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	<title>Laurent Demontiers &#187; Processus</title>
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		<title>Prototyper une interface dès le Cahier des Charges ?</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 15:58:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La limite des 140 caractères de twitter suffit pour poser une question et entamer un débat, mais pas d’exposer correctement son point de vue. Je fais suite avec cet article à un début de conversation entamée sur twitter avec @ElieSl, @notabene, @ubiquitic, @ecreatures et @fvsch.
Point de départ de la conversation : Je twitte un lien [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>La limite des 140 caractères de twitter suffit pour poser une question et entamer un débat, mais pas d’exposer correctement son point de vue. Je fais suite avec cet article à un début de conversation entamée sur twitter avec @ElieSl, @notabene, @ubiquitic, @ecreatures et @fvsch.</p>
<p>Point de départ de la conversation : Je twitte un lien vers l’article « <a href="http://boagworld.com/design/a-prototype-is-worth-a-thousand-words/" target="_blank">Un prototype vaut 1000 mots</a> » (en anglais dans le texte) de Leigh Howells consultable <a href="http://boagworld.com/design/a-prototype-is-worth-a-thousand-words/" target="_blank">ici</a> .<br />
L’article sonne un peu comme une lapalissade et traite pêle-mêle des enjeux du prototypage et du choix parmi les outils de prototypage disponibles. Ces sujets ont déjà été traités de nombreuses fois par de nombreux personnes. Je ne m’étends pas dessus et vous laisser le lire.</p>
<p>Ce qui motive mon propos du jour c’est le désir de répondre à @ElieSl lorsqu’il parle de l’importance de produire des prototypes pour améliorer la qualité du Cahier des Charges.</p>
<h2>Ça sert à quoi un cahier des charges ?</h2>
<p>De mon point de vue, le cahier des charges est un référentiel dont l’objectif premier est de préciser le cadre et les contraintes de la mission. Il n’a pas pour objectif d’apporter des solutions de conception (c’est justement ce qu’on demande au maitre d’œuvre). Si un Maître d’ouvrage souhaitait produire le cahier des charges le plus exhaustif possible et amener des solutions de conception il devrait les présenter sous forme de recommandations ou de propositions, et pas comme des contraintes obligeantes pour les prestataires.</p>
<p>Un cahier des charges permet aussi et surtout <strong>d&#8217;évaluer les propositions commerciales</strong> de prestataires sur des bases communes.</p>
<h2>Se faire assister ?</h2>
<p>Pour rédiger le cahier des charges le plus exhaustif possible, le Maître d’ouvrage peut se faire assister. Maintenant pour ce que j’observe en conception d’applications onscreen ou de systèmes d’information : Le recours à l’Assistance à la Maîtrise d’Ouvrage (AMOA) est encore minoritaire chez les donneurs d’ordres. Les cahiers des charges sont rarement exhaustifs (peuvent-ils l’être ?) et rarement rédigés par ou conjointement avec des professionnels de la conception ergonomique IHM. Ca on peut effectivement le regretter.</p>
<p>S’il y a eu consultance AMOA en avant-vente, elle a généralement été faite par un consultant orienté « direction technique ».</p>
<p>On peut aussi se demander s’il est souhaitable pour un donneur d’ordres d’inviter son prestataire AMOA à travailler sur la maîtrise d&#8217;œuvre. J&#8217;ai tout de même dans l&#8217;idée que ça lui poserait des problèmes d&#8217;indépendance, car l’un des objectifs du cahier des charges c’est justement de permettre de comparer des devis des postulants à la maîtrise d’œuvre.</p>
<p>On ne peut pas être juge et partie à la fois, alors le donneur d’ordre n’a aucun intérêt à refiler une part de la MOE à son AMOA.</p>
<h2>Alors c’est quoi un CDC pour une prestation d’ergo ou d’architecture de l’information ou de prototypage /wireframing ?</h2>
<p>Certainement un document qui listera :</p>
<ul>
<li>Le contexte technique de l’application existant ou non (architecture technique, liste des bases de données ou des applis qui interagiront avec le système, etc) .</li>
<li>Un inventaire des fonctionnalités.</li>
<li>Un inventaire des contenus.</li>
<li>La liste des applis et framework de développement s’ils sont définis.</li>
<li>La stratégie éditoriale de l’application ou du système.</li>
<li>Les profils des utilisateurs.</li>
<li>Les attentes en matière d’usage utilisateur (accessibilité, résolutions de référence, contraintes des terminaux et navigateurs à prendre en compte, etc).</li>
<li>Les statistiques de visite de l’appli actuelle si elles existent.</li>
<li>Etc…</li>
</ul>
<p>Mais mais… ça veut dire que le consultant AMOA idéal pour une prestation de conception ergo&#8230; c’est une ressources UX ?</p>


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		<title>Le gérant, le presta, et le pot au lait</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 10:36:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tranche de vie quotidienne d’un consultant en ergonomie : Conversation avec un gérant de SSII qui commercialise une solution de gestion de planning pour les services RH de grands comptes.
LD : &#8211; « Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? »
SSII : &#8211; « La refonte graphique de notre appli. Le client pour qui [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Tranche de vie quotidienne d’un consultant en ergonomie : Conversation avec un gérant de SSII qui commercialise une solution de gestion de planning pour les services RH de grands comptes.</p>
<p>LD : &#8211; « Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? »<br />
SSII : &#8211; « La refonte graphique de notre appli. Le client pour qui on l’a conçu veut qu’on l’améliore »<br />
LD : &#8211; « En amont de la phase de redesign, il faut valider l’architecture de l’application, son système de navigation, les interactions entre l’interface et des utilisateurs. Il faut aussi valider et formaliser votre contenu éditorial et fonctionnel. Est-ce que toutes ces phases de conception UX et ergo ont été faites pour la future version de l’appli ?<br />
SSII : &#8211; « Notre application n’a aucun problème d’ergo »<br />
LD : &#8211; « Là, pour créer un nouveau planning, on ne doit pas cliquer sur l’onglet « Plannings » (ça n’est pas là que ça se passe), mais sur l’onglet « Gestion des modèles » pour choisir un modèle de planning parmi ceux prédéfinis. Une fois que le modèle est choisi il faut commencer par effacer une à une toutes les taches pré-remplies dans le planning. Ensuite il faut se rendre dans la rubrique «  Modèles d’entités » ( ?) pour créer un ensemble de taches et enregistrer. Puis il faut se rendre sur l’intranet de votre client, rubrique « RH » &gt; « Associations » pour attribuer le planning à la ressource. Enfin il faut retourner dans l’appli, rubrique « Plannings » pour associer le modèle de taches au planning. C’est ça j’ai bien compris ? »<br />
SSII : &#8211; « Oui ».<br />
LD : &#8211; « Et votre client, il a compris ? »<br />
SSII : &#8211; « Oui. On leur a vendu 5 jours de formation ».<br />
LD : &#8211; « Et il ne vous appelle jamais ? »<br />
SSII : &#8211; « Si régulièrement. Mais c’est parce qu’ils n’ont pas été assez attentifs pendant la formation ».<br />
LD : &#8211; Sinon vous aviez « Planning » / « Nouveau planning ». Deux clics. Vous voulez qu’on y réfléchisse posément?</p>
<p>Dans un film de Disney, là normalement le prospect réalise la voie nouvelle qui lui est offerte. Lui et les animaux de la forêt entament une chanson pour marquer le début d’une nouvelle ère dans la conception de son application.</p>
<p>Dans la réalité, Le prospect ne donne pas suite parce qu’il avait uniquement prévu un budget de 750 € pour la refonte graphique de son appli. Et en plus ce n’est pas facile tous les jours avec ses beaux parents les Tenardiers, surtout depuis la mort de ses parents dans l’effondrement de sa maison.</p>
<p>Moralité : Les designers ne sont pas des magiciens et Pierre Bellemare ne gagnera jamais la finale du 100m au JO de Londres même avec un super costume. De votre coté, validez l’ergonomie de votre appli vous permettra de partir sur les bases saines d’un redesign efficace.</p>
<p>Cette conversation est complètement fictive, je le précise. Toute ressemblance avec une situation réelle ne serait que fortuite. Évidemment.</p>


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		<title>Un graphiste peut-il concevoir plusieurs propositions graphiques d’un même sujet ?</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Nov 2010 09:09:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous êtes annonceur et dans le cadre de l&#8217;appel d&#8217;offres que vous vous apprêtez à publier vous demandez la livraison de plusieurs approches graphiques. Vous espérez là vous offrir la possibilité et le confort de choisir entre plusieurs propositions. Vous êtes formidable.
