bas et les droits d’auteur aux abonnés absents du système.  Je me doute également que le marché va évoluer avec la maturité de ses acteurs. Là-dessus je suis très confiant.</p>
<h2>Alors que faire ?</h2>
<p>Je n’ai pas de solutions miracle à apporter. Je me dis simplement que les agences n’ont aucun intérêt à paupériser leurs sous traitants. Elles n’ont pas non plus intérêts à ne s’entourer que de prestataires débutants sans expérience choisi uniquement pour leurs tarifs très bas.</p>
<p>Je me dis également que les agences auraient tout intérêt à communiquer sur l’image et les compétences de leurs créatifs. Ca serait bénéfique à tout le monde. Tout le secteur du cinéma bénéficie de la popularité de ses auteurs et de ses réalisateurs. Il en est de même pour la haute couture, la musique ou l’illustration. Ces secteurs sont boostés par des professionnels « bankables » présentés à juste titre comme des exemples. Certaines personnalités sont même des éléments stratégiques dans les plans de communication des marques. Alors pourquoi les web agencys ne communiqueraient –elles pas sur leurs DA phares ?</p>
<p>Pour finir j’ajoute à cet article un petit sondage destiné aux « recruteurs ». Si vous correspondez à ce profil, merci pour les 2 minutes que vous passerez à éclairer le monde sur votre vision du Droit d’auteur :-).</p>
<p>Le Sondage se trouve ici : <a href="http://www.tfaforms.com/137581" target="_blank">http://www.tfaforms.com/137581</a></p>


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