Mieux, vous êtes chef de projet en agence et l’appel d’offre de votre client [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous êtes annonceur et dans le cadre de l&#8217;appel d&#8217;offres que vous vous apprêtez à publier vous demandez la livraison de plusieurs approches graphiques. Vous espérez là vous offrir la possibilité et le confort de choisir entre plusieurs propositions. Vous êtes formidable.</p>
<p>Mieux, vous êtes chef de projet en agence et l’appel d’offre de votre client demande la présentation de plusieurs pistes graphiques. Qu’à cela ne tienne, vous mettez votre meilleur graphiste sur l’appel d’offre et vous lui demandez de produire ces différentes versions. Vous êtes merveilleux.</p>
<h2>Les designers ne sont pas (tous) des schizophrènes</h2>
<p>Vous a-t-on déjà demandé d&#8217;émettre un avis sur quelque chose ? Je l’espère pour vous. C&#8217;est toujours agréable et valorisant d&#8217;émettre une opinion, de la construire, de structurer son argumentation, puis de la présenter.</p>
<p>Détaillons. Travailler sur un sujet c’est se forger une opinion, construire sa pensée autour d&#8217;arguments pragmatiques retenus parce qu&#8217;on les estime meilleurs que les autres. Travailler sur un sujet c’est surtout faire des choix, retenus eux aussi parce qu’on les estime meilleurs que les autres car plus adaptés au contexte du sujet. Un choix construit sur une analyse fine du sujet et de son contexte forge des certitudes.</p>
<p>Seulement voilà, imaginez maintenant que dans la foulée on vous demande d&#8217;émettre un deuxième avis totalement différent du premier sur le même sujet …</p>
<p>Dans ce contexte vous devrez tout d&#8217;abord intérieurement renier vos certitudes et déconstruire votre argumentation précédente, puis adopter une posture et un angle de vision totalement différent de celui avec lequel vous aviez <strong>naturellement </strong>abordé le sujet afin de mieux contredire vos précédentes certitudes.</p>
<p>La situation n’est pas confortable vous l’avouerez, alors pourquoi l’infliger à ce pauvre graphiste déjà accablé par une vie miséreuse et le poids de l’opprobre ?</p>
<h2>Le syndrome de la proposition pourrie</h2>
<p>Si vous êtes graphiste cela vous est déjà certainement arrivé que l&#8217;on vous demande de produire plusieurs pistes graphiques d&#8217;un même sujet. Si vous êtes chef de projet ou  commercial en agence, cela vous est déjà certainement arrivé de présenter à vos clients plusieurs pistes graphiques d&#8217;un même visuel réalisé par un seul et même graphiste.</p>
<p>Nous sommes entre nous et personne n&#8217;écoute, alors on peut se le dire&#8230; À chaque fois que cette situation s&#8217;est présentée, vous avez été amené à privilégier la présentation d&#8217;une proposition que vous estimiez plus aboutie, et à survoler la présentation de l’autre proposition en espérant qu&#8217;elle  ne soit pas retenue par le client. C’est une belle performance de votre part.</p>
<p>Je ne parle pas ici de propositions moins abouties parce que le graphiste choisi était inexpérimenté ou parce qu&#8217;il n&#8217;a pas eu le temps de concevoir quelque chose de correct, mais bien de ces situations où le graphiste a été contraint d&#8217;imaginer des solutions secondaires, des seconds choix conçus non pas autour d&#8217;arguments constructifs, mais uniquement dans l&#8217;idée de les rendre différents de sa proposition principale et initiale. Non, décidément on ne construit pas une proposition graphique par dépit.</p>
<h2>Oui, mais nous, on veut pouvoir choisir !<strong> </strong></h2>
<p>Quelle belle idée ! Mais en avez-vous seulement les compétences et les moyens ? Agences, commencez par évaluer la demande de l&#8217;annonceur. Un annonceur qui demande plusieurs pistes graphiques vous fait un aveu tacite : il n&#8217;a aucune idée de la stratégie de communication visuelle à mettre en place dans le cadre de sa commande. Il espère juste picorer dans un panel d’idées graphiques agencées sur des critères subjectifs et arbitraires. Cela semble facilitant pour celui qui souhaite acquérir un design sur des critères uniquement esthétiques. Le problème de cette démarche, c’est qu’elle ne repose sur aucun objectif stratégique et qu’elle passe à coté de l’essence même de la communication visuelle : donner du sens.</p>
<p>Si l&#8217;on considère le graphisme comme la traduction visuelle d&#8217;une stratégie définie et validée en amont, en produisant du graphisme sans base stratégique vous desservez l&#8217;image de la marque et mettez en péril la réussite du projet.</p>
<p>Dans ce cas ne serait-il pas plus judicieux de proposer à l’annonceur de faire les choses dans l&#8217;ordre et de définir au préalable sa stratégie de communication visuelle ? La construction d&#8217;une stratégie de communication visuelle ne bride pas le graphiste, au contraire elle donne du sens à son travail.</p>
<h2>Oui, mais le client a toujours raison !<strong> </strong></h2>
<p>C&#8217;est effectivement ce qui se dit dans les bas-fonds du commerce où des vendeurs dégoulinants de bagout promettent n&#8217;importe quoi à n&#8217;importe qui à partir du moment où il y a du pognon à grappiller. C&#8217;est aussi ce que disent les commerciaux débutants prêts à répondre à n&#8217;importe quelle demande absurde de peur de rater une vente.</p>
<p>Dans la réalité, les processus de production visuels requièrent des compétences techniques, répondent à des recommandations stratégiques et sont contraints par les périmètres techniques, stratégiques, ergonomiques, organisationnels et contextuels du projet. Alors non, le client « n’a pas raison » lorsque ses demandes sortent du périmètre du projet ou le desserve.</p>
<h2>Jetez-moi la première pierre !</h2>
<p>Un graphiste qui accepte de produire de multiples propositions d’un même sujet envoi plusieurs signaux forts à son client :</p>
<ul>
<li>« Vous n&#8217;avez aucune stratégie de communication, mais je vais tout de même me lancer dans la production de pistes graphiques multiples ». Super : dans le meilleur des cas, c’est un graphiste qui se fout de la stratégie de ses clients. Il pond du visuel dénué de sens « à la chaine ». Dans le pire des cas, il n’a pas conscience que la construction d’un visuel efficace se base sur une stratégie sensée avoir été définie et validée en amont.</li>
<li>« Vos désirs les plus incongrus sont des ordres ! » Voilà un beau signal pour l’annonceur qui ne se gênera pas pour faire connaître l’enfer au graphiste ou à l’agence. Il n’y a rien de pire dans une négociation que de s’aplatir dès le départ, surtout lorsque la demande initiale est déjà abusive ou nocive pour le projet.</li>
</ul>
<h2>Mais alors que faire ?</h2>
<p>Tâchons de réagir intelligemment et de façon pragmatique (enfin, essayons). Les annonceurs demandent fréquemment des pistes multiples dans leurs appels d&#8217;offres, c&#8217;est une constante dans nos pratiques professionnelles, et il faut faire avec. L&#8217;éducation des annonceurs peut se faire sur le long terme, mais je doute que mon discours sur l’importance de la stratégie de communication ait un écho immédiat chez tous les annonceurs de France. Les annonceurs continueront à demander des propositions visuelles multiples, et les agences continueront d&#8217;en produire.</p>
<p>Il y a par contre une disposition que les agences peuvent prendre immédiatement : ne plus demander à un même graphiste de produire de multiples pistes visuelles lors d’une même livraison. De leur côté les graphistes devraient aussi arrêter de s&#8217;essayer à ces contorsions impossibles. Si les uns comme les autres pensaient à la <strong>sous-traitance</strong> dans ce genre de situation, les projets y gagneraient en qualité.</p>
<p>Le principe idéal c&#8217;est de faire travailler un designer sur chaque piste visuelle. Non seulement vous évitez les problèmes que je développe dans les paragraphes précédents, mais vous divisez d’autant le temps de réalisation graphique.</p>
<p>Chaque graphiste à sa sensibilité, il interprétera le sujet à sa manière, avec ses outils ses processus de production, ses méthodes de travail, et enfin son propre style graphique. Il est foncièrement impossible que deux graphistes produisent des visuels identiques à partir d&#8217;un même sujet, et pourtant leurs différentes propositions peuvent être de qualité identique parce qu&#8217;elles n&#8217;auront pas été construites en dépit d&#8217;autre chose.</p>
<p>Ha accessoirement, vous, chefs de projets, directeurs d&#8217;agence, managers et donneurs d&#8217;ordres qui passez par là, je vous invite à pensez à moi pour vos futurs besoins en matière de sous-traitances… Tout ça pour ça…. pfff</p>


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		<title>Et si graphistes et intégrateurs travaillaient enfin ensembles?</title>
		<link>http://demontiers.com/2010/04/et-si-graphistes-et-integrateurs-travaillaient-enfin-ensembles/</link>
		<comments>http://demontiers.com/2010/04/et-si-graphistes-et-integrateurs-travaillaient-enfin-ensembles/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Apr 2010 14:26:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Je m’efforce de ne jamais rentrer dans les polémiques. Elles nuisent aux débats d’idées. Et ces temps-ci je constate avec un peu d’amertume que se multiplient les articles et les coups de gueules dans la blogosphère sur un thème de conception qui m’est cher : L’interaction entre le travail des designers et celui des intégrateurs [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p>Je m’efforce de ne jamais rentrer dans les polémiques. Elles nuisent aux débats d’idées. Et ces temps-ci je constate avec un peu d’amertume que se multiplient les articles et les coups de gueules dans la blogosphère sur un thème de conception qui m’est cher : L’interaction entre le travail des designers et celui des intégrateurs en conception web. Ce sujet m’est cher parce que c’est majoritairement le travail de ces deux ressources qui va conditionner la réussite d’une interface, voir la réussite d’un projet onscreen tout entier.</p>
<p>Donc au fil de mes lectures je tombe de plus en plus souvent sur des suppliques d’intégrateurs qui râlent contre les designers et je trouve aussi des designers pour honnir les intégrateurs. Les uns et les autres s’accusant mutuellement de se coller des contraintes de conception lourdes et étalent leur frustration sans borne. Il en ressort un climat délétère et regrettable sur certains projets, où les uns et les autres se suspectent de nuire à l’intégrité du projet avant même qu’il ait débuté.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Je trouve cette polémique stérile.</p>
<h2>Des interactions Design/intégration inévitables</h2>
<p>Les concessions sont le lot quotidien de tous les concepteurs. Le design contraint forcement l’intégration, de façon corollaire les considérations liées à l’intégration, à la sémantique ou à l’accessibilité contraignent le design. C’est un fait. Tous les concepteurs web sont confrontés à ça et c’est totalement inhérent aux processus de conception.</p>
<p>D’autre part, <strong>parce que les compétences des graphistes et des intégrateurs sont de plus en plus distinctes, les itérations et les interactions entre les designers et les intégrateurs vont devenir de plus en plus fréquentes et nécessaires.</strong></p>
<p>Avec l’avènement des interfaces riches, l’évolution d’HTML, de CSS, l’omniprésence de JavaScript dans les interfaces et l’obligation de gérer l’affichage des données aussi bien coté serveur que client, les personnes initialement formées au design graphique ne peuvent plus revendiquer un bon niveau en intégration. Alors qu’il y a 5 ou 6 ans un designer pouvait aborder HTML et CSS après quelques mois d’efforts, le niveau requit aujourd’hui pour intégrer à un niveau professionnel est assimilable à de l’ingénierie, c&#8217;est-à-dire inabordable pour un autodidacte improvisé. Aujourd’hui je ne connais aucun graphiste qui manipule Ajax et le DOM sur le bout des doigts.</p>
<p>Pour les intégrateurs de formation (devrait-on dire les <strong>développeurs</strong> frontend ?) le design n’est pas plus abordable. L’expérience et la pratique requise pour créer des éléments ou des univers visuels de niveau professionnels demande des années de pratique, une expertise en ergonomie, en marketing, en communication, peut être aussi culture sociologique et psychologique qui ne s’improvise pas. Chacun son métier. Du reste si les designers s’autorisaient parfois à réaliser quelques prestations d’intégration, il a toujours été beaucoup plus rare de voir un intégrateur se lancer dans le design. Dans ce cas l’inexpérience est beaucoup plus visible et ne passe généralement pas le barrage de la validation client.</p>
<p>Il est de plus en plus difficile voir impossible pour une même personne de revendiquer les deux compétences. Le schisme entre les intégrateurs et les graphistes est de plus en plus marqué, donc <strong>la nécessité pour les uns de bien interagir avec les autres devient indispensable.</strong> Dans les faits, l’inévitable séparation des compétences est de plus en plus flagrante, elle s’accentue avec l’évolution du média et celle de ses technologies. Chacun se concentre donc sur ce qu’il sait faire, c’est naturel et préférable.</p>
<p>Selon moi c’est justement parce que ces profils sont de plus en plus dissociés, parce que ces taches sont de plus en plus réalisées par des personnes différentes, voire par des départements différents, <strong>qu’il va falloir adapter les processus de production du passé pour favoriser les échanges entre ces profils. </strong></p>
<h2>Réviser les processus habituels de conception</h2>
<p>Le schéma de conception séquentielle traditionnellement mis en place dans les agences (Conception ergonomique &gt; puis conception des compos graphiques &gt; puis intégration)  fonctionne tant que les designers et les ergonomes maitrisent les contraintes techniques du support de diffusion. Aujourd’hui ça n’est plus le cas et c’est bien pour cela que les concertations entre designers et intégrateurs sont nécessaires. Evidemment, plus ces concertations arriveront tôt dans le processus de conception, moins il y aura d’allers/Retours entre le design et l’intégration.<strong> </strong></p>
<p><strong>Intégrez que la conception frontent ne se fait pas de façon séquentielle ! Les A/R entre les designers et les intégrateurs font partie du processus normal de conception.</strong></p>
<p>Toutes les autres disciplines de conception appliquées (design produits, architecture, etc) ont intégré ces problématiques et digéré ces questions. Alors on s&#8217;y met quand dans le web?</p>


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		<title>Piocher dans les catalogues des éditeurs d’image : Une solution acceptable ?</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 16:18:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Relations clients]]></category>
		<category><![CDATA[Top articles]]></category>
		<category><![CDATA[Web design]]></category>
		<category><![CDATA[Bénéfices]]></category>
		<category><![CDATA[Processus]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>
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		<description><![CDATA[Je prolonge aujourd’hui la réflexion entamée dans mon précédent article (« Annonceurs, ne négligez pas les besoins de votre projet en images-sources ! » ), et je reste autour du sujet des « sources » en abordant le cas des banques d’images. La lecture de ce nouvel article s’adresse toujours aux annonceurs, mais les créatifs devraient aussi y trouver [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Je prolonge aujourd’hui la réflexion entamée dans mon précédent article (« <a href="http://demontiers.com/2010/04/annonceurs-ne-negligez-pas-les-besoins-de-votre-projet-en-images-sources/" target="_blank">Annonceurs, ne négligez pas les besoins de votre projet en images-sources ! </a>» ), et je reste autour du sujet des « sources » en abordant le cas des banques d’images. La lecture de ce nouvel article s’adresse toujours aux annonceurs, mais les créatifs devraient aussi y trouver matière à réfléchir.</p>
<p>Très peu d’annonceurs peuvent se permettre de faire appel à un photographe pour se doter d’une banque d’image exclusive de haute qualité. J’ai déjà travaillé sur les sites de plusieurs  constructeurs automobiles, dans ce secteur les annonceurs font systématiquement appel à des photographes de pointe pour illustrer les catalogues qui présentent leurs modèles. On imagine mal un constructeur auto négliger la mise en valeur des ses véhicules. Pour un graphiste c’est un vrai bonheur de travailler avec des sources de cette qualité, mais entre le prix des prestations de prise de vue (plus de 120 000 € pour 500 clichés, et les cessions de droits de 1500 € pour l’utilisation de chaque cliché), ces processus sont inabordables pour la plupart des annonceurs.</p>
<p>Aussi, si l’habillage de votre site requiert la création d’un univers illustré dédié exclusivement à votre marque il vous faudra bien faire appel à un illustrateur pour le créer.</p>
<p>Là aussi l’intervention d’un professionnel pour créer de l’imagerie sur mesure est un investissement certes couteux, mais il vous assurera un rendu totalement adapté à vos besoins.</p>
<p>Je ne reviendrai pas sur le propos de l’article précédent mais c’est évidemment toujours mieux de faire réaliser son imagerie sur mesure quand on dispose du budget pour. Faire appel à un professionnel pour cela c’est un choix de direction artistique fort, l’assurance d’une démarche de communication dédiée, complète et identitaire. Lorsqu’on souhaite construire l’identité visuelle de son entreprise,  une imagerie dédiée et entièrement réalisée autour de son positionnement sera toujours plus adaptée. Ce processus est un must encore souvent réservé aux entreprises du CAC 40 et aux studios graphiques.</p>
<p>Je pense maintenant que mon point de vue est assez clair pour tout le monde : la qualité graphique de votre site dépend énormément de la qualité des images sources que vous allez y inclure. Encore une fois, il faut savoir vous donner les moyens de vos ambitions.</p>
<h2>Et quand on n’a pas de banques d’images à disposition ?</h2>
<p>Vous n’avez pas de budget pour les sources ? Vous ne disposez pas de banques d’images en interne ? Vous ne souhaitez pas vous occuper de la recherche de ces sources ? Aucun problème : les graphistes savent où se fournir en visuels. S’il le faut ils iront chercher des sources dans les banques d’images des éditeurs.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Je m’arrête sur ces éditeurs parce que leurs stocks peuvent répondre à 95% des besoins des annonceurs et terme de thématique d’imagerie. Quel que soit votre secteur, vous trouverez toujours sur les sites de ces vendeurs de photos de quoi illustrer vos propos et habiller vos sites.</p>
<p>L’achat d’images (ou plutôt de cession de droits d’utilisation) dans une banque d’image en ligne sera toujours moins cher que de commander une prestation sur mesure à un professionnel. Ces éditeurs jouent sur les flux et leurs auteurs espèrent se rémunérer correctement en multipliant les ventes d’une même source. Ils se trompent, car ce modèle économique n’est majoritairement pas viable pour les auteurs, mais ça n’est pas le propos du jour.</p>
<p>Maintenant même si certains éditeurs en ligne proposent des catalogues de plusieurs millions d’images, ils ne couvriront jamais  l’ensemble des besoins particuliers. Si vous recherchez une photo de deux businessmen aux dents blanches qui se serrent la main vous la trouverez surement parce que le sujet est bateau. Si vous recherchez une photo représentant un cheval déguisé en canard sur un vélo rose devant la tour Eiffel, pragmatiquement vous aurez peu de chance de la trouver. Il faudra ici investir du temps dans la conception d’un photomontage à partir de plusieurs images sources, ce qui revient à réaliser un travail d’illustration &gt; Retour à la case départ. Faites donc attention au réalisme de vos exigences en termes d’imagerie, si elles sont contraintes par votre budget.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Ensuite, je classerai les différents types d’éditeurs de la façon suivante :</p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Les éditeurs de photographes professionnels :</h3>
<p>Leurs catalogues sont constitués d’images réalisées par des photographes ou des illustrateurs professionnels dont les travaux ont été sélectionnés pour leur qualité. Ces sociétés protègent  leurs clients contre d’éventuelles atteintes aux droits d’auteur de tiers. En tant qu’annonceur vous n’aurez jamais de problème avec ces gens sérieux, sauf si vous leur piquez des images.</p>
<p>Comptez entre 250 et 1500 € généralement <strong>par an </strong>pour utiliser un visuel issu de leur stock. Oui j’ai bien dit par an, parce qu’une cession illimitée dans le temps est invariablement considérée comme abusive et rendue caduque par les tribunaux. Ces éditeurs se conforment à la loi, et cèdent les droits de leur catalogue pour des durées limitées. C’est le seul moyen qui permet de rémunérer leurs auteurs de manière proportionnelle à l’exploitation de leurs œuvres (autre obligation légale).</p>
<p>De façon un peu arbitraire, je citerai en exemple de cette catégorie :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.gettyimages.com/" target="_blank">http://www.gettyimages.com/</a></li>
<li><a href="http://www.corbisimages.com/" target="_blank">http://www.corbisimages.com/</a></li>
<li><a href="http://www.imageplus.com/" target="_blank">http://www.imageplus.com/</a></li>
</ul>
<h3>Les éditeurs de perverted crouwdsourcing</h3>
<p>Vous connaissez tous ces éditeurs qui proposent de vous céder le droit d’exploiter et plus encore un catalogue photo pour des sommes ridicules (entre 1 et 10 $ la photo en général). Miraculeux non ?</p>
<p>En lisant leurs CGV, vous vos rendrez compte que ces éditeurs se dédouanent  de toutes responsabilités quand à d’éventuelles atteintes aux droits d’auteurs tiers ou atteintes au Droit à l&#8217;image. En clair vous achetez leur stock à vos risques et péril, car  :</p>
<ul>
<li>rien de vous garanti que les personnes prises en photo dans ces banques d’images n&#8217;engageront pas d&#8217;actions en justice contre vous si vous publiez des photos d&#8217;eux. Lorsque vous achetez une photo sur ces sites, vous n&#8217;avez aucune autorisation écrite de la part des personnes photographiées vous autorisant à utiliser leur image. De fait, ces personnes ou un tribunal en cas de litige pourraient considérer que vous commettez une atteinte à leur Droit à l’image. Vous serez alors condamné.</li>
<li>le propriétaire d&#8217;un lieu ou d&#8217;un bien photographié sur un cliché que vous publiez pourrait aussi engager une action en justice contre vous  puisse que vous le faites sans son accord formalisé (Là aussi c&#8217;est une atteinte au Droit à l&#8217;image).</li>
<li>rien de vous garanti que l’auteur autoproclamé de la photo que vous avez acheté en est réellement l&#8217;auteur. Qui empêcherait un petit malin de se faire de l&#8217;argent de poche en revendant les clichés d’un photographe pro sur ces sites ? Le cas échéant, le diffuseur de l&#8217;image (l&#8217;annonceur) commettrait un délit de contrefaçon sans même le savoir. Il n&#8217;en reste pas moins coupable aux yeux de la loi. Certaines agences et certains annonceurs s’en mordent encore les doigts.</li>
<li>Sur ces sites, les contrats de cessions proposés aux auteurs de photos sont généralement abusifs, et vont parfois même à l&#8217;encontre des dispositions légales prévues par le Code de la Propriété intellectuelle français : les cessions ne comportent généralement pas de limites de durée, de destination, de supports, sur l&#8217;ampleur de l&#8217;exploitation, sur le droit de modification, etc&#8230; Bref, à la demande de l&#8217;auteur, le contrat qui le lie au site pourrait être rompu à tout moment car décrété caduque par un tribunal. De fait, toutes les personnes qui ont achetées les clichés de l&#8217;auteur les utiliseraient sans contrat de cession ( = délit de contrefaçon).</li>
<li>Rien ne vous garanti non plus que vous rémunérez un auteur majeur avec un statut professionnel et qui paie ses charges. Et oui, qui empêcherait un enfant de 12 ans de mettre en vente ses photos au black?</li>
<li>etc…</li>
</ul>
<p>Bon, je ne vais pas trop m’étendre sur le sujet mais en grattant un peu de votre coté vous vous rendrez compte que ces sites sont pour la plupart étrangers, et que leurs Conditions d’utilisation ou les contrats qu’ils proposent à leurs auteurs posent des problèmes lorsqu’on les confronte au Droit d’auteur français.</p>
<p>C’est parce qu’ils ne vous garantissent pas contre  d’éventuels problèmes juridiques suite à l’utilisation de leur stock que de grande agences de comm’ , des web agencies et des studios graphiques sérieux interdisent à leurs graphistes de piocher dans ces stocks.</p>
<p>Sur le plan de la qualité, les photos proposées sont acceptables bien que très en dessous de la qualité des banques pro. Quand on ne vend pas cher il faut vendre beaucoup, alors ici les clichés sont souvent très stéréotypés. Les auteurs qui vendent sur ces sites n’ont généralement pas d’ambition artistique et préfèrent travailler autour de sujets bateaux et vendeurs. Si vous recherchez des clichés de famille heureuse ou de buinessmen en costume vous en trouverez pour 3 $ le cliché. C’est à vous de voir maintenant si vous souhaitez que votre identité visuelle ressemble n’importe quelle plaquette de compagnie d’assurance US. Avec ce genre de sources on pond généralement du « design automatique à pas cher ». C’est un choix.</p>
<p>Pour ne pas leur faire de pub, je ne citerai surtout pas Fotolia, Dreamstime ou Istockphoto en exemple. Non, je ne le ferais pas.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>EDIT : </strong>Corinne (<a href="http://www.inseo.fr/" target="_blank">http://www.inseo.fr/</a> ) et Christophe (<a href="http://www.stpo.fr" target="_blank">http://www.stpo.fr</a>) me citent un exemple édifiant de ce à quoi l’on peut s’attendre en piochant dans les banques d’images. Allez faire un tour ici, la démonstration est parlante :<strong> </strong><a href="http://fairtradephotographer.blogspot.com/2010/03/microstock-why-would-reputable-company.html" target="_blank">http://fairtradephotographer.blogspot.com/2010/03/microstock-why-would-reputable-company.html</a></p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Les sites d’images open source ou en licence Creative Common</h3>
<p><strong> </strong></p>
<p>Là il s’agit de sites qui regroupent des photos prisent par des particuliers. Ils mettent gratuitement à disposition de tous des clichés en général sous licence Creative Common, art libre, GPL ou autre. Ici la qualité des clichés n’est clairement pas en rendez-vous, les stocks sont moins importants que chez les éditeurs professionnels et les moteurs de recherche sont en général peu performants. Chercher une image de qualité sur ces sites, c’est un peu comme tenter un truc fou, entamer une croisade contre l’impossible : il faut rarement moins de 2 heures pour visionner des milliers de photos et trouver 2 ou 3 photos passablement acceptables. Tentez l’expérience, vous verrez que je n’exagère pas.  La gratuité à sa contrepartie.</p>
<p><strong>Exemples :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.sxc.hu/" target="_blank">http://www.sxc.hu/</a></li>
<li><a href="http://www.morguefile.com/" target="_blank">http://www.morguefile.com/</a></li>
<li><a href="http://www.everystockphoto.com/" target="_blank">http://www.everystockphoto.com/</a></li>
</ul>
<p>…pour les meilleurs.</p>
<p>D’une manière générale ne soyez pas naïfs, si vous n’avez pas de budget pour vous constituer une banque d’images sources, vous obligerez vos prestataires à fouiller dans des banques d’images gratuites, et ils vous feront payer ce temps de recherche. S’ils sont obligés de passer du temps à retoucher de mauvaises photos, ils vous factureront ce temps de travail sans réelle garantie de qualité. Oui, une mauvaise photo retouchée ne fait pas forcement une bonne photo.</p>
<p>Pour les tout petits budgets, il vaut encore mieux débloquer une 40aine d’Euros pour acheter des images parmi les stocks des sites de crowdsourcing. Vous limiterez l’incidence de vos choix sur la qualité générale de votre site.</p>
<h2>Mon projet requiert l’achat d’images, comment s’organise-t-on ?</h2>
<p>C’est très simple en général la procédure s’articule de la façon suivante :</p>
<ol>
<li>Le Directeur      Artistique propose un synopsis pour décrire l’univers visuel qu’il va      mettre en place. Il fait aussi des recommandations quant aux moyens pour      se fournir en imagerie. Éventuellement, il peut déjà présenter une présélection      d’images pour illustrer ses propos (Pas la peine de les acheter à ce stade,      les lightboxes servent à ça).</li>
<li>L’annonceur      négocie l’impact financier de cet univers en fonction de son budget.      Il  négocie/valide un budget alloué      aux sources pour son site et l’éditeur (ou les éditeurs)  chez qui le graphiste se fournira.</li>
<li>Le      Directeur Artistique choisi sa sélection définitive d’images ou de sources      en restant dans le budget dédié.</li>
<li>Lorsque      la sélection d’images est validée, il conçoit ses compositions et les      soumet à la validation du client.</li>
<li>Idéalement,      c’est à celui qui diffuse les visuels de s’acquitter des droits de      diffusion afférents. Le client paie donc les droits correspondants à      l’utilisation des sources à leurs éditeurs respectifs. Cette démarche est la      seule qui garantisse aux annonceurs de ne pas d’exposer à d’éventuelles      plaintes d’auteur tiers lorsque les visuels seront publiés. Concrètement,      il suffit au graphiste de réunir les visuels sélectionnés dans une « Lightbox »      sur le site de l’éditeur, et d’en envoyer le lien à l’annonceur pour qu’il      s’acquitte des droits en un clic.</li>
</ol>
<p>Notez aussi que, si la responsabilité de l’achat des droits incombe au diffuseur, le graphiste doit garantir à son client de pouvoir s’acquitter de ces droits, donc d’en assurer la traçabilité. Pour ce qui me concerne lorsque je livre une composition graphique qui inclue des sources, je livre également un document exel qui liste toutes les sources utilisées dans ma compos (les typographies, les photos, les illustrations, les icones, les Brushes ou palettes utilisées, bref tout ce qui peut demander le paiement de droits ou l’autorisation d’auteurs tiers).</p>
<p>Pour les photos par exemple, mon document précise.</p>
<ul>
<li>Le nom du fichier</li>
<li>L’endroit où le fichier à été inclus (le nom du psd)</li>
<li>Le nom de l’éditeur</li>
<li>Le nom de l’auteur</li>
<li>Si l&#8217;éditeur garantit les autorisations des figurants et propriétaires des lieux/biens présents sur l’image.</li>
<li>Une brève description de l’image</li>
<li>La taille du fichier et sa résolution.</li>
<li>Un lien vers les conditions de la cession des droits.</li>
<li>Le prix estimé (ça n’est qu’une indication) de l’utilisation de la photo.</li>
<li>Un aperçu de l’image</li>
</ul>
<p>Allez, parce que je suis gentil je mets à votre disposition un exemple de fichier de tracking sources livré la semaine dernière : <a href="http://demontiers.com/wp-content/uploads/2010/04/tracking_TDC_1" target="_blank">Télécharger le fichier tracking_TDC_1</a></p>
<p>Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Je conclu en soulignant que j’aborde ici quelques considérations sur les bonnes pratiques de conception. C’est à vous maintenant de prendre vos responsabilités d’annonceurs ou de graphistes et de les suivre ou pas. De la manière dont vous allez gérer vos sources dépends la qualité de votre site, je vous parle aussi de gain de temps et de gain d’argent. Offrez à vos fournisseurs les moyens de travailler correctement, vous ne vous en porterez que mieux.</p>


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		</item>
		<item>
		<title>Annonceurs, ne négligez pas les besoins de votre projet en images-sources !</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 16:37:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Méthodologie]]></category>
		<category><![CDATA[Relations clients]]></category>
		<category><![CDATA[Web design]]></category>
		<category><![CDATA[Processus]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça y est, je lève le nez après 6 semaines de travail acharné. Cette moyenne de 80h de travail hebdomadaire, ne m’a pas permis de consacrer du temps à la rédaction d’articles. Ça s’arrangera dans le mois à venir.
J’ai une petite heure devant moi, et j’en profite pour destiner cet article à mes amis annonceurs [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Ça y est, je lève le nez après 6 semaines de travail acharné. Cette moyenne de 80h de travail hebdomadaire, ne m’a pas permis de consacrer du temps à la rédaction d’articles. Ça s’arrangera dans le mois à venir.</p>
<p>J’ai une petite heure devant moi, et j’en profite pour destiner cet article à mes amis annonceurs en abordant un sujet bien connu des designers web parce qu’il conditionne souvent le rendu de leurs productions : la qualité des sources fournies sur un projet, et en particulier la qualité des banques d’images mises à leur disposition (ou pas).</p>
<p>Beaucoup d’annonceurs <strong>négligent voire occultent totalement</strong> leurs besoins en termes d’images-sources :</p>
<ul>
<li>Quel graphiste n’a jamais reçu un audacieux (auto-)entrepreneurs souhaitant se lancer dans le e-commerce sans avoir pensé au budget photo nécessaire pour présenter son stock ?</li>
<li>Quel graphiste n’a jamais entendu un client lui dire « j’adore votre portfolio, et je voudrais la même qualité graphique pour mon site » ?</li>
</ul>
<p>Soyons réalistes : un portfolio à pour unique objectif de ne présenter que le meilleur de la production visuelle d’un graphiste, et celui-ci a souvent passé plusieurs mois à concevoir et retoucher l’habillage de sa propre interface. Les studios de créa sont eux aussi tenus d’être très démonstratifs sur leurs compétences graphiques et <strong>investissent légitimement  des dizaines de milliers d’euros</strong> dans les visuels qui habillent leurs sites. Évidemment ces sites sont plaisants à voir mais de façon réaliste vous ne pourrez pas obtenir la même qualité graphique sans le budget adéquat. Oubliez ces sites et basez-vous sur des modèles plus adaptés à votre contexte.</p>
<p>D’autres annonceurs sous-estiment l’importance de la qualité des images sources. Les graphistes sont aussi trop souvent contraints par la qualité médiocre des images sources qu’on leur fournit pour travailler.</p>
<p>Chers  amis annonceurs, réservez vos photos personnelles à votre cadre privé. Les photos  prises par votre neveu ou par Robert du service compta (rayer la mention inutile) dévoué à cette tache parce qu’il a acheté le dernier Nikon seront probablement plus une contrainte qu’une aide pour le graphiste qui habillera votre interface.</p>
<p>Je parle en connaissance de cause : pour un graphiste, travailler avec des images pourries c’est une contrainte extrêmement lourde. Vous ne demanderiez pas à un pilote de gagner les 24h du Mans avec une mobylette, alors ne demandez à un graphiste de vous créer une interface graphiquement acceptable à base d’images pourries ou qui présentent des traitements visuel totalement incohérents. Il faut vous donner les moyens de votre ambition.</p>
<p>Les images-sources, ce sont les ingrédients de base d’une composition graphique. Même le meilleur cuisinier du monde ne réussira pas un bon plat avec des ingrédients périmés depuis 3 ans. En tant que prestataire, il m’est déjà arrivé de décliner un projet parce que j’estimais les budgets alloués aux images sources beaucoup trop bas pour son contexte. Je ne sais pas pour vous, mais moi en tant que professionnel je ne m’engage pas à réaliser un travail dont je sais par avance qu’il ne contentera personne, ni l’annonceur, ni les utilisateurs, ni l’agence, ni moi.</p>
<h2>Comment définir vos besoins en termes d’images-sources ?</h2>
<p>Pour moi les besoins clients en terme d’images sont à définir très en amont dans le projet, parfois même avant la signature du contrat. C’est important pour l’annonceur s’il souhaite connaître le montant global de son investissement, et c’est important pour le prestataire qui doit définir la nature de sa prestation et la chiffrer.</p>
<p>Même si vous n’êtes pas graphiste, et que vous estimez (légitimement) ne pas devoir rentrer dans les considérations graphiques de votre projet, vous devrez vous renseigner sur l’investissement que ces sources représentent. Cet investissement est très variable, il peut s’étaler sur plusieurs années. Autant s’en rendre compte tout de suite.</p>
<p>Les besoins d’un projet en termes de banques d’images-sources dépendent grandement de la direction artistique. <strong>Imaginer un univers visuel très immersif qui demande la production d’illustrations dédiées et exclusives demande un investissement financier important</strong>. Croyez-moi, le sur-mesure en design, c’est un vrai luxe.</p>
<p>D’autres projets peuvent demander moins de sources, moins d’images ou un travail moins important sur ces illustrations d’habillage. En fonction du niveau d’exclusivité requit pour un projet, on peut par exemple substituer la production d’illustrations dédiées à la recherche de photos ou d’illustrations dans des banques d’images payantes. Il en existe pour tous les budgets.</p>
<h3>En bref :</h3>
<ul>
<li>Entendez-vous avec le Directeur Artistique ou le graphiste qui imaginera le design de votre interface sur les grandes lignes de l’univers graphique à concevoir. C’est à faire évidemment avant la production des compositions graphiques.</li>
<li>Formalisez en fonction de votre budget le ou les  moyens de fourniture des images-source. S’il faut que votre prestataire fournisse des visuels ou si vous les amenez vous-même, le prix de la prestation ne sera pas le même. C’est durant cette phase itérative que vous définirez avec lui si votre projet requiert la conception d’une banque d’image dédiée et exclusive.</li>
<li>Définissez avec le Directeur Artistique s’il faudra faire appel à un illustrateur, à un icôniste ou à un photographe tiers pour constituer votre banques d’images (et éventuellement, lequel).</li>
<li>Si vous disposez déjà de banques d’images, mais si celles-ci requièrent beaucoup de retouches, c’est aussi à considérer dans la nature de votre demande.</li>
<li>Enfin, entendez-vous avec le graphiste sur le niveau de qualité attendu pour votre projet. Il vous aidera à exprimer, à définir ces besoins et les dégradera harmonieusement avec votre accord au regard de votre budget. La réalité des projets se passe souvent comme ça : la bonne pratique de conception consiste à confronter les besoins du projet avec le budget alloué aux sources. Le designer à un rôle important à jouer dans cette phase de négociation parce qu’il est le plus habilité à estimer les besoins du projet en terme d’imagerie.</li>
</ul>
<h2>A suivre…</h2>
<p>Voilà, j’en termine avec la première partie de cet article en espérant avoir convaincu les plus réfractaires de l’importance d’un budget adéquat pour la constitution d’une imagerie digne de ce nom souvent indispensable à beaucoup de projets web.</p>
<p>Bon, il faut que j’apprenne à synthétiser plus mes pensées pour réduire mes temps de rédaction:-). Le sujet des images –sources est vaste et il tient une place importante dans les processus de conception web mais je ne tiens pas à y passer la soirée.</p>
<p>Je poursuivrai sur cette thématique demain avec un autre article « Piocher dans les catalogues des éditeurs d’image. Une solution acceptable ? »</p>
<p>A demain</p>


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		</item>
		<item>
		<title>Typologies web et la juste répartition des budgets de conception</title>
		<link>http://demontiers.com/2010/01/typologies-web-et-la-juste-repartition-des-budgets-de-conception/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Jan 2010 13:52:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gestion des ressources créatives]]></category>
		<category><![CDATA[Méthodologie]]></category>
		<category><![CDATA[Relations clients]]></category>
		<category><![CDATA[Processus]]></category>
		<category><![CDATA[Rationalité]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous êtes maitre d’œuvre, votre première attribution consiste à répartir intelligemment les budgets alloués à la production d’un projet. Plus les budgets sont répartis de manière judicieuse et adaptée, plus les équipes de production disposent de vecteurs de réussite (nombre de ressources, temps, matériels, etc) pour répondre aux besoins du client et ses utilisateurs. [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous êtes maitre d’œuvre, votre première attribution consiste à répartir intelligemment les budgets alloués à la production d’un projet. Plus les budgets sont répartis de manière judicieuse et adaptée, plus les équipes de production disposent de vecteurs de réussite (nombre de ressources, temps, matériels, etc) pour répondre aux besoins du client et ses utilisateurs.  La qualité générale d’un projet en production en dépend totalement. Un budget bien répartit, même petit, c’est assurance d’un projet réussit.</p>
<p>J’enfonce des portes ouvertes ? Oui, c’est vrai. Pourtant la plupart des échecs de conception que j&#8217;observe autour de moi sont imputables à des erreurs de gestion et de répartition des budgets.</p>
<p>Les professionnels en cause ont beau le savoir, ces erreurs de gestion surviennent quand même, et aussi pour des raisons contextuelles beaucoup moins maitrisables. Les gros projets sont rarement gérés/gérables par une seule personne, et les interactions entre les ressources ne sont pas toujours optimisées. J’ai participé à des projets où je n’aurai pour rien au monde souhaité prendre la place du chef de projet. Je ne jette la pierre à personne, ça n’est pas le propos.</p>
<p>Un budget mal répartit en conception, et c’est toute la qualité générale du projet qui vacille.</p>
<h2>Nature et répartition</h2>
<p>La répartition des budgets est aussi réalisée en fonction de la nature des projets.</p>
<p>Un site destiné aux aveugles traitant d’un sujet lié au handicap visuel devra choyer ce segment d’utilisateurs. Une grande part du budget doit être réservée au respect des standards et au respect des normes d’accessibilité lors des phases d’intégration. Concrètement, ça passe par le recrutement de ressources spécialisées dans ce domaine, et la prévision d’un temps de conception réaliste pour obtenir les résultats escomptés.</p>
<p>Si vous lancez une opération de communication en ligne pour promotionner un produit destiné aux 15/25 ans, votre objectif premier sera de répondre aux attentes de ce public. Votre site présente votre produit dans un univers qui créé une connivence entre votre marque et votre  population cible. Votre campagne doit avoir du sens pour qui elle s’adresse. Réservez une grande partie de votre budget au marketing, à la scénarisation de votre site et à son design.</p>
<p>Vous réalisez une application métier, ou un intranet ? Il vous faudra investir beaucoup de temps de réflexion avec les clients pour comprendre et récolter toutes les informations métier, réunir tout les contenus qui seront centraliser sur le site, définir les technologies les plus appropriées. Ici la gestion de projet est un poste important. Il y a beaucoup de services à gérer. Il y a aussi en général un gros travail d’ergonomie sur ce genre d’application. C’est deux postes sont en général à privilégier dans la répartition du budget.</p>
<p>Je pourrais décliner ces exemples à l’infini. Chaque projet est différent, et demande une répartition dédiée des budgets en fonction du contexte mission. Mais au-delà de ces considérations particulières propres à chaque projet, on peut tout de même tirer des enseignements du passé et se faire une idée des besoins d&#8217;un projet en cours de conception en observant les modèles de conception des missions précédentes.</p>
<p>Je suis aussi de ceux qui apprennent beaucoup en observant les modes de fonctionnement des missions passées. C’est une position que beaucoup d’agences n’ont malheureusement pas le temps d’adopter.</p>
<h2>Formaliser la répartition de ses budgets</h2>
<p>Allez, je vais me mouiller un peu : Toujours dans l’idée de capitaliser l’expérience passée, voici comment je formaliserai la répartition des budgets pour les types de projets suivants :</p>
<h3>Les sites de communication</h3>
<div id="attachment_676"  class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-676" title="Sites de communication" src="http://demontiers.com/wp-content/uploads/2009/12/graph-com1.jpg" alt="Sites de communication" width="592" height="282" /><p class="wp-caption-text">Sites de communication</p></div>
<p>Je pense ici aux sites conçus pour accompagner le lancement d&#8217;une campagne, d&#8217;un produit, ou pour communiquer sur un événement. En général ici, l&#8217;objet du site est soigneusement défini et le budget design est souvent privilégié.</p>
<p>Dans ce genre de site, si une bonne part de votre budget profite à la conception ergo ou à l&#8217;intégration, vous êtes probablement en train de passer à coté du sujet.</p>
<h3>Les applications métier</h3>
<div id="attachment_673"  class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-673" title="graph-metier" src="http://demontiers.com/wp-content/uploads/2009/12/graph-metier1.jpg" alt="Applications métier" width="592" height="282" /><p class="wp-caption-text">Applications métier</p></div>
<p>Pour les applications métier, les intranets ou autres interfaces modulaires, la vraie plus-value se trouve en général dans la gestion de projet. Ce sont des applications dont la conception requière l&#8217;implication de beaucoup d&#8217;acteurs. Si la gestion de projet n&#8217;est pas assurée vous allez dans le mur. Le développement et l&#8217;ergonomie aussi sont des points cruciaux sur ce type de projet : ce sont des applications complexes, modulaires/modulables avec souvent différents profils d&#8217;utilisateurs connectés, possédant différents droits sur l&#8217;interface. Les contenus peuvent aussi venir de nombreux systèmes connexes. Sauf cas particulier, vous n&#8217;aurez pas besoin ici de placer une grande partie de votre budget dans la créa graphique. Le design ici sert l&#8217;accès au contenu.</p>
<h3>Les sites E-commerce</h3>
<div id="attachment_670"  class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-670 " title="graph-ecomm" src="http://demontiers.com/wp-content/uploads/2009/12/graph-ecomm.jpg" alt="Sites E-commerce" width="592" height="282" /><p class="wp-caption-text">Sites E-commerce</p></div>
<p>La conception de boutiques en ligne demande en général de répartir assez équitablement le budget entre les différents postes de conception. Mon graphique ne tient pas compte des budgets nécessaires pour produire le contenu (les photos d&#8217;un catalogue par exemple). Ici minoré, c&#8217;est un poste qui peut demander beaucoup d&#8217;investissement si vous devez photographier et détourer 2000 produits avant la mise en ligne de votre catalogue.</p>
<h3>Les portails d&#8217;information/sites magazines</h3>
<div id="attachment_756"  class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-756" title="graph-info2" src="http://demontiers.com/wp-content/uploads/2010/01/graph-info1.jpg" alt="graph-info2" width="592" height="282" /><p class="wp-caption-text">graph-info2</p></div>
<p>Je me base ici sur les 2 derniers projets de presse en ligne sur lesquels j&#8217;ai travaillé. Ils étaient je mense assez représentatifs du secteur : Une ergonomie bien pensée, un design claire et lisible, et surtout un gros travail sur le contenu éditorial avant le lancement du site. Ça n&#8217;étonnera personne.  Ces projets ne privilégient en général pas le développement puisque les fonctionnalités présentent sur ce type de site sont souvent déjà incluent dans les systèmes de gestion de contenus. Idem pour l&#8217;intégration, puisse qu&#8217;il convient ici de rationaliser les gabarits au maximum pour en limiter le nombre.</p>
<h3>Exemple de projet planté</h3>
<div id="attachment_680"  class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-680" title="Projet planté" src="http://demontiers.com/wp-content/uploads/2009/12/graph01.jpg" alt="Projet planté" width="592" height="282" /><p class="wp-caption-text">Projet planté</p></div>
<p>Ha sinon, pour terminer cet article en beauté, je vous présente la répartition budgétaire d&#8217;un projet sur lequel je suis intervenu une journée et demi l&#8217;an dernier. Un portail d&#8217;information dont la conception avait été confié à une SSII. Leur chef de projet a dû s&#8217;agiter pendant 3 ou 4 mois et s&#8217;accaparer à lui tout seul la majeure partie du budget. Pour le reste : zéro Euros dans l&#8217;ergonomie et 1400 € pour le design. Pas mal pour un budget de plus de 40.000 €.</p>
<p>Si un jour vous prenez cette voie, attendez-vous à ce que votre projet soit mis à la poubelle peu de temps après sa mise en ligne ou même avant. C&#8217;est en l&#8217;occurrence ce qui s&#8217;est passé pour le projet dont je parle.</p>
<p>Et vous alors? Prendriez-vous le temps de formaliser les répartitions budgétaires de vos précédents projets ? Ne pensez-vous pas en tirer quelques enseignements?</p>


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		</item>
		<item>
		<title>Note de conception : Faciliter la consultation de bases de données</title>
		<link>http://demontiers.com/2010/01/703/</link>
		<comments>http://demontiers.com/2010/01/703/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 05 Jan 2010 17:04:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ergonomie des interfaces]]></category>
		<category><![CDATA[Web design]]></category>
		<category><![CDATA[Méthodologie]]></category>
		<category><![CDATA[Navigation]]></category>
		<category><![CDATA[Processus]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous ne vous êtes jamais demandé comment faisaient des sociétés comme Ebay, Amazon, ou Kelkoo pour rendre des millions d’objets accessibles via une interface. Imaginez-vous la difficulté qu’on aurait à trouver notre bonheur parmi toutes ces références si elles n’étaient pas rendues accessibles par des systèmes de navigation intelligemment conçus. C’est notre sujet du jour.
Naviguer [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous ne vous êtes jamais demandé comment faisaient des sociétés comme Ebay, Amazon, ou Kelkoo pour rendre des millions d’objets accessibles via une interface. Imaginez-vous la difficulté qu’on aurait à trouver notre bonheur parmi toutes ces références si elles n’étaient pas rendues accessibles par des systèmes de navigation intelligemment conçus. C’est notre sujet du jour.</p>
<h2>Naviguer dans une base de données</h2>
<p>Oui je parle bien de systèmes de navigation. Les concepteurs disposent de 4 grandes typologies de systèmes.</p>
<ol>
<li>Les systèmes de recherche</li>
<li>La catégorisation</li>
<li>Le tri ou le filtrage.</li>
<li>Les systèmes hybrides ou imbriqués</li>
</ol>
<p>Avec l’avènement depuis 7 ou 8 ans d’Ajax et de JavaScript la conception de formulaires complexes, synchrones ou asynchrones, a été grandement facilitée. Il n’est pas rare que les systèmes de navigation dans les bases de données proposent plusieurs procédures d’actions séquentielles, d’autres transverses, et parfois des systèmes hybrides.</p>
<h3>Les Systèmes de recherche simples et avancées</h3>
<p>La procédure de recherche est séquentielle : L’utilisateur sait (souvent partiellement) ce qu’il cherche, il remplit un champ libre (text input), éventuellement émet des choix par catégorisation pour préciser dans quel segment de la base la recherche doit s’effectuer. La validation de sa recherche affiche un gabarit ou une zone de résultat. La précision du résultat dépend de la précision de la requête, et de la taille de la base bien sûr.</p>
<p>Dans ce genre de système il est difficile pour l’utilisateur d’estimer le nombre d’occurrences qui s’afficheront dans la zone de résultats. Contrairement aux autres systèmes de navigation, ici l’utilisateur engage son action sans pouvoir visualiser les données de la base.</p>
<p>Sur le plan cognitif, la recherche est souvent perçue comme une navigation aveugle dont la réussite dépend de l’efficacité du système. Ici l’utilisateur se repose sur la performance du système pour l’éclairer dans sa recherche. Il y a là un rapport de confiance qu’il ne faut pas trahir.</p>
<h3>Les systèmes de catégorisation</h3>
<p>Très utilisé en E-commerce, la recherche d’un objet passe par la navigation dans des univers, des catégories et des sous catégories. Ici les choix sémiotiques sont primordiaux. L’utilisateur doit connaître l’univers des données présentées pour savoir comment naviguer. Ca peut être un inconvénient sémantique, mais ce genre de système permet aussi de développer des univers visuels distincts les uns des autres.</p>
<p>L’approche est très différente sur le plan cognitif : On remplace l’efficacité du système navigationnel de recherche ou de tri par une immersion dans un univers. Ce sont les émotions qui gèrent la navigation. Plus l’univers est immersif, plus l’utilisateur acceptera de passer du temps à le parcourir. Comme toutes les approches émotionnelles, le confort et le plaisir de la recherche sont ici privilégiés sur l’optimisation du délai impartit à la recherche.</p>
<h3>Les systèmes de tri ou de filtrage</h3>
<p>On revient dans le rationnel. Ces systèmes permettent d’affiner une recherche ou la navigation dans une base grâce généralement à des éléments de formulaires. Ainsi, on peut choisir d’associer une recherche à des critères de prix, couleurs, tailles, temps, marques, notation…etc. Parfois cette phase de tri/affinage peut aussi se faire sur les résultats de la recherche.</p>
<h2>Recommandations de conception</h2>
<p>Finalement, je crois que ce qui fait la qualité d’un système de recherche ou de navigation dans une base, c’est</p>
<ol>
<li>La simplicité du système :      Il doit traiter un maximum de besoins utilisateurs en un minimum d’actions.</li>
<li>La pertinence du système de navigation au regard de la nature des données.</li>
<li>L&#8217;adaptabilité du système à ses utilisateurs :      Il doit proposer différents moyens navigationnels pour arriver à ses fins.      Ce point me semble important dans la mesure où le système doit se mettre à      la disposition du mode de fonctionnement de chacun, et pas l’inverse.</li>
<li>La correspondance des      cognitions induites par le système de navigation avec la stratégie de      communication du site et le profil-type de l’utilisateur : Dans une      stratégie de communication qui privilégie l’émotionnel, les cognitions      engendrées par l’utilisation du système de navigation doivent respecter ce      positionnement et on privilégiera un système de navigation immersif ou      ludique par exemple. Inversement, dans un cadre rationnel, le système privilégiera la      logique, la rapidité de la recherche, ainsi que la pertinence et l’affinage      des résultats.</li>
</ol>
<p>Notez aussi que la réussite d’une recherche est aussi assurée par la précision de la requête utilisateur d’une part, mais aussi par son niveau de connaissance de l’univers de la recherche.</p>
<p>Ici plus qu&#8217;ailleurs c&#8217;est le profil de l&#8217;utilisateur qui va guider la  conception. Lorsqu&#8217;on travaille sur un système de recherche/navigation dans une base de données, le meilleur moyen d&#8217;être efficace, c&#8217;est de pratiquer la conception centrée utilisateur.</p>
<h2>Études de cas</h2>
<h3>Amazon.fr</h3>
<div id="attachment_720"  class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-720" title="amazon1" src="http://demontiers.com/wp-content/uploads/2009/12/amazon1.jpg" alt="Recherche avancée sur Amazon" width="592" height="317" /><p class="wp-caption-text">Recherche avancée sur Amazon</p></div>
<p>Il y a une dizaine d&#8217;année, je râlais contre les ténors du e-commerce dont je trouvais les sites graphiquement pauvres, Amazon et Ebay en tête. Il m&#8217;a fallut du temps et de la pratique pour me rendre compte qu&#8217;au delà de l&#8217;esthétique visuelle, ces interfaces étaient des exemples d&#8217;efficacité à suivre. Ces sites ont des stocks énormes et c&#8217;est un vrai enseignement que d&#8217;observer les outils mis en place pour y naviguer. J&#8217;irai même jusqu&#8217;à dire que les systèmes de navigation imaginés pour parcourir ce genre de bases de données sont pour leurs éditeurs un enjeu stratégique et de réussite crucial.</p>
<p>Amazon par exemple complémente sa navigation principale par un formulaire de recherche simple (1), et secondairement d&#8217;un moteur de recherche avancée (présenté ici). L&#8217;utilisateur dispose de trois systèmes de navigation pour trouver son bonheur. Ce triptyque est un schéma très traditionnel.</p>
<p>Sur ce gabarit, la recherche avancée se déroule en deux temps : Il faut d&#8217;abord choisir un univers dans la colonne de gauche (2 : sélection catégorielle), puis choisir d&#8217;affiner sa recherche en sélectionnant des critères transverses (3) avant de lancer la recherche.</p>
<p>Amazon privilégie d&#8217;abord la navigation dans son stock par le rubriquage, ce qu&#8217;ils appellent &laquo;&nbsp;les boutiques&nbsp;&raquo;. Comme ils présentent un stock énorme et des catégories de produits très variées, il leur est difficile de présenter l&#8217;intégralité de leurs produits sans les segmenter par un système de catégorisation ou d&#8217;univers (souvenez-vous, mon point 2) ci dessus : &laquo;&nbsp;ce qui fait la qualité d’un système de recherche ou de navigation dans une base, c’est 2) la pertinence du système de navigation au regard de la nature des données.&nbsp;&raquo;). L&#8217;objectif est d&#8217;inviter l&#8217;utilisateur à parcourir le stock avant de faire, peut être une recherche simple, puis une recherche avancée.</p>
<h3>Blue Nile</h3>
<div id="attachment_723"  class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-723" title="Recherche dans la base blueNile" src="http://demontiers.com/wp-content/uploads/2009/12/blueNile1.jpg" alt="Recherche dans la base blueNile" width="592" height="317" /><p class="wp-caption-text">Recherche par filtrage dans la base blue Nile</p></div>
<p>J&#8217;adore cette interface, c&#8217;est un vrai bijou (ok, je sors). <a href="http://fr.bluenile.co.uk/" target="_blank">Blue Nile</a> est un courtier en diamants, l&#8217;interface présentée ici permet de choisir son bonheur dans le stock du diamantaire.</p>
<p>En dehors des rubriques informatives du site, toute son architecture tourne autour de cette page de recherche. C&#8217;est le cœur du site. Ici, la recherche de diamants se fait par filtrage et tout se passe sur cette seule et même page. Ici la liste complète des diamants est visible. Pour affiner sa recherche l&#8217;utilisateur commence par filtrer le stock en fonction de critères aussi variés que précis. Notez au passage l&#8217;utilisation de sliders que je trouve très efficaces dans ce contexte (zone 1).</p>
<p>Ici tout est lisible, logique, fonctionnel, affordant. Il y a beaucoup d&#8217;éléments de filtrage, mais leur agencement logiquement conçu dans le sens de lecture les rend utilisables sans efforts de compréhension. J&#8217;aime beaucoup le zoning du gabarit qui divise la page en deux : Le cœur de page ou l&#8217;utilisateur agit pour affiner ses choix, et la partie droite (ici la zone 6) qui affiche le détail de sa recherche. On retrouve ici les conventions ergonomiques des configurateurs que j&#8217;affectionne tant.</p>
<p>Notez la zone de critères de filtrage avancée (2), non visible en ouverture de la page. On y trouve les critères de filtrages secondaires, c&#8217;est à dire ceux qui ne sont généralement pas prioritaires dans les choix des utilisateurs. Il est donc logique de les faire passer au second plan. Notez aussi la possibilité de trier le stock par priorité (3), c&#8217;est une fonctionnalité classique mais extrêmement pratique. Dans ce contexte là, elle se justifie totalement.  Je relève aussi le systeme de comparaison (4) présent dans beaucoup de boutiques en ligne. Cette boutique ne segmente pas son stock en univers, s&#8217;en est presque déroutant pour du commerce en ligne. Ici le processus d&#8217;achat se fait via le filtrage de la liste, on ne se perd pas dans la découverte d&#8217;univers ou de catégorie de produits. De toutes façons il y a un seul type de produit, un stock énorme, et la recherche est un système bien moins adapté que le filtrage pour trouver son bonheur dans ce type de stock. Ici, vu l&#8217;ampleur du stock et la similarité des produits, l&#8217;acheteur doit s&#8217;attacher à des critères rationnels de filtrage ou de tri. Vous aurez d&#8217;ailleurs remarqué que le système de recherche simple (5) est ici relégué en bas de page. Son (in)utilité toute relative a été clairement conscientisée.</p>
<p>Au premier abords on pourrait se dire que le choix de hyper-rationalité est surprenant pour une boutique en ligne, d&#8217;autant plus que dans le secteur du diamant, on aurait pu imaginer un design proche des codes du luxe (prédominance de larges visuels, et mise en valeur de la marque et ses valeurs plutôt que du produit). Non, ici, c&#8217;est la nature du stock qui à dicté les choix de conception, et au final le site est totalement construit autour des besoins de ses utilisateurs.</p>
<h2>Retournons à nos moutons</h2>
<p>Voilà, vous vous en doutez surement je ne me penche pas sur ce sujet par hasard. Je travaille cette semaine sur une interface qui présente plusieurs bases de données (ce ne sont pas des catalogues produits ni une boutique en ligne), et je vais pouvoir retourner à ma mission en cours avec un peu plus de certitudes sur mes choix navigationnels. Si vous avez des remarques à formuler sur le sujet n&#8217;hésitez pas.</p>


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		<title>Que devient le management du Design?</title>
		<link>http://demontiers.com/2009/12/que-devient-le-management-du-design/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 16:41:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gestion des ressources créatives]]></category>
		<category><![CDATA[Méthodologie]]></category>
		<category><![CDATA[Top articles]]></category>
		<category><![CDATA[Bénéfices]]></category>
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		<description><![CDATA[Je reviens d’un bref passage à Paris. Sur place j’ai profité d’un peu de temps libre pour déjeuner avec deux amies : la première est Directrice de Création dans l’antenne parisienne d’un web agency implantée à l’échelle Européenne, la deuxième est Directrice Artistique dans une petite web agency (20 personnes) qui subit la morosité économique actuelle [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Je reviens d’un bref passage à Paris. Sur place j’ai profité d’un peu de temps libre pour déjeuner avec deux amies : la première est Directrice de Création dans l’antenne parisienne d’un web agency implantée à l’échelle Européenne, la deuxième est Directrice Artistique dans une petite web agency (20 personnes) qui subit la morosité économique actuelle de plein fouet. Accordez-moi de ne pas nommer les agences concernées.</p>
<p>Je ne suis plus moi-même salarié depuis 5 ans, mais j’observe la façon dont les créatifs en agence vivent les changements du secteur, du contexte économique, et les changements successifs des politiques de management.</p>
<p>La conversation a rapidement dérivé sur la place du design au sein de leurs agences. Toutes deux remarquent une déportation des budgets de leurs entreprises respectives dans les actions de prospection, au détriment des budgets alloués à la production, et au design en particulier. On investit dans les actions commerciales et la prospection pour ramener le plus de missions possibles, et on limite les dépenses et les embauches coté production. Résultat : les graphistes se retrouvent à subir des projets sans plus-value design dans des délais ingérables. Dans le pire des cas, l’agence les cantonne à de la production et les écarte de la conception.</p>
<p>Je travaille avec quelques agences, et effectivement c’est une situation vécue par beaucoup d’entre elles. C’est même le cas dans des agences « historiques » initialement fondées par des créatifs parce qu’elles sont maintenant gérées par des gestionnaires, voire des actionnaires.</p>
<p>On est bien loin du studio de création dont l’objectif premier est de créer de la valeur ajoutée par le design et l’innovation. On est bien loin également des préceptes du Design Management, ce courant managérial  impulsé dans les années 50/60 qui propose d’appréhender le produit ou le service dans sa globalité. Le design, dans son acception la plus large (innovation + usage + aspect) y est l’une des principales clés de réussite sur des marchés ultra-concurrentiels.</p>
<p>Non, il semble qu’aujourd’hui les employeurs de mes amies visent la rentabilité à très courts termes en appliquant des recettes managériales préétablies accompagnées de leurs classiques silos organisationnels (finance, marketing, ressources humaines, etc.). Ces méthodes de management sont déjà critiquées par certains lorsqu’elles sont appliquées dans d’autres secteurs, mais lorsqu’elles s’appliquent au secteur de la création, elles sont juste totalement inadaptées. Tout cela se fait au détriment du confort des ressources et de la qualité des productions. Ce type de management est rapidement confronté à ses limites. Il devient urgent pour ces entreprises d’adopter des schémas de management plus adaptés au secteur de la création.</p>
<p>Les studios de créa et les web agencys ne peuvent pas, encore moins que les autres, être gérés sans considération pour l’humain, la créativité et l’innovation. Sans investissement et sans considération pour ces domaines, le secteur meurt.</p>
<h2>La valeur stratégique du Design</h2>
<p><strong> </strong></p>
<p>De nombreuses recherches montrent que le Design crée un avantage compétitif pour les entreprises par son impact sur la commercialisation d’un produit/service et sur le management de l’innovation.</p>
<p>Vous imaginez bien que pour les web agencys, aborder les problématiques client par le Design et l’Ergonomie permet d’innover sur le fond du discours, sur sa forme et sa scénarisation, mais aussi d’innover dans les fonctionnalités proposées à l’utilisateur. Le Design participe aussi à un positionnement stratégique de différenciation et à la construction d’un avantage concurrentiel. Cette différenciation par le Design crée une valeur perçue par le client. Le Design participe aussi au guidage du comportement de l’utilisateur, et il assure une meilleure circulation de l’information par sa valeur communicative.</p>
<p>Si vous êtes PDG, DG, gérant, ou DC d’une agence, vous devriez sérieusement prendre du temps pour (ré-)évaluer la place du design dans votre entreprise. Allez, je vais vous faire gagner un peu de temps, commencez donc par vous poser les questions suivantes :</p>
<ul>
<li>Dans quelle mesure le design peut-il me conférer un avantage compétitif ?</li>
<li>Dans quelle mesure le design est-il une compétence-clef dans mon agence ?</li>
<li>Dans quelle mesure le design contribue aux bénéfices perçus par mes clients et leurs utilisateurs ?</li>
<li>Dans quelle mesure la valorisation du design au sein de mon entreprise changera l’état d’esprit de mes ressources ?</li>
<li>Dans quelle mesure la valorisation du design au sein de mon entreprise changera son rapport avec l’innovation ?</li>
<li>Dans quelle mesure le design peut-il développer ma prospection commerciale ?</li>
<li>Dans quelle mesure le design peut-il augmenter la part de marché de mon entreprise ?</li>
<li>Le design permet de vendre plus cher. Quelles incidences cela peut-il avoir sur mon modèle économique ?</li>
<li>Le design améliore la coordination entre fonction marketing et R&amp;D. Quelles incidences sur la productivité des ressources ?</li>
<li>Le design est un savoir-faire qui transforme les processus d’activités. Quels objectifs me permet-il d’atteindre en termes de productivité ?</li>
<li>Le design développe le souci du client dans la politique d’innovation. Quelles incidences cela peut-il avoir sur les relations de mon entreprise avec ses clients ?</li>
<li>Le design génère des transferts de technologie. Quels bénéfices pour la formation de mes ressources ?</li>
<li>Le design donne accès à une grande variété de marchés. Quels bénéfices commerciaux en tirer ?</li>
<li>Le design accélère le lancement d’un produit nouveau. Qu’est-ce que cela induit en termes de développement commercial pour mes clients ?</li>
<li>Le design améliore la coordination entre fonction production et marketing. Quelles incidences sur les transactions entre ces services ?</li>
<li>Le design développe le management par projet de l’innovation. Quel changement cela implique-t-il dans l’organigramme de mon entreprise ?</li>
<li>Le design créé de nouveaux marchés. Comment mon entreprise ou mes clients peuvent-ils en bénéficier ?</li>
<li>Le design améliore la circulation de l’information lors de l’innovation. Comment en tirer partie ?</li>
<li>Le design induit une hausse de marge ou une réduction des coûts. Comment mettre ce dispositif en place ?</li>
<li>Le design est difficile à imiter par les concurrents. Quelle incidence sur le positionnement de mon entreprise sur son marché ?</li>
</ul>
<p>….</p>
<p>Voilà. Ces quelques questions devraient vous éclairer sur le rapport qu’entretient votre entreprise avec le design. Considérez-les comme le point de départ d’une réflexion obligatoire.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2>Le webdesign, moteur de la web agency</h2>
<p>Les designers sont des créatifs, ils sont formés pour rompre avec ce qui existe, sortir des conventions, casser les codes existants pour imaginer quelque chose de nouveau. Ce sont des artisans de l’innovation et du progrès.</p>
<p>J’aime aussi l’idée de considérer les designers comme « des experts de l’humain », d’autres diraient qu’ils ont une compréhension fine de l’expérience utilisateur. Ce sont des ressources capables de comprendre les besoins de manière prospective.</p>
<p>Avec cette double casquette de créatifs et de spécialiste de l’expérience utilisateur, ils sont capables de créer de l’innovation en totale adéquation avec les besoins des utilisateurs finaux. En conception web, c’est primordial, je dirai même que c’est ce qui conditionne le niveau de qualité d’une application.</p>
<p>Au-delà de la production, il faut replacer la création au centre de l’activité de votre agence. Le design management est la démarche qui place le design au centre du fonctionnement de l&#8217;entreprise : C’est seulement grâce à ce dispositif que les processus (marketing, R&amp;D, fabrication, qualité, communication, distribution, etc.) se mettront au service de la production web.</p>
<p>Il ne s&#8217;agit plus de considérer le design comme un sous-ensemble de la démarche marketing (notamment sous son seul aspect &laquo;&nbsp;esthétique&nbsp;&raquo;) mais de l&#8217;appréhender comme une stratégie fondamentale qui va guider et structurer l&#8217;ensemble des processus de l&#8217;entreprise.</p>
<p>Un designer senior doit agir à un niveau de l’entreprise où sont prises des décisions de grande portée. Le travail d’un designer de pointe est une partie intégrante d’une politique d’entreprise essentielle et orientée sur le long terme. Ce designer a une influence constructive si on lui laisse une grande marge de manœuvre.</p>
<p>Je n’ai pas de statistiques concrètes à vous proposer, mais je suis certains que les plus belles réussites commerciales, parmi les web agencys françaises depuis 3 ans, concernent des agences qui ont totalement intégré l’innovation et valorisé le travail des créatifs. Evidemment, c’est aussi une question de budget et de volonté de l’annonceur, mais dans l’ensemble, si les web agencys ne présentent pas elles-mêmes le design comme un facteur de conception primordial à leurs clients, qui va le faire ?</p>
<p>Personnellement, je travaille avec des web agencys, qui fondent aujourd’hui leur image de marque sur 2 ou 3 projets, justement parce qu’ils sont vraiment innovants et très bien conçus sur le plan du design et de l’ergonomie. En termes de prospection et d’image de marque, la réalisation d’un site remarquable vaut toutes les actions commerciales du monde.</p>
<p>Oui, implanter le design management suppose une volonté forte des actionnaires et des dirigeants, mais en contrepartie les résultats sont spectaculaires et durables.</p>
<h2>Si vous adhérez à l’idée…</h2>
<p>J’aime les créatifs, j’aime les designers, et j’ai beaucoup d’estime pour les agences qui se valorisent à travers le travail de ces gens. Invariablement, ces agences font « du bon web ».</p>
<p>Mon blog commence à avoir une bonne visibilité chez les professionnels de la conception web. Si parmi vous il y a des responsables d’agences qui ont totalement intégrés et qui appliquent les préceptes du Design Management, je me ferai un plaisir de leur laisser une tribune ici pour  développer leur vision managériale. Ca pourrait se faire dans le cadre d’une interview d’un responsable de l’agence sur le sujet par exemple. Il y a des volontaires ?</p>
<p>Et pour les autres… quelle est la place des designers au sein de votre agence ?</p>


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		<title>Validation du graphisme : mieux gérer les refus du client</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 15:52:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent DEMONTIERS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gestion des ressources créatives]]></category>
		<category><![CDATA[Relations clients]]></category>
		<category><![CDATA[Web design]]></category>
		<category><![CDATA[Émotions]]></category>
		<category><![CDATA[Évaluation]]></category>
		<category><![CDATA[Méthodologie]]></category>
		<category><![CDATA[Processus]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Validation]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsqu’un designer livre ou présente ses premières propositions graphiques, celles-ci sont rarement  acceptées sans commentaires et sans questionnements. Ces itérations sont plutôt saines, elles permettent de faire adopter les visuels proposés, de les corriger ou d’orienter la conception des futures compositions si nécessaire. On est bien là dans un processus itératif constructif.
Mais parfois le client [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu’un designer livre ou présente ses premières propositions graphiques, celles-ci sont rarement  acceptées sans commentaires et sans questionnements. Ces itérations sont plutôt saines, elles permettent de faire adopter les visuels proposés, de les corriger ou d’orienter la conception des futures compositions si nécessaire. On est bien là dans un processus itératif constructif.</p>
<p>Mais parfois le client refuse de valider les propositions graphiques en invoquant des raisons jugées irrecevables ou incompréhensibles par le prestataire. Cette situation est bien souvent subie, mal vécue, et peut potentiellement devenir dangereuse pour le projet : comment un prestataire peut-il envisager d’avancer dans la conception s’il ne comprend pas les requêtes ou la position du client ?  Comment un designer peut-il envisager la conception de nouvelles propositions graphiques sans savoir ce qui ne convenait pas dans les premières propositions ?</p>
<p>Cette situation révèle juste une communication dégradée, des non-dits entre le client et le prestataire. Une phase de validation du design mal maitrisée peut faire totalement déraper un budget ou faire exploser les délais d’une mission. On imagine aussi l’impact de ce genre de dérapages sur les hommes. Lorsque cela se présente, il faut d’urgence rattraper le coup : Retrouver une relation-client plus riche afin de mieux <strong>comprendre</strong>, <strong>analyser</strong>, voire <strong>traduire</strong> les raisons invoquées par le client pour justifier son refus. Cette démarche est un premier pas pour avancer dans le bon sens, et c’est notre sujet du jour.</p>
<h2>Mais pourquoi ne veulent-ils pas de ma compo ?</h2>
<p>Vous vous en êtes surement rendu compte, les raisons invoquées par les clients pour justifier l’invalidation des propositions graphiques sont invariablement les mêmes. Je vous propose de commencer par les lister (les raisons). Avec cette liste vous disposerez déjà d’un  premier support pour décrypter les réelles motivations de vos clients. Je vais aussi tenter pour chacune d’entre elles d’émettre des recommandations (sans prétention hein, ça reste un article de blog) sur la meilleure façon de gérer ces refus.</p>
<p>La prochaine fois que vos compositions graphiques vous reviendront dans les dents, ce petit article vous aidera peut-être à <strong>rationnaliser la situation</strong> pour réagir de façon <strong>adaptée</strong>. C’est l’objectif visé.</p>
<p>Voici la liste …</p>
<h3>1. Les raisons subjectives</h3>
<p>C’est la plus fréquente des configurations et certainement la plus éprouvante pour les créatifs juniors : les compositions livrées sont conformes aux recommandations du cahier des charges, mais le client bloque sur des considérations subjectives.</p>
<p>Soyons clairs, ce qui va vous permettre de sortir de cette situation, c’est la qualité de votre communication avec le client, votre aisance à expliquer l’aspect nuisible de la subjectivité sur le projet, et votre force de persuasion. Il vous faudra aussi compter sur l’ouverture du client et sa capacité à remettre en cause ses certitudes pour le bien du projet.</p>
<p>Dans cette situation, tentez de faire comprendre au client que son avis ne regarde que lui, et pas forcement ses utilisateurs. N’insistez pas trop : Tous ceux qui ont déjà tenté de faire valider une interface bleue à quelqu’un qui « n’aime pas le bleu » savent que c’est en général perdu d’avance. Oui, étonnement les personnes qui expriment le plus leur subjectivité dans l’évaluation d’un visuel sont aussi celles qui restent les plus ancrées sur leurs positions. Tout cela est certainement régit par une loi universelle immuable.</p>
<p>Si vous n’êtes vraiment pas à l’aise dans ce genre de situation, sachez qu’il existe de nombreux outils et techniques de communication, de négociation, de gestion de clientèle ou « d’affirmation de soi » conçus justement pour mieux gérer les transactions de ce type. Je ne développe pas plus, ça n’est pas le propos du jour. Dans un premier temps je vous suggère de concentrer votre énergie dans la négociation d’un budget supplémentaire pour réaliser d’autres propositions graphiques.</p>
<h3>2. Le contenu de la compo est erroné</h3>
<p>Les propositions graphiques livrées ne reprennent pas le contenu spécifié dans les wireframes ou le cahier des charges. Il y manque des éléments, ou les éléments présents ne sont pas conformes à ce qui était convenu en amont. A priori, l’erreur incombe au graphiste. Dans ce cas, il est tout à fait logique que la composition graphique ne soit pas validée et le prestataire doit assumer son erreur en corrigeant son travail. Ici je conseille au graphiste de tout faire pour conserver la confiance du client.</p>
<h3>3. La vision graphique du projet n’a pas été transmise au client</h3>
<p>Parfois le directeur artistique ou le designer n’a pas su, ou n’a pas eu l’occasion d’expliquer sa démarche de conception et sa vision graphique du projet au client avant la livraison des compositions.</p>
<p>Si la démarche est expliquée à postériori, et si elle est pertinente, les compositions seront validées en l’état. On ne soulignera jamais assez l’importance d’accompagner la livraison des compositions graphiques par une explication de la démarche de création.</p>
<h3>4. Les contraintes techniques du projet n’ont pas été prises en compte</h3>
<p>Ici le designer a produit une composition graphique sans tenir compte des contraintes techniques inhérentes aux technologies employées ou au média auquel elles sont destinées (Ex : Il a livré des compositions CMJN pour du web, ou il a produit des compositions graphiques qui demanderont aux intégrateurs des contorsions telles que la qualité finale des gabarits en pâtira).</p>
<p>La plupart du temps, cette situation est symptomatique de deux erreurs corollaires : on a fait une erreur de casting en choisissant un designer qui n’était pas coutumier des technologies en cours, ou on a fait suivre au designer un Cahier des Charges trop exhaustif. Rayer la mention inutile.</p>
<p>Il ne s’agit pas ici de trouver un responsable, mais d’envisager des pistes pour orienter le design des futures propositions graphiques. On peut par exemple :</p>
<ul>
<li>Mettre un designer plus spécialisé dans la technologie ou l’environnement technique.</li>
<li>Briefer le designer sur les contraintes techniques en rédigeant la liste des contraintes à respecter.</li>
<li>Former le designer au contexte technique.</li>
<li>L’encadrer d’un senior ou le rapprocher d’un technicien (intégrateur ou développeur).</li>
</ul>
<h3>5. Les compositions ne traduisent pas la stratégie de communication ou le positionnement client</h3>
<p>Votre client est une banque corporate, et vous lui livrez une interface lookée comme le site de <em>La Vache qui rit</em>. Vous manquez de discernement. Lorsque les thèmes visuels abordés dans les compositions ne sont pas en accord avec le positionnement souhaité par le client, la sanction est en général immédiate. Ici, on peut imaginer aussi que le graphiste n’a pas suivi, ou a mal interprété les règles visuelles dictées dans la charte graphique du client, et qu’il n’en a pas respecté les codes. Évidemment, ce motif de refus n’est invocable que lorsque le client a une stratégie de communication claire, et qu’il l’a fait suivre en amont.</p>
<p>Ce genre de considérations demande pas mal d’itérations, car la traduction en données visuelles de la stratégie de communication du client donne forcement lieu à des interprétations graphiques. Lorsque cela se présente, faites attention de ne pas laisser glisser les itérations vers des considérations subjectives. (Voir point 1).</p>
<h3>6. L’invalidation comme outil de négociation</h3>
<p>J’ai déjà vu des clients dénigrer sciemment le travail de graphistes pour les déstabiliser lors de négociations budgétaires. Ici, même si les propositions graphiques sont conformes à la commande, dévaloriser et ne pas valider  le travail du prestataire le placera dans une position psychologique fragilisée.</p>
<p>Plus l’invalidation des compositions semble injustifiée et irrationnelle, plus le graphiste sera inconsciemment contraint de réagir avec ses émotions. Le discernement d’une personne submergée par les émotions est inhibé, et la charge émotionnelle qui l’assaille ne s’apaisera que si elle cède. C’est une méthode de négociation à l’éthique discutable, mais encore très utilisée par certains, en particulier lorsqu’ils sentent l’inexpérience du prestataire en matière de négociation.</p>
<p>Dans le cadre d’une négociation, un prestataire aguerri décèlera toujours les leviers émotionnels utilisés par l’autre partie. Il faut aussi toujours réagir de façon rationnelle et adulte face à l’utilisation de ces leviers.</p>
<h3>7. Invalidation en raison de conflit personnel</h3>
<p>J’ai vu aussi des conflits de personnes entre le client et le prestataire, ces situations où la ressource responsable de la validation des visuels mettait un point d’honneur à ne pas valider les compositions du prestataire avec qui il avait un conflit personnel.</p>
<p>Là honnêtement, à part inviter les personnes concernées à plus de professionnalisme, sortir l’artillerie lourde des techniques de gestion de crise, ou les écarter du projet si ça ne s’arrange pas,  on ne peut pas faire grand-chose.</p>
<h3>8. Il y a des luttes de pouvoir en interne chez le client</h3>
<p>La phase de validation du design est un catalyseur d’émotions, voilà une belle occasion à saisir  pour les ressources-client qui souhaitent faire ressortir les luttes intestines entre leurs services. Vous n’avez jamais travaillé avec le public ?</p>
<p>Je repense à ce merveilleux projet où la DSI d’une municipalité mettait un point d’honneur à ne pas valider le contenu souhaité par le service communication, et où le service communication aurait préféré brûler la ville plutôt que de valider des compositions commanditées par la DSI. Ceux qui au final subissent les dommages collatéraux dans ce genre de situation, ce sont les prestataires externes. Ici vos compos ne seront peut être jamais validées, mais je vous rassure, vous n’y êtes pour rien.</p>
<h3>9. Les besoins du client ont changés</h3>
<p>Bon, là, les compositions ne seront logiquement pas validées. Les besoins du client ont évolué alors que simultanément, la conception des compositions graphiques était entamée et n’a pas été stoppée. Le client expose ses  nouveaux besoins, ils rendent obsolètes les compositions en cours de validation. Dans ce cas la responsabilité du designer n’est pas engagée.</p>
<p>J’invite les créatifs à bien déceler cette situation, car certains clients préfèrent invoquer ici d’éventuelles fautes commises par le designer pour faire retoucher gratuitement les livrables en tentant d’y intégrer les modifications dont ils ont besoin. Bienvenue dans le royaume de la mauvaise foi. On est là dans une négociation fonctionnelle et budgétaire qui ne regarde pas forcement les graphistes. Ce genre de situation relève de la gestion de projet, pas du design.</p>
<h2>Déculpabilisons les créatifs !</h2>
<p>Le processus créatif sollicite les émotions, c’est un engagement éprouvant, on teste de multiples solutions visuelles, on calibre au pixel prêt, on passe des heures, voire des jours sur une composition graphique. L’investissement n’est plus personnel, il est viscéral.</p>
<p>Le drame des designers, c’est que leur travail est évalué en 1 seconde par la subjectivité du client. Je force un peu la caricature, mais l’idée est là.</p>
<p>Aussi, parce que l’investissement émotionnel est omniprésent chez les créatifs, et bien que ce soit inapproprié, il est difficile pour eux de faire la part des choses entre une critique conditionnelle ou inconditionnelle (adressée à leur travail ou à leur personne).</p>
<p>Alors s’il faut les déculpabiliser un peu, j’invite les designers à relire cet article de temps en temps. Si vous êtes vous même designer, soyez assuré que votre responsabilité n’est que rarement engagée quand l’une de vos compositions n’est pas validée… si si, relisez la liste ci-dessus pour vous en convaincre !</p>
<p>Et vous, comment réagissez-vous face au rejet de vos compositions graphiques ?</p>


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